DR ‹ › Depuis quelques jours, des membres du Polisario pénètrent dans les territoires situés à l'ouest du Mur des Sables, sans intervention des drones des Forces armées royales (FAR) pour les en empêcher. «Parmi les groupes qui accèdent à ces zones, il y a des hommes, des femmes et même des enfants. Ils ont planté des tentes et hissé le drapeau du Polisario. Des drones des FAR surveillent ces mouvements», a confié à Yabiladi une source proche du dossier. Ce nouveau développement soulève des interrogations quant aux objectifs de ces expéditions temporaires organisées dans les zones situées à l'ouest du Mur des Sables, ainsi que sur l'absence de réaction des drones de l'armée marocaine. Depuis le retrait du Polisario du cessez-le-feu, le 13 novembre 2020, les drones des FAR bombardaient toute personne, civile ou militaire, qui s'aventurait dans ces territoires. Ces groupes ont d'abord reçu le feu vert de la direction du Polisario, avant de se rendre dans ces zones, comme en témoigne la logistique mise à leur disposition. Ces incursions interviennent dans un contexte de discussions, initiées par l'administration Trump, entre le Maroc, l'Algérie, le Polisario et la Mauritanie. Le Front avait demandé, en septembre 2024, à la MINURSO d'assurer le retour de ses membres dans «ses territoires libérés», situés à l'est du Mur des Sables. La requête avait été formulée par «des civils sahraouis» dans une lettre adressée à la mission onusienne. Les auteurs affirmaient que les «Sahraouis qui entrent dans ces zones le font à la recherche de pâturages pour leurs chameaux et moutons». Ils considéraient également que cette présence serait «un droit légitime conformément aux lois internationales et aux résolutions du Conseil de sécurité». Depuis la décision du Front de reprendre les armes contre le Maroc, environ 5 000 Sahraouis ont quitté la zone située à l'est du Mur des Sables, selon des chiffres du Croissant-Rouge sahraoui (CRS).