Sahara marocain : Les Pays-Bas appuient la solution d'autonomie sous souveraineté marocaine    Le Ghana ouvre ses portes : visa gratuit pour tous les Africains    Gitex Africa 2026. La ZLECAf mise sur le numérique pour l'avenir du continent    Gitex Africa 2026. inwi lance son premier réseau 5G privé industriel à Nador    Le président du Parlement du Mercosur (Parlasur), M. Rodrigo Gamarra, a mis en avant, mardi à Rabat, l'intérêt porté par ce groupement sud-américain au Royaume du Maroc considéré comme « pont vers le monde arabe et l'Afrique ».    Laâyoune : un nouveau plan pour la mobilité urbaine    Maroc-USA: Les investisseurs américains sont prêts à investir au Sahara    Mondial U17 féminin : le Maroc déjà qualifié, l'Afrique lance ses éliminatoires    Médecine : la fin des traitements à vie ?    Marruecos - Países Bajos: Hacia un fortalecimiento de la asociación en justicia    Maroc - Pays-Bas : Vers un renforcement du partenariat dans la justice    CAN Scolaire : Sénégal – Maroc pour une place en finale. Un autre scandale ?    En plein guerre au Moyen-Orient, la France accuse l'Algérie et l'Iran de «terrorisme d'Etat»    Peine de mort en Israël : Hakim Ziyech et Itamar Ben-Gvir s'écharpent    Automóvil: Aceleración de las marcas chinas en Marruecos    « Nid d'artistes » : une mémoire vivante de l'Afrique sacrée à Paris    Revue de presse de ce mardi 7 avril 2026    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    GITEX Africa : Akhannouch souligne le bond historique des investissements dans le numérique au Maroc    CAN 2025 : plusieurs scénarios juridiques pour trancher le litige entre le Maroc et le Sénégal    Liberté d'expression : Hakim Ziyech menacé par un ministre israélien !    CAN 2027 : le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie accueilleront la compétition du 19 juin au 18 juillet    Ligue des Champions : deux affiches de prestige pour lancer les quarts de finale    Mohamed Lahbabi : "Le citoyen risque de perdre un interlocuteur de confiance, accessible et indépendant"    La Bourse de Casablanca lance le marché à terme et la chambre de compensation    Un TGV percute un poids lourd dans le nord de la France, un mort et plusieurs blessés    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste soupçonnée d'avoir commis des actes criminels motivés par l'extrémisme    Souss-Massa: L'ANEF présente une solution innovante pour le reboisement    Les températures attendues ce mardi 7 avril 2026    Trump affirme que l'Iran pourrait être « anéanti » en une seule nuit    Morocco Fashion Style & Tex : une inauguration rythmée par la création    Maroc Fashion Week 2026 : Marrakech réaffirme sa position de capitale créative internationale    Jaouda et COPAG brillent aux Impériales 2026 avec quatre distinctions majeures    Musées : le Maroc et le Japon scellent un partenariat inédit    Chambre des représentants: La deuxième session 2025-2026 s'ouvre vendredi    « Nous ne sommes pas une simple plateforme de billetterie, mais une super-app du divertissement »    Gitex Africa : Le Maroc, un véritable hub technologique tourné vers l'Afrique    Maroc : Averses orageuses et fortes rafales de vent, mardi et mercredi    Talbi El Alami représente SM le Roi au Sommet international « One Health » à Lyon    Coopération militaire : L'inspecteur général des FAR en Mauritanie    Mondial 2026 : les Léopards récompensés en héros par Tshisekedi    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste soupçonnée d'être passée à l'action    Morocco enhances air force with second batch of AH-64E Apache helicopters    Le Maroc renforce sa puissance aérienne avec la réception d'un nouveau lot d'AH-64E Apache    Dakar : une exposition redonne vie aux femmes oubliées de l'histoire    Comediablanca : Un retour magistral pour sa 3e édition    Top Event présente la pièce « Chers Parents »    Football U17 : Les jeunes marocains maîtres de l'Afrique du Nord    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La gouvernance Sarkozy malmenée par les manifestations
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 01 - 2009

François Bayrou vient de donner un coup de lustre à cette motion de censure, notamment en détaillant son argumentaire basé sur une fonction d'alerte.
Pour Nicolas Sarkozy, des mains forcément malveillantes ont tissé un calendrier maléfique. Une violente tempête qui arrache des arbres lourdement enracinés et les précipite sur tout ce qui ne bouge pas, faisant autant de dégâts matériels que psychologiques, un Parti socialiste emmené par la coriace Martine Aubry qui tente, sans succès, de censurer le gouvernement de François Fillon pour inaction face à la crise économique et ses menaces contre les libertés individuelles, et des syndicats remontés par leurs bases touchées de plein fouet par les différents plans sociaux qui s'égrènent ici et là et qui promettent un jeudi noir pour la France qui travaille.
Même si le Parti socialiste sait, qu'arithmétiquement, sa motion de censure, la deuxième après celle d'avril 2008, n'a aucune chance d'aboutir, il tenait absolument à la faire passer. Le bénéfice politique et médiatique d'une telle démarche étant de profiter de la tribune qu'offre cette motion pour dézinguer l'action gouvernementale et les choix de Nicolas Sarkozy en la matière. Et alors qu'on se dirigeait tranquillement vers un exercice démocratique au résultat attendu entre un parti présidentiel qui détient une confortable majorité et une opposition qui a du mal à fédérer ses troupes, voici qu'intervient le trublion centriste de la vie politique française, François Bayrou.
Par sa prise de positons, le président du Modem, même s'il ne dispose que de trois députés sur les 577 que compte l'Assemblée, vient de donner un coup de lustre à cette motion de censure, notamment en détaillant son argumentaire basé sur une fonction d'alerte : «J'ai décidé de voter la motion de censure (…) Il y a des moments et des situations où il faut dire haut et fort que ça ne va pas (…) Mais l'essentiel est qu'un acte solennel montre au pays qu'un signal d'alarme s'allume. Pour que nul ne puisse dire: nous ne savions pas». Le gouvernement avait tenté de minimiser l'importance de cette motion de censure. Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement y voit un exercice politicien, «une opération de communication» sans autre finalité que de gêner le gouvernement : «Après avoir tout imaginé en matière de blocages et d'obstructions, les socialistes se préparent donc à tirer leur ultime cartouche : tenter de censurer le gouvernement de François Fillon sur sa politique face à la crise».
Le débat sur la censure au Parlement d'hier était porté par le lourd climat social qui précède la grande journée d'action nationale prévue pour demain jeudi. A en croire Benoit Hamon, le porte-parole du PS, le parti dont «la fonction est de proposer un projet politique mais aussi d'être l'interprète de la protestation», qui brandit et porte le fer de la motion de censure contre le gouvernement, «s'associe à ces manifestations et appelle les Français à être dans la rue…pour dire au gouvernement «Attention ça ne va pas».
Les syndicats organisateurs de la manifestation comptent se livrer à une démonstration de force pour montrer à Nicolas Sarkozy leur volonté de défendre un certain nombre d'acquis. De peur d'être dépassés sur leur gauche par une remuante extrême gauche, les syndicats traditionnels risquent de faire de la journée de jeudi la grande preuve qu'ils peuvent incarner une opposition aux différentes reformes du gouvernement, alors que jusqu'à présent, ils avaient été victimes consentantes ou involontaires de l'activisme hypnotisant du couple Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand.
Sur cette grande journée de manifestations nationales, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin semble avoir une appréciation assez originale : «Ce qui me frappe, avait-il dit avec son verbe ampoulé et l'air de quelqu'un qui s'apprêtait à jouer un sale tour, c'est qu'il n'y a pas un thème central, c'est une manifestation, une grève un peu ramasse-tout et quand on ramasse tout, en fait on n'exprime pas grand-chose (…) Une manifestation sans revendication clairement identifiée, c'est à un moment une poussée de fièvre mais ça ne dure pas longtemps».
Deux seules sons de cloche importent réellement à Nicolas Sarkozy, la vigueur des critiques de l'opposition au Palais Bourbon et l'ampleur des manifestations dans le rue, avec le secret espoir qu'il n'y aura pas de jonction entre les deux décibels.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.