Justice : vers un encadrement plus strict de l'expertise judiciaire    Lors d'une rencontre du PAM, des experts et pharmaciens alertent sur les défis de la santé    Rabat: Trois nouveaux parkings souterrains ouvrent leurs portes    Info en images. Tourisme : 894.000 emplois directs en 2025, les objectifs dépassés    Toyota, leader du marché hybride au Maroc    Ministère de l'équipement-ANEF : Une convention pour lutter contre l'envasement des barrages    Pétrole à plus de 100 dollars : les marchés mondiaux sous tension face à la guerre au Moyen-Orient    Huawei lance la Watch GT Runner 2 pour les sportifs    IA militaire : la Chine alerte sur le risque d'un scénario à la Terminator    Ports : Tanger Med et Casablanca confirment leur leadership au niveau arabe    SM le Roi présidera une veillée religieuse en commémoration de Laylat Al Qadr    Laylat Al-Qadr : SM le Roi préside au Palais Royal de Rabat une veillée religieuse    Tunnel Maroc–Espagne : des financements espagnols supplémentaires pour les études    Bahreïn: Plus de 120 missiles et 200 drones détruits depuis le début des attaques iraniennes    Guerre au Moyen-Orient: L'ONU prévient de l'impact "immense" sur son travail humanitaire    Mondial 2030 : une autre ville espagnole retire sa candidature    LOSC : Ayyoub Bouaddi attise les convoitises du PSG et des géants anglais    la Marocaine Lamia Boumehdi nommée sélectionneuse de l'équipe féminine jordanienne    Brahim Diaz répond sur le terrain : Arbeloa encense le Lion de l'Atlas    Les statistiques impressionnantes de Zakaria El Ouahdi avec Genk    Les Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite annulés    Cyberattaque : Microsoft corrige des vulnérabilités dans Windows 11    Cannabis licite : l'AMMPS et l'ANRAC simplifient l'enregistrement des produits    Théâtre Royal de Rabat : la Fondation reconnue d'utilité publique    Egalité professionnelle : ce que la loi impose vraiment aux entreprises    Météo : Des chutes de neige prévues mardi et mercredi    Le temps qu'il fera ce dimanche 15 mars 2026    Les températures attendues ce dimanche 15 mars 2026    Tbib Expert – Episode 51. Comment perdre du poids pendant le Ramadan ?    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    Jazzablanca révèle la programmation de la Scène 21, écrin de jazz et d'explorations musicales    De l'Iran à l'Algérie... comment le Maroc a choisi la confrontation diplomatique avec ses adversaires    LdC de la CAF: La RSB and Al Hilal Omdurman se neutralisent    Des transformations en Amérique latine... le recul du soutien de Cuba et du Venezuela au Polisario reflète un changement du rapport de forces en faveur du Maroc    RamadanIA Hackathon : quand la jeunesse marocaine transforme l'IA en moteur économique    Casablanca: DS Automobiles lance le "DS café culturel"    Issa Diop choisit de représenter l'équipe nationale marocaine    L'Egypte accorde aux Marocains un visa à entrées multiples valable 5 ans    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    Sénat des Etats-Unis : Ted Cruz accentue la pression sur le Polisario en évoquant ses liens avec l'Iran    André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    Stand-up : les Nuits de l'Humour francophone font escale à Marrakech, Casablanca et Rabat    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Nicolas Sarkozy cherche à conjurer la malédiction des sondages
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 04 - 2008

Nombreux étaient ceux qui estimaient que la chute d'estime qui avait foudroyé le président français Nicolas Sarkozy était principalement le fruit des soubresauts de sa vie conjugale.
Il faut être ou profondément naïf ou incommensurablement désespéré pour croire qu'une simple émission de télévision peut d'un coup de baguette magique renverser une tendance lourde. C'est pourtant ce qui se murmurait à la veille de la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, dans un de ces moments présentés comme le premier grand tournant.
Il faut dire que l'instant solennel coïncidait avec le premier anniversaire d'une euphorique accession au pouvoir. Une courte année plus tard, le charme des promesses inconsidérées, le halo de la dynamique et de la nouveauté semble définitivement évaporé. Nicolas Sarkozy est resté scotché à un niveau de désamour des français qui interpelle et soulève de nombreuse interrogations.
Logiquement, un président jeune, plein d'entrain, d'énergie et de bonne volonté, qui se propose de reformer une France en panne d'idées et de mouvements, recroquevillée sur ses maigres acquis et ses intouchables rentes, avait toutes les chances de mettre les forces du progrès et du mouvement dans sa poche. D'autant qu'il succédait à un homme en fin de carrière, discrédité par les scandales de fin de règne.
Et pourtant cet homme, Nicolas Sarkozy, avait réussi l'exploit assez rare de provoquer des attitudes enragées de l'opposition au sein de l'hémicycle aux cris humiliants de «rendez-nous Chirac et De Villepin !». Il a réussi à donner des urticaires à sa propre famille politique au point de se déchirer en public et de laver son linge sale sur le bitume. Tous les matins en se rasant, Nicolas Sarkozy doit subir une nuée d'interrogations : «Quelle fausse stratégie ai-je suivie pour aboutir à un tel résultat ? Quelle erreur de casting ai-je commise pour avoir ce spectacle de désolation ?». Nombreux étaient ceux qui estimaient que la chute d'estime qui avait foudroyé Nicolas Sarkozy était principalement le fruit des soubresauts de sa vie conjugale. Durant cette parenthèse, le jeune président de la république est apparu comme instable et loin d'être sincère. Le roman organisé de son passage éclair de Cécilia, après les larmoyantes déclarations d'amour, à son clone en plus jeune, Carla, n'avait pas les ingrédients indispensables pour convaincre et séduire. Plus Nicolas Sarkozy peinait à vendre sa sincérité, plus il dévoilait le côté factice, fardé et lourdement surjoué de sa vie privée. Mais les malheurs de Nicolas Sarkozy n'ont pas pour origine qu'une surexposition de ses secrets d'alcôve. La meilleure preuve en est que lorsqu'il a décidé de fermer cette parenthèse People en se livrant à un gigantesque exercice de self-control, l'affection et l'estime des Français n'ont pas assiégé le palais de l'Elysée. Nicolas Sarkozy est resté plombé par de mauvais sondages. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette permanente disgrâce.
La première est que Nicolas Sarkozy paie cash sa promesse électorale de vouloir être «le président du pouvoir d'achat» alors que les fondements de sa politique actuelle conjugués à un contexte économique international défavorable font fondre à vue d'œil ce pourvoir d'achat au point de fédérer des colères sociales multiples.
La seconde raison réside dans le choix d'un Premier ministre non combatif qui préfère jouer les rentiers tranquilles et qui refuse de jouer son rôle de fusible que l'esprit des institutions lui réserve naturellement. François Fillon peut toujours arguer que c'est la surexcitation d'un président nouvellement élu qui l'a obligé à une telle posture.
La troisième raison est moins débattue. Elle touche les effets boomerang d'une ouverture politique menée au forceps. Sur le coup, cette politique d'ouverture sur la diversité avait provoqué des réactions positives immédiates, mais elle semble avoir entraîné des ravages au sein de la famille politique de Nicolas Sarkozy. L'UMP, le parti et le groupe parlementaire, ne parvient pas à s'en remettre. D'où les grincements des uns et la mauvaise volonté des autres qui compliquent l'avantage d'un président dont l'obsession immédiate est de reconquérir l'estime des Français.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.