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Le Maroc doit être doté d'un véritable Institut de Santé Publique
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 12 - 2001

Après des années d'une gestion chaotique, le professeur Hassar a pris la relève à la tête de l'Institut Pasteur. Il lance un appel pour la sauvegarde de l'Institut.
La présence de l'Institut Pasteur au Maroc remonte à 1911, date à laquelle une filiale de l'Institut Pasteur de Paris avait été créée à Tanger. En 1928, le docteur Edmond Sergent fut chargé d'étudier la création d'un nouvel Institut Pasteur.
Le 15 novemvre 1929 fut décidé la création de l'Institut Pasteur du Maroc à Casablanca sur l'initiative du docteur Emile Roux, à l'époque directeur de l'Institut pasteur à Paris et de Lucien saint, résident général de la France au royaume. En 1967, les deux Instituts Pasteurs, celui de Tanger et celui de Casablanca, furent réunis. L'Institut connaît depuis des années une situation difficile. D'après le professeur Hassar, actuel directeur de l'Institut Pasteur : « Cette institution n'occupe malheureusement pas la place qu'elle mérite dans le paysage de la santé et de la recherche en général. Et cela est dû à plusieurs facteurs.
Nous avons, en effet, développé au Maroc un certain nombre d'institutions et nous avons pensé qu'elles allaient occuper la place de l'Institut Pasteur. Or, il n'en est rien et l'épidémie du Sida a permis aux gens de se réveiller et de voir qu'il fallait avoir des instituts nationaux de la santé publique ou des institutions scientifiques chargées de faire la veille sanitaire. Les Facultés forment des enseignants-chercheurs, mais elles sont trop occupées par leurs activités quotidiennes pour pouvoir être disponible en cas d'épidémie». Le Professeur Hassar continu sur sa lancée : « Pendant longtemps, l'Institut s'est contenté de servir de comptoir pharmaceutique, important des médicaments pour ensuite les distribuer aux grossistes.
Et l'Institut n'a pas eu une politique de fabrication de vaccins mis à part les sérums anti-scorpioniques et anti-vipérins. Mais on ne pourra continuer à les fabriquer dans les conditions actuelles car elles ne répondront plus aux normes ISO. D'ailleurs, les différents conseils d'administration n'ont jamais orienté l'Institut vers une politique de production. Actuellement il est trop tard de vouloir faire une politique de production de vaccins. Parce que c'est devenu beaucoup plus cher et beaucoup plus complexe». Et le directeur de l'Institut de s'offusquer de l'état des installations : « les bâtiments sont vétustes (des anciens étables de chevaux), les appareillages très anciens. Pour le moment s'ils répondent aux normes, c'est grâce à la volonté et aux sacrifices d'un nombre de personnes.
On me demande de redresser la situation, mais pour pouvoir la redresser, il faudrait un engagement et il faut mettre les moyens. Je dis solennellement, qu'un pays comme le Maroc n'a pas le droit de ne pas avoir un Institut scientifique et médical de renom. On était parmi les premiers pays et nous nous retrouvons maintenant à la traîne faute d'une vision ambitieuse».


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