Akhannouch en visite dans la province de Chefchaouen    Coupe du Trône: le Raja décroche son ticket pour les quarts de finale (VIDEO)    L'ONU approuve une proposition du Maroc    Passeport vaccinal : Un précieux sésame aux contours toujours flous et mal définis au Maroc    Le 18 : un Riad culturel à Marrakech    Mercato: quel club choisira Erling Haaland ?    Maroc : 18 pays sur la liste noire    Covid-19 / Maroc : 594 nouveaux cas, 557 guérisons et 8 morts    Toyota Corolla Cross Roads : la famille s'agrandit    Approbation de projets de loi    Le PPS exhorte le gouvernement à protéger le pouvoir d'achat    Le crédit maintient sa tendance baissière    La TVA, principale composante qui influence le secteur informel    Mémorandum d'entente entre la CGEM et l'UM6P: Un rapprochement au service de la recherche appliquée    Automobile: Hausse des ventes de 6,23% à fin février    Le taux de reproduction du Coronavirus se stabilise à 0,98    Les projets de mise en œuvre de la loi cadre relative au système d'éducation présentés à Rabat    Salé: ouverture d'une enquête suite au décès d'une fille    Incapable d'apaiser le Hirak, Tebboune s'en prend au Maroc !    Casablanca: nouvelles coupures d'eau prévues par la Lydec    Averses orageuses localement fortes le 3 mars dans plusieurs provinces marocaines    L'Allemagne réagit à la décision du Maroc    L'Iran n'est plus suspendu pour refus d'affronter Israël    Grèce : un séisme de magnitude 6,3 au centre du pays    Badiâa Bouya, référence avérée de l'art culinaire marocain au Rwanda    Musique: le refrain classique des fins de mois !     Bartomeu relâché mais l'enquête se poursuit    Message du roi Mohammed VI au président bulgare    Signature de 12 contrats-objectifs et lancement du projet du géo-portail national des documents de l'urbanisme    L'œuvre de Churchill représentant la mosquée Koutoubia vendue à 7 millions de livres sterling à Londres    «La création et l'art face à l'extrémisme et au discours de la haine»    Décès de la légende du reggae Bunny Wailer    Ligue des Champions : Le Horoya sera bel et bien à Casablanca !    Le Maroc, puissance diplomatique émergente, se dote d'une voix audible en Afrique    Le coach limogé de la journée : Madihi (RBM) partant, Jrindou arrivant !    Participation du Maroc à la 155ème session du Conseil de la Ligue arabe    Une plainte visant les attaques chimiques attribuées au régime syrien déposée à Paris    Johnson soutient une éventuelle candidature Royaume-Uni/ Irlande au Mondial 2030    Election à la présidence de la CAF : Le candidat ivoirien se révolte contre la FIFA !    Pays-Bas : explosion près d'un centre de dépistage Covid-19    L'Association d'amitié maroco-israélienne voit le jour aux Etats-Unis    15.754 audiences à distance et 300.000 affaires mises au rôle en 10 mois    Une ONG alerte sur l'ampleur de la répression en Algérie    Contribution financière du Maroc au Plan d'intervention humanitaire au Yémen    Concerts live et sessions digitales au menu de la nouvelle édition de Visa For Music    Spike Lee prépare une série documentaire pour le 20ème anniversaire des attentats du 11 septembre    Baie de Cocody: Les ouvrages maritimes achevés    Sahara marocain: des personnalités canadiennes lancent un appel à Joe Biden    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Cancers digestifs : la prévention et l'éducation sanitaire font défaut
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 12 - 2009

La deuxième édition du cours supérieur de cancérologie digestive se tiendra ce samedi 19 décembre à Rabat. Prise en charge des cancers digestifs, modalités diagnostiques et thérapeutiques proposées aux patients figurent au menu des discussions.
Les cancers digestifs sont de plus en plus fréquents au Maroc et pourtant ils continuent d'être méconnus du grand public. «Ces cancers sont en progression malgré l'absence de statistiques dans notre pays. Ils existent actuellement deux registres à Rabat et Casablanca et il faudra attendre trois à quatre ans pour avoir des chiffres fiables», affirme Dr Habib Faouzi, cancérologue, radiothérapeute au Centre d'oncologie Al Azhar de Rabat. Pour faire le point sur la prise en charge des cancers digestifs, les modalités diagnostiques et thérapeutiques proposées aux patients, la deuxième édition du cours supérieur de cancérologie digestive se tiendra le samedi 19 décembre à Rabat. «Ces types de cancers touchent une population de plus en plus jeune. La majorité des malades sont âgés entre 35 et 45 ans», précise Dr Faouzi.
Ces cancers sont souvent à l'origine de peu de symptômes. Cela dit, plusieurs signes peuvent faire craindre un cancer digestif. « La perte de poids, la pâleur, la présence de sang dans les selles, le vomissement de sang, les troubles du transit sont des signes à prendre au sérieux. La présence de ces signes ne signifie pas pour autant qu'il s'agit d'un cancer mais il faut dans ce cas consulter immédiatement un médecin » souligne Dr Faouzi. Quant aux facteurs de risque, l'alimentation arrive en tête. «Il n'y a pas un seul facteur. Le déséquilibre alimentaire, l'environnement, la pollution constituent des facteurs de risque», note Dr Faouzi.
De simples gestes permettent d'éviter le pire. «Une forte consommation de légumes et de fruits diminue le risque des cancers digestifs. Il est aussi fortement conseillé de marcher une heure par jour», précise-t-il. Seules la prévention et l'éducation sanitaire des malades seraient à même de réduire les risque. Dr Faouzi déplore l'absence d'éducation sanitaire au Maroc et suggère qu'un travail important doit être effectué à ce niveau. Pour ce qui est du diagnostic, celui-ci dépend du cancer digestif.A titre d'exemple, le diagnostic d'un cancer de l'estomac repose sur l'interrogatoire et l'examen clinique.Il se fait également à l'aide d'une endoscopie ou fibroscopie. Une biopsie est réalisée sur les cellules directement prélevées sur la muqueuse gastrique. Diagnostiqués à un stade précoce, les chances de guérison peuvent atteindre un taux estimé entre 80 et 90%. Difficiles à identifier, les traitements sont parfois lourds. «Les causes de ces cancers sont multiples et parfois impossibles à identifier. Ils conduisent à des examens complémentaires coûteux et souvent inutiles. Ils ne répondent le plus souvent qu'à des traitements lourds», déplore Dr Faouzi.« Les traitements coûtent cher dans la mesure où ce sont des médicaments qui sont importés. Pour une thérapie ciblée, un traitement dirigé contre une cible cellulaire des cellules cancéreuses, il faut compter 400.000 dirhams sur six mois. Les génériques changeront la vie de nombreux patients», poursuit-il. Outre la thérapie ciblée, les autres traitements reposent sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Pour ce cancérologue, il est primordial de réfléchir sur un système de santé. «La mise en place de l'assurance maladie obligatoire est un effort important. Il faut à présent savoir le préserver», conclut-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.