Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Algérie : Une ONG marocaine des droits humains condamne la fermeture de «SOS Disparus»    Vendredi marque le premier jour de l'Aïd al-Fitr au Maroc    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    La fermeture du détroit d'Ormuz : quel impact sur l'économie mondiale et sur le Maroc ?    Liberté de choix pour Bouaddi entre le Maroc et la France : le sélectionneur français clarifie sa position    Mobilité électrique : Gitex Africa expose les dernières technologies    Fertilizantes: Con la crisis en Oriente Medio, la India aumentará sus importaciones desde Marruecos    European Commission clarifies Western Sahara exports to EU markets    Taroudant : vol avec violence mortelle, un individu interpellé    Abdoulaye Fall : « Rendre la Coupe ? On va se conformer »    Holmarcom et Adam Foods concluent un accord pour donner un nouvel élan à Biscoland    Motsepe défend l'indépendance de la justice de la CAF    CAN 2025. La FRMF insiste sur le respect des règles    Biochimie et nutrition : un symposium d'envergure internationale prévu à Casablanca    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Ouahbi names 28-man Morocco squad for Ecuador, Paraguay friendlies    Les classements FIFA désormais actualisés en direct pendant les matchs    ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique    Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027    Marsa Maroc : solides performances, un chiffre d'affaires consolidé de 5,78 milliards de DH    AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    Lions de l'Atlas : Mohamed Ouahbi dévoile sa première liste sans Ziyech et avec Issa Diop    Edito. Bonheur imparfait    CAN 2025 : Mustapha Hadji défend le titre du Maroc et recadre sèchement Claude Le Roy    Politique monétaire : BAM prête à dégainer en cas de choc majeur    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    Produits du Sahara : Au Parlement européen, l'UE défend l'étiquetage convenu avec le Maroc    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole    Al Arjat 1 réfute les accusations de "Le Monde" sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    Guerre au MO : des raffineries touchées en Arabie saoudite et au Koweït    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    Séisme d'Al Haouz : Plus de 54.000 logements déjà reconstruits    Guerre au Moyen-Orient: Ryad et Doha ciblés par une riposte iranienne    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal    G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Affaire Sakina Yacoubi : La famille de la victime recourt au tribunal pénal
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 06 - 2008

Le procès de l'affaire Sakina Yacoubi est reporté au 21 juillet 2008. La première audience, en présence des accusés et de la famille de la victime, s'est tenue le lundi 23 juin au tribunal de 1ère instance de Casablanca.
L'affaire Sakina Yacoubi est encore dans toutes les mémoires. Cette jeune femme de 49 ans qui avait été admise dans une clinique de neurologie à Casablanca pour subir une opération chirurgicale ne s'était jamais réveillée. La première audience en présence des accusés et de la famille de la victime s'est tenue le lundi 23 mai au tribunal de 1 ère instance de Casablanca. «Le procès a été reporté au 21 juillet 2008 pour permettre à la défense des parties de se préparer», indique à ALM, l'avocat de la famille de la victime, Me Saïd Amehmoul. «Nous réclamons la condamnation des accusés conformément aux dispositions de l'article 432 du code pénal et un dirham symbolique», précise-t-il. Le dossier pénal a été déposé près le tribunal de 1ère instance de Casablanca. L'avocat de la famille Yacoubi rappelle qu'une plainte avait été déposée auprès du procureur du Roi de Casablanca suite au décès de la victime. Le procureur avait alors ordonné une enquête préliminaire. Plusieurs procès-verbaux avaient été établis par la police judiciaire après la convocation de toutes les personnes concernées à savoir les accusés (le médecin et l'anesthésiste) et les ayants droits de la victime. Après étude du dossier, le parquet avait décidé, le 26 février 2006, de classer le dossier invoquant l'absence d'éléments criminels. Me Saïd Amehmoul explique que «la décision du classement relève du pouvoir discrétionnaire du procureur du Roi conformément au principe du droit pénal d'opportunité de la poursuite». Le dossier n'a été rouvert qu'au début de l'année 2008.
Sakina Yacoubi, épouse d'un pharmacien et mère d'une petite fille, était cadre à l'ODEP à Safi. Elle souffrait d'une sciatique. Le 11 novembre 2004, elle s'était présentée au cabinet du Dr. Abdelkarim Houidi pour consultation. Ce dernier lui avait demandé de faire un scanner à la neuroclinique de Casablanca dont il est le directeur. Après examen du scanner, le médecin lui avait affirmé que son état de santé nécessitait une opération urgente sinon elle risquerait de perdre ses membres inférieurs. Accompagnée de son mari, la jeune femme était arrivée à la clinique le 29 novembre pour subir l'opération le jour suivant. Entre-temps, le mari de la défunte avait reçu un appel l'informant que son père avait des problèmes de santé. Il quitta alors sa femme en lui promettant de revenir dès que possible, sachant qu'elle ne devait être opérée que le lendemain. Selon la plainte déposée par l'avocat de la famille à l'époque, Me Mohamed Berrada, du Barreau de Casablanca, le chirurgien, Dr Houidi avait décidé, juste après le départ du mari de changer de programme et de procéder aussitôt à l'opération. Il semblerait que le chirurgien avait un programme chargé le 30 novembre. La même plainte rappelle que la victime avait pris son petit-déjeuner le matin et que, de ce fait, l'opération constituait un danger pour elle. En plus, la clinique n'avait procédé, selon le dossier de la plainte, à aucun des examens pré-opératoires requis dans ce genre d'opérations : ionogramme, électrocardiogramme, glycémie et numérotation de la formule sanguine. Cela n'a pas empêché le médecin de l'opérer. Une intervention chirurgicale qui tourna au drame. Sakina Yacoubi n'y a pas survécu. Cause du décès : «Arrêt cardiaque survenu suite à une fibrillation ventriculaire avec inefficacité circulatoire», avait indiqué le rapport établi par l'anesthésiste. La partie civile précise que si la cause du décès était une fibrillation, la clinique ne disposait pas d'un défibrillateur et que les médecins avaient dû aller le chercher ailleurs, pendant que la défunte était entre la vie et la mort. Selon les spécialistes, Sakina Yacoubi aurait dû en raison de son âge subir obligatoirement un électrocardiogramme avant l'opération, ce qui n'a pas été fait.
En réponse aux accusations lancées contre lui, le Dr. Houidi avait expliqué que la défunte devait être opérée d'un canal lombaire étroit comme l'attestent les conclusions neuro-radiologiques, après l'échec d'un traitement médical au long cours. Elle avait subi une consultation pré-anesthésique et des examens complémentaires sanguins. Par ailleurs, le médecin avait affirmé que six heures s'étaient écoulées entre la prise d'un café et l'anesthésie et que la clinique disposait d'un défibrillateur cardiaque, en bon état de fonctionnement. Pour lui, il s'agissait d'un accident. L'affaire est maintenant devant la justice qui jugera de l'existence ou non d'une négligence médicale dans cette affaire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.