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De l'amour à la haine mortelle
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 05 - 2007

L'histoire d'amour, qui liait Abderrahim et Malika durant une quinzaine d'années, a fini en drame : une mère assassinée, un père condamné à 20 ans de réclusion et deux orphelins abandonnés à leur sort.
Abderrahim n'a jamais imaginé que son amour pour sa femme va céder la place à une haine mortelle. Il n'a jamais, non plus, pensé causer du tort à ses enfants qu'il aimait trop.
Le jour de sa comparution devant la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca, il les a cherchés parmi l'assistance, il n'a aperçu aucun d'eux.
Il semble qu'ils ne sont pas venus. Leur absence lui avait certainement fait du mal au cœur, surtout qu'il ne les a pas vus depuis plusieurs mois.
« Abderrahim. L,… », a appelé le président de la Cour.
Rapidement, Abderrahim s'est planté au box des accusés, fixant avec ses regards le président de la Cour. A ce moment-là, comme un flash-back, les souvenirs de son adolescence, sa jeunesse, son mariage et la fin dramatique de sa relation conjugale déferlaient devant ses yeux.
Il était adolescent quand il a commencé à découvrir ses premiers tourments amoureux. Lorsque Malika passait au quartier devant ses yeux, son cœur battait la chamade ses idées étaient perturbées et ses regards se collaient à la silhouette de Malika. Lorsqu'il tentait de se concentrer sur ses études, il ne pouvait plus, son image l'empêchait.
Bref, il était amoureux d'elle. Devait-il garder ses sentiments pour lui ? Non, a-t-il décidé. Il sentait comme une force qui le poussait à lui révéler son amour. Il a laissé libre cours à son cœur. Et il a découvert qu'un poète y demeure. Malika n'a pas cru ses oreilles. Elle n'arrive pas non plus à croire qu'elle est arrivée à l'âge de séduire un garçon. Mais, elle a refusé au départ de lui parler. Abderrahim n'a pas baissé les bras. Il a réussi, après maintes tentatives, de la convaincre. Elle a commencé petit à petit à s'amouracher de lui. Elle ne pense plus qu'à lui, qu'à ses paroles et ses regards. Au fil des semaines, Abderrahim et Malika ont commencé à marcher main dans la main, allant à Aïn Diab, aux jardins et aux cafés. Ils n'hésitaient pas à se cacher de temps en temps pour s'embrasser loin des regards des curieux. Huit ans sont passés, huit ans d'amour, de baisers volés, de regards échangés sans un mot. Abderrahim était à son vingt-quatrième printemps et Malika a son vingt-deuxième. Abderrahim a été recruté par une société. Quelques mois plus tard, Abderrahim et Malika ont convolé en justes noces.
Leur premier enfant, Khalid, est venu au monde. Il a amené de la chaleur à leur foyer. Il est leur avenir, leur vie, leur espoir, leur rêve. Abderrahim a changé de travail. Il a commencé à gagner beaucoup plus. Seulement tout a changé deux ans plus tard. Comment ? Pourquoi ? Le couple, lui-même, n'avait pas de réponse.
Les dépenses quotidiennes s'alourdissent et les problèmes n'ont pas tardé à faire leur apparition surtout après la naissance de leur deuxième enfant, Jamal. Les échanges d'invectives, des insultes et des coups faisaient partie de leur quotidien.
Leur vie est devenue un enfer. Et les deux enfants subissaient les conséquences sans pouvoir dire mot. Khalid a abandonné ses études. Jamal, lui, a continué à aller à l'école.
Les comportements des deux époux changeaient au fil des jours. Il n'y a plus de respect. Et si le respect disparaît d'un foyer…c'est le début du calvaire, de l'enfer….Il a commencé à la traiter de p… Et il l'accusait de négligence. Elle quittait de temps en temps son domicile. Pour aller où ? Il n'en savait rien. Il ne croyait pas qu'elle partait chez ses parents. Il l'accusait d'adultère. Bien que sa belle-famille lui a assuré qu'elle passait ses nuits chez ses parents, il ne les a jamais crus. La dernière fois, Abderrahim est rentré chez lui, a trouvé sa femme devant la télévision, lui a demandé de lui préparer le dîner. Seulement, elle lui a répondu qu'elle est malade. Ne la croyant pas, il lui a craché au visage. Perdant le contrôle de ses nerfs, Malika lui a jeté un bol au visage. Devant les yeux de leurs enfants, il a saisi un couteau qui était sur la table et lui a asséné deux coups mortels. Il n'a pas quitté la chambre jusqu'à l'arrivée de la police. Un acte qui lui a coûté 20 ans de réclusion criminelle.


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