Aziz Akhannouch préside une réunion de travail sur la relance du secteur et la reprise de la saison touristique    Espagne : Le Sénat rejette une proposition de Vox réclamant des sanctions contre le Maroc et l'Algérie    «Fournir au Maroc du GNL regazéifié en Espagne ne nuira pas à nos relations avec l'Algérie»    Maroc : Aziz Akhannouch préside une réunion consacrée à la relance du secteur touristique    Industrie. Le Maroc, un des pays les plus compétitifs au monde (Mezzour)    Pape François: "Le leadership spirituel et les Prières du Roi Mohammed VI nous sont précieux"    Coupe de la CAF (finale): RSB/Orlando Pirates, pour consacrer la suprématie des clubs marocains sur la scène africaine    Météo Maroc: temps chaud avec chergui local ce vendredi 20 mai    Légalisation électronique: un projet de décret adopté    «Jaw Jab» de la troupe du théâtre national de Mohamed Eljam présentée en Italie    Ibenge « fier » de jouer la finale de la Coupe de la CAF avec Berkane    Coupe du monde 2022 / Arbitrage : Jayed et Zourak ''qualifiés'' au Mondial !    L'établissement de relations « stables et de confiance » avec le Maroc est « primordial » (ministre espagnol)    Jeu d'échecs : Casablanca abrite bientôt la « Chess Week »    Elespanol.com révèle comment le Citizen Lab a utilisé de «faux positifs» pour provoquer le scandale «Catalangate»    Blé: le stock national du Maroc couvre quatre mois    Covid-19 au Maroc: 124 nouveaux cas, aucun décès    Variole du singe: les Marocains doivent-ils s'inquiéter ?    Maroc: tout ce qu'il faut savoir sur le congé de paternité    Erdogan déterminé à contrer l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN    Liban: La BM et l'ONU accordent 10 millions de dollars pour le port de Beyrouth    Accès à l'information sur la migration: Bouayach met en avant à New York le rôle des institutions nationales des droits de l'homme    Gabon: Aubameyang annonce sa retraite internationale    MAS : Le bel hommage des Massaouis à leur joueur Djedje Franck Guiza !    Adhésion à l'UE: L'Ukraine dénonce un traitement dégradant de certains pays européens    Les opportunités d'affaires au Maroc dévoilées aux opérateurs sud-coréens    Palestine-Canada / ACIA : les vins fabriqués en Cisjordanie ne sont pas d'Israël    Achraf Hakimi se confie sur son amitié avec Mbappé (VIDEO)    Fusillade de Buffalo: Le parquet ouvre une enquête sur le rôle des réseaux sociaux    Cours des devises du jeudi 19 mai 2022    Direction de la prison locale Tiflet 2: « Le détenu (M.L.H) n'a déclaré aucune grève de la faim »    Le Maroc et la Belgique veulent renforcer leur coopération dans le domaine de l'emploi    [ Interview ] Tout sur le grand retour de Jazzablanca (vidéo)    Musique Andalouse. Un concert aux couleurs de l'Espagne et du Maroc    Inclusion économique des jeunes : L'INDH montre la voie à Boulemane    Pass vaccinal ou test PCR pour accéder au territoire    Interpellation du suspect impliqué dans le vol d'une agence bancaire à Casablanca    Douanes : Des recettes records de 111,2 milliards DH en 2021    Football : le Marocain Aymen Barkok remporte l'Europa League    Video : un lapsus de l'ex-président américain George W.Bush fait le tour de la toile    Jazzablanca 2022 : Le programme dévoilé    Rabat : Hommage à l'écrivain jordanien Mustafa Alqorna, pour son roman "Chaos dans le jardin du diable"    «Ateliers de l'Atlas» 2022 : Un appel à projets lancé    Michel Fugain en «Causerie musicale» à Casablanca    Exploration gazière: Chariot lève 25,5 millions de dollars pour son projet Anchois    Mise en place d'une plate-forme numérique destinée pour les étudiants de retour d'Ukraine    La Russie expulse 85 diplomates de France, d'Espagne et d'Italie    La 15ème édition de Jazzablanca Festival du 1er au 3 juillet    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Qui veut la peau de Achour ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 03 - 2006

Le sort d'Abderrahmane Achour, que la presse algérienne présente comme un "mini-Khalifa", sera connu prochainement. L'homme d'affaires algérien clame son innocence dans le scandale de la BNA. Son dossier est entre les mains de la justice marocaine.
Pourquoi la presse algérienne s'échine -t-elle à présenter, coûte que coûte, l'homme d'affaires Abderrahmane Achour, comme étant un "mini-Khalifa" ? Pourquoi les autorités algériennes multiplient les déclarations sur l'extradition "prochainement" de ce Casablancais par adoption ? Pourquoi lui, tout simplement, quand on sait que le scandale de la BNA (Banque nationale d'Algérie, organisme bancaire étatique) implique près d'une trentaine de personnes ? Autant de questions qui s'ajoutent à un mystère nommé Abderrahmane Achour dont le sort sera tranché, le 4 avril 2006, par la Cour suprême marocaine qui doit statuer définitivement sur une demande d'extradition formulée par les autorités judiciaires algériennes. L'ex-banquier algérien et deux autres ressortissants algériens connus seulement par leurs initiales (H.M. et A.R.) qui se trouvent au Maroc sont poursuivis en Algérie dans le cadre du scandale de la BNA qui aurait coûté au Trésor algérien des montants allant de 20 à 32 milliards de dinars (360 millions d'euros).
Abderrahmane Achour est présenté comme l'un des principaux responsables de détournements ayant eu lieu entre 2002 et 2005 et portant, pour ce qui le concerne, sur plusieurs centaines de millions de dinars. Son avocat réfute, de manière ferme et catégorique, cette accusation. Pour Me Moulay Hicham Maliki, joint par ALM, la poursuite engagée contre son client est "infondée". "L'homme est connu au Maroc où il s'est installé depuis longtemps et où il a investi dans plusieurs projets", affirme Me Maliki qui ajoute que, contrairement à ce qui est dit à propos de son client, ce dernier avait l'habitude de se déplacer librement entre le Maroc et l'Algérie. L'avocat d'Abderrahmane Achour se dit confiant quant à la décision de la Cour suprême, surtout après avoir pris connaissance du contenu de nouveaux documents.
Abderrahmane Achour, amoureux de Casablanca et marié à une ressortissante marocaine, a investi dans plusieurs projets de travaux publics et de papeterie. Depuis plusieurs années, il a choisi le quartier "Moulay Youssef" pour lieu de résidence.Toute l'affaire avait commencé en octobre 2006 quand les autorités judiciaires algériennes s'étaient saisies du dossier de la BNA après la découverte d'une série de détournements ayant eu lieu entre 2002 et 2005. Au total, ce sont près d'une trentaine de personnes qui sont poursuivies dans le cadre de ce dossier. Près d'une dizaine d'entre elles ont fait l'objet de mandats d'arrêt internationaux au Maroc et en Grande-Bretagne. Celui concernant Abderrahmane Achour et ses deux autres concitoyens a été lancé en décembre 2005, via Interpol à la demande des autorités d'Alger. Quelques semaines plus tard, le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaïz, annonçait l'extradition "prochainement" des trois ressortissants algériens.
Abderrahmane Achour coulait des jours tranquilles à son domicile casablancais quand, le 4 janvier 2006, il a reçu la visite d'éléments de la police judiciaire. Après détention provisoire et interrogatoire, son dossier atterrit devant l'une des chambres de la Cour suprême, à Rabat. Cette dernière, en févier dernier, a décidé le report de toute l'affaire au 4 avril 2006 après avoir reçu de la justice algérienne de nouveaux documents et éléments pour l'aider à résoudre cette affaire. Le dossier d'Abderrahmane Achour et ses deux concitoyens est suivi minutieusement par le ministère algérien des Affaires étrangères. Les détournements en question dans cette affaire auraient été facilités par les responsables des succursales de la BNA à Koléa, Cherchell et Bouzaréah. Selon la presse algérienne, des hommes d'affaires ayant créé des sociétés fictives ont bénéficié d'importants prêts de l'ordre de plusieurs milliards de dinars sans fournir de garanties pour le remboursement. Les montants ainsi détournés auraient été acheminés vers plusieurs pays à l'étranger. Lesdits responsables de la BNA prélevaient un pourcentage sur les prêts consentis. Pour les Algériens, il s'agit du scandale financier, par excellence, de 2005-2006. Pour des observateurs de l'économie de ce pays, il ne s'agit que de la partie la plus saillante de la banqueroute de tout le système bancaire algérien, un système qualifié d'"archaïque" dans un pays qui tire de conséquentèès dividendes de ses gisements d'hydrocarbures. Il s'est trouvé aussi qu'une partie de la résolution de ce scandale se joue au Maroc.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.