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Immobilier : Fès : la "bombe Douar Laâskar" désamorcée
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 03 - 2006

L'opération de recasement des bidonvillois de douar Laâskar et Aïn Smen à Fès commence ce lundi 13 mars. En outre, cinq conventions de partenariat public-privé pour la réalisation de 4000 logements seront signées à l'occasion.
Les habitants de deux des plus grands bidonvilles du Maroc, douar Laâskar et Aïn Smen, vont être recasés. C'est aujourd'hui, lundi 13 mars, qu'il sera procédé à la capitale spirituelle du Royaume au début des opérations de destruction des baraques de ces deux douars. Le premier bidonville compte 2750 baraques alors que le second en compte quelque 2044. Pour Aïn Smen, les habitants ont longtemps causé des soucis aux autorités par leur refus catégorique de prendre part aux frais de leur recasement qui se situaient entre 12.000 et 17.000 DH le lot de 65 m2. Mais le problème vient d'être réglé, «grâce notamment à l'implication des autorités locales», estime Hamid Belhaj, directeur régional de la Holding d'aménagement Al Omrane. Ainsi, et suite à une opération d'accompagnement social soutenue, un tirage au sort pour l'attribution de lots a été organisé. Les populations qui en bénéficieront seront soutenues par l'expertise d'un groupement d'une trentaine d'architectes. Ce lundi, le début de l'opération de démolition de certaines baraques sera donné par le ministre chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme, Taoufik Hejira. Pour douar Laâskar, l'autre poche de résidence à l'éradication de l'habitat insalubre dans la capitale spirituelle, c'est une opération de relogement qui a été longtemps bloquée par les bidonvilles. Taoufik Hejira remettra ainsi les clés de 649 nouveaux logements qui vont être distribués à une partie de la population de ce bidonville. Pour ce cas aussi, comme pour le premier, l'argument avancé par la population est l'extrême pauvreté. Argument non recevable pour les autorités gouvernementales et régionales en charge du dossier (voir encadré).
Cette journée de lundi sera également marquée par la signature de cinq conventions entrant dans le cadre du renforcement du partenariat public-privé en matière de création d'offres de logement.
Cinq promoteurs immobiliers privés bénéficieront ainsi de foncier public assaini et valorisé. Il s'agit des groupes Addoha, Amlak, Khadri Immobilier, Azzahra Al Jadida et Saïs Développement. L'investissement global de ces conventions qui portent sur la création de 4000 logements à faible VIT est de l'ordre de 660 millions DH. C'est une opération de partenariat qui fera évoluer considérablement l'offre de logement de la ville de Fès et qui ne manquera pas de créer de nombreuses opportunités d'emploi et d'affaires très bénéfiques à l'économie locale. Le troisième volet de ce lundi sous le signe de l'habitat à Fès est la remise des clés de 22 logements à des bénéficiaires du programme national de lutte contre le menaçant ruine. Ce qui porterait le nombre total des bénéficiaires à 330 depuis le lancement de ce programme national par SM le Roi Mohammed VI en décembre 2004.
Extrême pauvreté : un argument irrecevable ?
L'argument mis en exergue par la population bidonvilloise refusant catégoriquement de changer de logement demeure l'extrême pauvreté. Par conséquent, ces ménages ne veulent participer aucunement aux frais de leur relogement ou recasement.
Un argument jugé irréfutable par le départemen chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme. «Ces familles veulent avoir accès à un habitat décent
gratuitement, ce qui est en
parfaite contradiction avec
les termes de la convention signée préalablement», estime un responsable de ce département dont les services, signalons-le, disposent d'une cartographie claire et parlante des différents bidonvilles du Maroc. Et d'ajouter que «les différentes études menées à l'occasion de chaque programme de relogement ou de recasement démontrent que la majorité des ménages bidonvillois peuvent se permettre de vivre ailleurs, si les conditions leur sont favorables. Ce ne sont que 10 à 15 % des habitants des bidonvilles au Maroc qui sont trop pauvres et donc incapables de prendre en charge une partie du relogement». « La population ne paie que le tiers du coût global du logement ou du lot.
Dans la plupart des cas, elle n'est appelée à payer que 15 à 20 % de ce coût ce qui, dans le cas des lots fassis,
ne dépasse guère 12.000 dirhams», ajoute la même source.
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Fès et ses bidonvilles
En 2005, Fès comptait 48 entités bidonvilloises accueillant 7.420 ménages sur une superficie globale de 63 hectares. En plus des deux anciens quartiers bidonvillois (douar Laâskar et Aïn Smen), la ville spirituelle regorge de foyers d'habitat insalubre disséminés dans ses quatre coins.
Il s'agit précisément de Griou à Hay Soukaïna, Sid El Hadi à Zouagha, Hafrat Ben Slimane près de Jnanates, Bleds Tahryine et Benslimane. Il est à signaler que la ville de Fès dispose déjà d'une convention “Ville sans bidonvilles”. Son programme de lutte contre l'habitat insalubre prévoit la résorption
totale de ces foyers d'habitat insalubre à l'horizon 2007.


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