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Abdelali Benamour : «Le nouveau règne opte pour la transparence»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 08 - 2007

Le politologue Abdelali Benamour est confiant quant à la transparence des élections législatives de 2007, mais appelle à la vigilance pour empêcher le retour à de vieilles méthodes répréhensibles.
ALM : Etes-vous rassuré sur la transparence des élections législatives de 2007 ?
Abdelali Benamour : Si vous entendez par non-transparence les vieilles manipulations orchestrées par l'administration, je dois vous dire que je suis totalement rassuré de ce côté. Et pour deux raisons. La première, c'est que le nouveau règne prend de nouvelles options plus constructives pour le pays.
La deuxième, elle, réside dans le mode de scrutin lui-même. On n'a plus besoin de manipuler les urnes puisque ce mode de scrutin aboutit en tout état de cause à un émiettement du champ politique. Personne ne peut être majoritaire.
Si, maintenant, vous posez la question de la transparence des élections par rapport au champ politique lui-même, c'est-à-dire les partis qui vont être les principaux concurrents, eh bien on peut, peut-être, se poser des questions. Il y a toutefois des éléments qui rassurent quelque part, notamment le discours d'orientation de SM le Roi Mohammed VI qui a été très clair à ce niveau. Et il y a les discours des partis politiques qui disent qu'ils n'useront pas de certaines méthodes répréhensibles. Ceci dit, on doit bien constater que la quasi-totalité des partis, pour ne pas dire la totalité, semblent « s'ouvrir » vers des personnes qui ont fait preuve par le passé de comportements pas toujours éthiques. Et de ce fait, ils risquent de récidiver.
Les mesures prises par les ministères de l'Intérieur et de la Justice sont-elles suffisantes pour garantir la transparence ?
Je dois reconnaître que l'administration marocaine semble décidée à bien cerner la question en coopération avec le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et le Collectif associatif marocain qui va suivre les élections de même qu'une représentation internationale. Apparemment, on peut être confiant, mais attention. Les personnages dont je viens de parler sont présents un peu partout. Il y a une volonté et une action publique qui se dessine. C'est tant mieux, mais attention. Ce n'est pas forcément joué d'avance.
Les violations, enregistrées récemment à Rabat entre autres villes, n'annoncent-elles pas un retour à la fraude électorale ?
Je me range à l'avis selon lequel il faut attendre la fin des enquêtes concernant tous ces comportements parce que la chose est très sensible.
Autant il faut combattre les dérives, autant il ne faut pas céder à la chasse aux sorcières.
Toutes les élections donnent lieu à des actions publiques un peu chaudes, qu'il ne faut pas toujours interpréter comme étant des entraves à la transparence, mais en même temps il faut être vigilant aux véritables débordements.
Non, par exemple, à l'utilisation de moyens publics lors de la campagne électorale, mais il ne s'agit pas de faire de cette rencontre privée à domicile une action qui va à l'encontre de la loi. C'est pour cela que je préfère attendre le résultat des enquêtes concernant les événements auxquels vous faites allusion.
Bahraoui ouvrirait-il le bal ?
Début de la deuxième semaine du mois d'août, Omar Bahraoui, maire de Rabat et candidat MP à la circonscription de Chellah, est entendu par la police judiciaire au sujet d'un meeting organisé dans son domicile en présence de dizaines de personnes.
Des perquisitions ont eu lieu dans la villa du maire MP et les personnes présentes à son meeting ont été entendues par les enquêteurs. Pour toute réponse, Omar Bahraoui affirmait qu'il n'avait pas encore été officiellement désigné candidat à Rabat. Ces rivaux ont porté plainte auprès du ministère de l'Intérieur.
Quelques jours plus tard, le procès du maire de Rabat s'ouvre devant le tribunal de première instance de la capitale. En compagnie de trois autres personnes, il est accusé de «campagne électorale prématurée», «utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs», «promesses électorales», «non respect de la réglementation électorale» et «participation» à ces délits.
Le tribunal décide un renvoi sine die de toute l'affaire et c'est un Omar Bahraoui qui renoue avec ses adeptes au portail du tribunal, le sourire aux lèvres et l'air plus que triomphal. L'affaire, toute l'affaire, s'arrêterait-elle à ce stade ? Rien ne le garantit et, là encore, l'après-7 septembre pourrait cacher de désagréables surprises à Omar Bahraoui, surtout s'il sort gagnant après le verdict des urnes.


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