Une rentrée politique qui promet des remous, et le PJD toujours dans ses petits calculs    Les autorités publiques dénonce les contrevérités de « Human Rights Watch »    Premier League : Liverpool arrête Arsenal    El Guerrab interpelle l'AEFE sur les dysfonctionnements des écoles française    Un Marocain produit une machine de désinfection à ultraviolets    Combien coûte le test PCR dans le privé ?    Importation : les transitaires se plaignent des bureaux de contrôle    Chami présente ses recommandations pour une intégration régionale réussie du Maroc en Afrique    Real Madrid: Eden Hazard indisponible au moins 15 jours    HCP: le PIB recule au 2ème trimestre 2020    INWI : El Mountassir Billah remplace Nadia Fassi-Fehri à la présidence    Immobilier marocain : la formule gagnante pour conquérir des capitaux institutionnels internationaux    L'affaire Naïma. Les parents racontent toute l'histoire derrière l'abominable meurtre de leur fillette (reportage vidéo)    ONDE: Mobilisation générale contre les violeurs et les agresseurs d'enfants (vidéo)    Tanger : réouverture des salles de sport à partir de...    Marrakech : «Hikayat Shahrazad», l'art au service des nobles causes    Une étape importante qui transforme une impasse de plusieurs années en un véritable élan    Le FC Barcelone tient son nouveau défenseur !    Le HUSA assure son maintien, le CAYB menacé    Vahid Halilhodzic tiendra une conférence de presse    Roland-Garros: Serena Williams déclare forfait    Communiqué du bureau politique du PPS    Cour des Comptes : L'encours à la dette a plus que doublé durant la dernière décennie    Le «nœud»    Hong Kong: Arrestation de Joshua Wong    TikTok : La bataille juridique s'achèvera-t-elle ?    L'Algérie a besoin d'un prix du baril de pétrole à 157,2 dollars pour équilibrer son budget    Années 30. Comment vivaient les Juifs du Maroc    «Les Gnawa de Lalla Mimouna», de M'bark El Haouzi et Erwan Delon aux Editions l'Harmattan    Rentrée scolaire: quid de l'enseignement de l'amazighe?    La Chikha est avant tout une guerrière    Technologie de stérilisation des matelas : SteriMat, une innovation signée dolidol    Imam Mahmoud Dicko: dans les situations difficiles, le Maroc "est le premier pays qui vient au secours du Mali"    Voici le temps qu'il fera ce mercredi    Marsa Maroc : CA de 1 454 MDH au 30 juin    Des Marocains bloqués à Melilia bientôt rapatriés    CNSS : nouveau soutien au profit des entreprises [Document]    Le nouvel Émir du Koweït prête serment    Présidentielle américaine : le premier débat entre Donald Trump et Joe Biden sombre dans la confusion générale    Colère en Inde après la mort d'une jeune femme à la suite d'un viol collectif    Restitutions d'œuvres d'art : la gestion française du dossier laisse à désirer    Subventions accordées aux artistes: le coup de gueule de Latifa Raafat (VIDEO)    Covid-19 au Maroc: triste bilan des décès    Chama Zaz : L'étoile de l'Aita Al Jabalia s'en est allée !    Programme de soutien destiné au domaine artistique : 459 projets subventionnés    La course aux points bat son plein aussi bien en haut qu ' en bas du tableau    Matchs amicaux de l'équipe nationale : Halilhodzic dévoilera la liste des Lions de l'Atlas ce jeudi    Terrorisme : le Secrétaire à la Défense américain, Mark Esper, au Maroc ce vendredi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Il tue son ami pour une bouteille de vin rouge
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 15 - 03 - 2010

Quelques verres de vin rouge et quelques joints de haschich étaient suffisants pour que l'amitié qui a duré longtemps entre deux amis finisse dans le sang.
Nous sommes à El Jadida. La salle de trafic de la sûreté de la ville vient, ce soir, de recevoir une information : un meurtre commis à l'ancienne médina et le meurtrier est en fuite. Les enquêteurs se sont dépêchés sur les lieux. Le premier constat d'usage a été effectué : le cadavre d'un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années à peu près, gisant dans une mare de sang, poignardé au niveau de son appareil génital. Le chef de la brigade tourne ses regards vers les badauds et s'interroge sur l'identité du défunt. «Il s'appelle Aziz, son meurtrier se prénomme Saïd», répond un premier témoin. «Ils étaient des amis», affirme un deuxième. Selon les témoins, les deux amis n'étaient pas, au début de l'après-midi, ensemble. Chacun s'enivrait loin de l'autre. C'est Saïd qui a rejoint Aziz par la suite.
Aziz est un jeune âgé de vingt-six ans, célibataire et sans profession. Alors que Saïd était son aîné de trois ans, également célibataire et sans profession. D'abord, celui-ci n'a pas passé plus de quatre ans aux bancs de l'école pour être jeté depuis son adolescence dans le monde de la toxicomanie pour devenir après un repris de justice. À ce propos, il a purgé, la première fois, une peine d'un an de prison ferme pour trafic de drogue. La deuxième fois, il a purgé la même peine d'emprisonnement pour coups et blessures et consommation de drogue. Et la troisième fois lui a coûté deux ans de prison ferme pour complicité de vol qualifié et consommation de drogue. Le jour «J». Vers 17 h, Saïd avait déjà fumé trois joints au point qu'il ne sentait plus ses pieds sur terre. Et pourtant, il ne pensait pas rentrer chez lui. Il avait l'intention de prendre quelques verres de vin rouge. Il s'est adressé à un ami qui se soûlait chez lui. Il a pris avec lui quelques verres avant de partir. À mi-chemin, il a décidé de chercher Aziz. Il l'a rejoint une demi-heure plus tard. Dans un coin d'une ruelle, ils ont commencé à picoler. Tout d'un coup, la bouteille est vide. « Il y a quelques jours, je t'ai prêté une somme de cent dirhams… Tu te souviens ? Soit tu me les rends soit tu achètes deux «trois-quarts de vin rouge», s'est adressé Aziz à son ami Saïd. «Je n'ai aucun sou sur moi», a répondu Saïd qui lui montrait ses poches. Aziz s'est révolté aussitôt et a traité son ami d'un enfant qui ne tient pas ses paroles puisqu'il lui avait promis de lui remettre l'argent trois jours plus tard. Des mots que Saïd n'a pas crus. Il s'est énervé et a commencé à insulter Aziz. Celui-ci a donné un coup de poing à Saïd qui s'est renversé par terre puisqu'il était sous l'effet de l'alcool et du haschich. Aziz ne lui a pas permis de se relever puisqu'il lui a asséné d'autres coups de pied avant de partir. Quand Saïd est arrivé à reprendre son équilibre, il a commencé à le chercher partout. Il était armé d'un couteau. Et il a fini par le retrouver. Aziz l'a vu et il lui a donné un coup de poing. En un clin d'œil, Saïd a brandi son couteau et lui a donné un coup au niveau de son appareil génital. Un seul cri strident était suffisant avant de succomber sur les lieux. Devant la chambre criminelle près la Cour d'appel de la capitale doukkalie, Saïd a avoué son crime tout en précisant qu'il n'avait pas l'intention de tuer Aziz. «C'était mon ami intime, mais il m'a provoqué alors que j'étais sous l'effet de la drogue», a-t-il affirmé à la Cour. Et pourtant, il a bénéficié des circonstances atténuantes pour n'être condamné qu'à quinze ans de réclusion criminelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.