Classement de l'Indice mondial du terrorisme (GTI) : la sécurité marocaine, un bouclier solide qui déjoue le terrorisme et consacre un leadership régional en matière d'anticipation et de protection    Economie nationale : Le FMI confirme des perspectives de croissance positives à l'horizon 2026    La Chine lance un nouveau paquet de mesures pour renforcer son attractivité auprès des touristes    Tourisme : Le Maroc envisage des vols directs vers l'Inde pour répondre à la demande    Diplomatie sportive : Paris se positionne sur les opportunités du Mondial 2030 au Maroc    FRMF : Le nouveau maillot de l'équipe nationale dévoilé    Turismo: Marruecos planea vuelos directos a la India para satisfacer la demanda    Santé : Tehraoui appelle à renforcer les efforts de dépistage de la tuberculose    Météo : Averses orageuses et fortes rafales de vent prévues ce mardi    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    L'Indonésie introduit un jour de télétravail pour réduire la facture énergétique    Terres soulaliyate : le gouvernement précise les règles de dépôt des contrats de gestion    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    Le Wydad de Casablanca se sépare à l'amiable avec son entraîneur Mohamed Amine Benhachem    Gestion des sols d'oliveraie : le Maroc accueille la réunion annuelle du projet Soil O-Live    Transport rural : le CESE présente son avis ce mercredi    GITEX Africa Morocco 2026 : 300 startups marocaines sélectionnées pour la 4e édition    Wydad Casablanca parts ways with coach Mohamed Amine Benhachem    Santé : Agadir lance la reconstruction du Centre hospitalier régional Hassan II    Chtouka Aït Baha : l'Agence des eaux et forêts dément une prétendue maladie de l'arganier    Sahrawi NGOs urge action against racial discrimination in Tindouf camps    Guelmim : Arrestation express après une agression violente d'un agent    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    Baisse significative des exportations d'avocats marocains cette saison    Botola Pro D1 : les mises à jour des 10è et 11è journées reprogrammées après la trêve internationale    Lions de l'Atlas : les Champions d'Afrique entament leur premier stage avec Ouahbi    Après l'annonce des Etats-Unis, une mission de l'ONU à Laayoune pour un réexamen stratégique de la MINURSO    Des ONG sahraouies alertent sur les discriminations raciales commises par le Polisario    MINURSO : une mission onusienne d'évaluation attendue à Laâyoune    Wydad de Casablanca : Patrice Carteron en passe de succéder à Benhachem    Pays-Bas : Le parquet fait appel de l'acquittement d'un agent accusé d'espionnage pour le Maroc    Festival Jidar : Première édition d'un grand prix qui met les fresques à l'honneur    Le Sénégal hésiterait à saisir le TAS : un dossier marocain jugé solide    Trump annonce des échanges "constructifs" avec l'Iran et suspend des frappes    Espagne : Les Marocains représentent 25% des titulaires de titres de séjour    La Fondation Hassan II fête les 10 ans de l'Espace Rivages avec les artistes MRE    France : Aux municipales, Rachida Dati perd Paris et Karim Bouamrane est réélu à Saint-Ouen    Les Bourses asiatiques plongent minées par la situation au Moyen Orient    Massad Boulos et Abdelmadjid Tebboune ont discuté du Sahara occidental    Ligue des champions : L'AS FAR et la RSB s'offrent une demi-finale de prestige, un finaliste marocain assuré    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'infirmier, ou le commerce florissant des fœtus
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 01 - 2004

Un infirmier au dispensaire du quartier Mimouna, à Settat, pratiquait, régulièrement et en toute illégalité, des interruptions volontaires de grossesse (IVG).
La ville de Settat n'en finit pas avec les scandales. Après l'arrestation d'un infirmier dans le quartier Mimouna, présumé coupable de plusieurs dizaines d'avortements, le réseau d'avortements et d'accouchements illégaux semblent être beaucoup plus important qu'il ne le paraît.
Rappelons que l'infirmier en question, Hassan F., après avoir été suspendu de la fonction publique, avait ouvert sa propre infirmerie dans le quartier Mimouna où il devait prodiguer, en principe, des soins banals comme le changement des pansements ou l'administration d'injections aux habitants du quartier. Tout aurait été normal, si ce fameux infirmier n'avait pas décidé de s'adonner à un commerce d'un genre spécial: l'avortement. Inutile de rappeler que l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est strictement interdite au Maroc. C'est justement une de ses "patientes" qui était derrière sa perte. Tout a commencé lors d'une dispute avec son amant, en pleine rue. Cette querelle s'est achevée dans les locaux de la police. Là, la fille a reconnu devant les agents de la police judiciaire que son amant, qui l'a engrossée, refuse pourtant de l'épouser. Elle précisa également avoir subi un IVG chez le fameux infirmier du quartier Mimouna.
Résultat, le mardi 6 janvier dernier, le substitut du procureur du Roi auprès du tribunal de première instance de Settat, accompagné des officiers de la police judiciaire, ont effectué une descente à l'infirmerie de Mimouna. Les preuves étaient accablantes. Les enquêteurs ont trouvé des ustensiles servant aux opérations d'avortement. L'assistante de Hassan F. a, elle aussi, été arrêtée. Seize autres "patientes" ont été également épinglées. Tout ce beau monde a été déféré devant le parquet général de la Cour d'appel de Settat.
En fait, le début de l'enquête risque d'être que la partie émergente d'un iceberg de trafic. Elle risque de déboucher sur d'autres manigances. Selon des sources bien informées à Settat, le quartier Mimouna est un des plus chauds de la ville. Le nombre de mères-célibataires qui y résident est incalculable. Elles occupent presque toutes de petites chambres malfamées. Tous les trafics y seraient monnaie-courante. C'est le cas notamment d'une autre infirmière brevetée, K.N. Celle-ci travaille au dispensaire du quartier. Selon des sources bien informées, cette infirmière procède, régulièrement et en toute illégalité, à des accouchements. Elle délivre par conséquent des déclarations de naissance. En fait, il ne s'agit pas d'un accouchement d'urgence, car elle procède au moins, toujours selon nos sources, à quatre accouchements par jour. En plus, les mères qui accouchent ne bénéficient d'aucun suivi médical, car l'accouchement se déroule dans leurs propres domiciles. Les risques pour leur état de santé et pour celui de leur progéniture sont dans ces cas nombreux. Apparemment, les femmes qui faisaient appel aux services à cette infirmière étaient tombées enceintes de manière totalement illégale. Il leur était donc impossible d'accoucher dans un établissement sanitaire public ou même privé. Cerise sur le gâteau: les déclarations de naissance délivrées par l'infirmière sont toujours légalisées sous le même numéro. "Ce qui n'est pas normal, car en principe chaque déclaration doit avoir son propre numéro de légalisation", précise les sources. Et d'ajouter que "des complicités existent certainement au sein de l'administration qui légalise ces déclarations". Des déclarations auraient été délivrées, par cette même infirmière, à des femmes qu'elle n'a jamais accouchées. En tout cas, une enquête officielle devrait être ouverte pour tirer au clair toute cette affaire. Surtout que l'infirmière en question continue à exercer en toute tranquillité. Vraisemblablement, il pourrait y avoir une connivence entre l'infirmier-avorteur et l'infirmière-accoucheuse. Quand le premier estimait que l'avortement était trop dangereux à cause de l'âge du fœtus, il aiguillait ses "patientes" vers l'infirmière-accoucheuse. Celle-ci procéde à l'accouchement et délivre les attestations. Et le tour est joué. A noter, enfin, qu'il y a un an, une assistante sociale a été arrêtée puis jugée coupable d'avoir donné illégalement des enfants à des familles adoptives.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.