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L'Afrique du Sud, en crise, adopte un budget d'une rigueur historique
Publié dans Barlamane le 27 - 02 - 2020

Le déficit budgétaire du pays devrait ainsi atteindre 6,8 % du PIB, son plus haut niveau depuis dix-huit ans. Un dérapage qui inquiète les analystes.
Le ministre sud-africain des finances, Tito Mboweni, a présenté, mercredi 26 février, devant le Parlement un projet de budget de rigueur pour la prochaine année fiscale, surtout pour les agents de l'Etat, dans une économie au bord du précipice. Dans un discours prononcé devant le Parlement, M. Mboweni a annoncé une réduction de 261 milliards de rands (15,8 milliards d'euros) des dépenses publiques.
Les employés de l'Etat seront les premiers touchés puisque leur masse salariale, qui représente plus d'un tiers (35 %) du budget public, sera amputée de 160 milliards de rands (9,7 milliards d'euros) en trois ans, soit une baisse de 9 %. « Nous allons présenter une nouvelle loi pour mettre fin aux salaires excessifs dans la fonction publique (…). Il y a beaucoup de nettoyage à faire », a-t-il lancé devant la presse.
Dès mardi, les syndicats de la fonction publique, en discussions salariales avec l'Etat, avaient menacé de faire grève. L'analyste indépendant Daniel Silke a salué sur son compte Twitter « un budget crédible mais politiquement risqué (…) qui va causer des tensions avec les syndicats, mais est nécessaire à la restauration de la stabilité fiscale ».
Le ministre a toutefois indiqué que l'Etat continuerait à voler au secours des entreprises publiques en grande difficulté en versant 60 milliards de rands aux seules Eskom (électricité) et South African Airways (SAA). Le gouvernement fera « tout ce qu'il faut » pour assurer une production d'électricité stable, a promis M. Mboweni.
Pour cause de mauvaise gestion et de manque d'investissement, Eskom a multiplié ces derniers mois les délestages, qui ont lourdement pesé sur l'activité des entreprises.
Faute de hausse des impôts, le déficit budgétaire du pays devrait ainsi atteindre son plus haut niveau depuis dix-huit ans, soit 6,8 % du produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres du département du Trésor. De nombreux analystes se sont inquiétés de ce dérapage.
Depuis des années, le pays le plus industrialisé du continent africain semble englué dans une crise qui se manifeste par une croissance molle, la détérioration des finances publiques, le chômage de masse (30 %) et, plus récemment, des pannes d'électricité à répétition qui affectent son activité.
Le président Cyril Ramaphosa a reconnu sans détour la gravité de la situation la semaine dernière. La dette publique « atteint des niveaux insoutenables » et « l'économie n'a pas renoué avec une croissance significative depuis une décennie », a-t-il déploré devant les parlementaires dans son discours annuel sur l'état de la Nation.
Deux ans après le départ anticipé de son prédécesseur Jacob Zuma pour cause de scandales de corruption, le bilan dressé par M. Ramaphosa sonne comme un constat d'échec.
En prenant les rênes du pays en février 2018, l'ex-syndicaliste des heures sombres de l'apartheid reconverti en capitaine d'industrie s'était pourtant fait fort de relancer le pays en y faisant revenir les investisseurs étrangers. Sans succès jusque-là. Le produit national brut (PNB) sud-africain n'a pas dépassé 1,3 % ces cinq dernières années.
Selon les documents du département du Trésor fournis mercredi, la croissance n'a atteint que 0,3 % en 2019 et le gouvernement n'espère pas plus de 0,9 % pour 2020. « Je redoute une récession en bonne et due forme », a, moins optimiste, commenté l'économiste Dawie Roodt, de la firme Efficient Group, après le discours du ministre.
Le ministre des finances a présenté son budget sous la menace d'une dégradation de la note financière de l'Afrique du Sud par l'agence Moody's, la seule des trois grandes à ne pas l'avoir déjà dégradée au rang d'investissement spéculatif. Fitch and S&P l'ont reléguée dans cette catégorie dès 2017.
«Nous ne sommes plus très loin d'une dégradation de Moody's. Si nous ne stabilisons pas le déficit et ne contrôlons pas nos dépenses, ils n'hésiteront pas à le faire», a averti l'économiste en chef de l'Old Mutual Investment Group, Johann Els. Une telle sanction pourrait causer un exode des investisseurs et accroître la pression sur la devise locale, le rand.


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