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Al Hoceïma : Ce qui s'est passé
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 05 - 2005

L'intervention musclée des forces de l'ordre lors de la marche du jeudi 19 mai dernier de Tamassint n'en finit pas de livrer son lot de révélations. La dernière n'est autre que les interprétations pour le moins exagérées d'une réaction qui l'est autant.
Les interprétations, quant à la nature et les raisons de l'intervention musclée des forces de l'ordre pour couper court à la marche de certains habitants de Tamasint vers Rabat, le 19 mai dernier, se suivent mais elles sont loin de se ressembler. Tout a commencé quand, comme chaque jeudi, les habitants du village de Tamassint, situé à quelque 35 km de la ville d'Al-Hoceima, manifestaient pour sensibiliser les autorités à l'insuffisance, voire l'absence, des aides qui sont censées venir en soutien aux sinistrés du terrible tremblement de terre qui avait frappé la région le 24 février 2003 (570 morts et plusieurs centaines de blessés). Une catastrophe dont les victimes continuent à nos jours d'en subir les conséquences. D'une manifestation devenue partie du décor, celle-ci s'est transformée en marche. C'est ainsi qu'une centaine de personnes ont marqué leur départ. Quelques kilomètres après, des forces de l'ordre, constituées d'agents de la Gendarmerie royale leur ont bloqué le passage. Les agents de la Gendarmerie ont clairement signifié aux marcheurs de rebrousser chemin. Ces derniers ne voulaient rien entendre. Marche il y aura. Et c'est à ce moment-là que la riposte des forces de l'ordre a eu lieu. Une riposte que d'aucuns ont jugée disproportionnée et dont les ingrédients ont été un mélange de bastonnades et de tirs en l'air, sans parler des bombes lacrymogènes qui ont été utilisées à outrance. Résultats des courses, plusieurs blessés et une dizaine de manifestants, dont des militants de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard.
Si certains se sont hâtés à voir en cette intervention une volonté des autorités de faire taire une bonne fois pour toutes les voix appelant à obtenir ce que les habitants considèrent comme étant un droit, d'autres évoquent une décision de la wilaya de Taza-Al-Hoceïma-Taounate voulant contenir ce mouvement de protestation. La vérité, elle, semble être ailleurs. Elle tiendrait, nous confie une source proche du dossier et qui a requis l'anonymat, au sentiment d'irritation qui règne au sein des forces de l'ordre qui en auraient eu assez de devoir faire le guet devant des manifestants qui ne veulent pas lâcher prise.
Tamassint fait partie de la seule commune, sur un total de 12, à ne pas avoir bénéficié d'aides suite au tremblement de terre. Pour les habitants, cette insuffisance revêt deux principaux aspects : d'abord l'insuffisance des aides distribuées dans le village et, ensuite, le fait que plusieurs familles n'aient pas été recensées après le tremblement de terre et n'avaient donc bénéficié d'aucun soutien. On parle dans ce sens de plus de 60 personnes sinistrées qui auraient été exclues. Protestant contre cet état de fait, les habitants, ligués derrière une association locale du nom du Comité pour le suivi des impacts du tremblement de terre d'Al Hoceïma, ont multiplié les mouvements pour obtenir réparation. Ils demandaient également à ce que le président de ladite association, ainsi que quelques-uns de ses membres, arrêtés bien avant la dernière manifestation en date, soient relâchés. Une réaction somme toute normale, au Maroc comme ailleurs, mais dont l'interprétation et les réactions qui s'en sont suivies n'ont pas échappé à un schéma devenu une véritable règle dans cette partie du Nord, celui de l'exagération, doublé d'une dimension politique qui fait de n'importe quelle manifestation une revendication politique. Une revendication de celles par lesquelles la région, souvent à tort ou par mauvaise foi, est considérée comme une zone à part.


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