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La stratégie du Stand-By
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 11 - 2003

Bien malin celui qui saura décrypter les objectifs économiques de l'équipe gouvernementale en place . Évoluant au jour le jour, sans courage ni initiatives dignes d'intérêt, elle se fait toujours très discrète.
Si ailleurs, 100 jours sont suffisants pour juger de la compétence d'un gouvernement fraîchement investi sur l'économie, il faut reconnaître que chez nous, même 365 jours ne sont pas suffisants. Bien malin celui qui saura décrypter des objectifs clairs et précis de l'équipe gouvernementale aux commandes. Sans chercher à minimiser l'effort consenti, sous le poids d'une conjoncture économique particulièrement difficile, des manquements sont à relever. L'engagement pour stimuler la croissance est encore timide. «Nous continuons à naviguer à vue. Au moment où il fallait engager une relance économique dynamique, le stand-by prédomine», confie un analyste. Tout en reconnaissant l'aspect volontariste du travail entamé et le sérieux qui l'accompagne, le manque de visibilité, assorti d'objectifs réalisables sont à relever. Pis, «les sorties gouvernementales évoluent à l'ombre des chantiers ouverts suite aux initiatives Royales», explique avec amertume un opérateur économique pour qui les orientations libérales affichées se doivent d'être accompagnées d'une pensée économique plus structurée. Libérer l'action d'entreprendre de ses contraintes, la politique de rente en tête, en est le premier passage. Une pensée gouvernementale assortie d'orientations nettes est ainsi sollicitée. La forte dépendance de l'agriculture n'a pas encore trouvé son remède. Une politique volontariste, plus attractive des investissements étrangers n'est toujours pas en place. Les privatisations réussies qui, d'ailleurs, relèvent plus du passé, ne sont que des opérations exceptionnelles. Aussi, les dossiers d'investissements annoncés en grandes pompes, restent assez souvent au stade de l'effet d'annonce.
L'autre volet à éclaircir, la question de la philosophie fiscale. Quelle instrumentation de ce levier par l'équipe Jettou ? La relance de la consommation est-elle une volonté réelle du Gouvernement?
Les observateurs s'attendent, plutôt, à une véritable « acrobatie » budgétaire. Driss Jettou risque de manquer de moyens pour la réalisation de ses ambitions. Les recettes fiscales, essentiellement en provenance des droits de douane, sont en baisse. « Du point de vue financier, maintenir les équilibres financiers est de nature à plaire aux bailleurs de fonds, mais de point de vue économique, la dynamique de relance affichée risque d'en pâtir» laisse entendre un analyste financier. La couleur fut donnée suite à la baisse des deux tiers de la Taxe Intérieure de Consommation, (la légendaire TIC). Au moment où les industriels, cimentiers en tête, pensaient en tirer pleinement profits en la répercutant sur le prix de vente du ciment, la réduction des 2/3 tiers de cette taxe a fini par atterrir sur le compte du Fonds de Solidarité Nationale.
En plus, avec le consentement des cimentiers, la taxe spéciale sur le ciment, devant servir à financer la lutte contre l'habitat insalubre est passée de 50 à 100 DH par tonne. Ainsi, des recettes supplémentaires, de plus d'un milliard de DH, sont secrétées.
Par ailleurs, toutes les promesses des dernières années ne sont pas tenues. En tête, la très attendue baisse de l'IGR de 44 à 41,5 % sera reportée au…31 décembre 2004, donc tout simplement, pas pour cette année 2003 ! « Au lieu d'une progression, c'est la régression qui prime surtout pour les petits salaires», estimait le professeur Najib Akesbi.
En plus, l'atténuation du poids de la masse salariale n'aura pas lieu. Les dépenses du personnel sont en hausse. En face, le budget d'investissement connaît une réduction de 2,5 %, alors qu'au contraire, les dépenses de fonctionnement augmenteront de 3,51 % par rapport à l'exercice en cours. Elles s'établissent à 80,99 milliards de DH en 2004 contre 78,25 milliards pour 2003. Le montant affecté à la masse salariale dans le prochain budget s'élève à 53,57 milliards de DH contre 52,35 milliards pour l'exercice en cours, soit une hausse de 2,34 %. L'impact financier de la promotion exceptionnelle des fonctionnaires et les augmentations décidées en faveur du personnel de la sécurité et de l'Education nationale y sont pour une grande part.
«Pour l'année prochaine, le gouvernement a décidé de limiter la création d'emplois à 7.000 postes budgétaires réservés aux secteurs sociaux et de sécurité alors que l'embauche du personnel au titre des échelles de 1 à 4 et agents temporaires sera interdite», avait mentionné l'Argentier du Royaume, Fathallah Oualalou lors de la présentation du Projet de Loi de Finances au Parlement.
Au lieu du redéploiement et au «dégraissage» du Mammouth administratif, à travers ces choix populistes, des réflexes passés sont ainsi déterrés.


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