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De l'interview de l'ambassadrice de France Hélène Le Gal ne jaillit pas la lumière…
Publié dans Barlamane le 13 - 04 - 2020

Le choix des agents de la diplomatie française ces dernières années, critiqués, interpelle. Hélène Le Gal, qui remplit depuis quelque temps les fonctions d'ambassadeur de la France à Rabat, a accordé une interview au magazine national Economie et entreprise sans daigner citer une fois le nom du souverain Mohammed VI, celui du président français ou ceux des responsables marocains. La diplomatie de l'axe Rabat-Paris se fait de souverain à président, et l'on sait maintenant pourquoi.
La main irresponsable qui s'était, en quelque sorte, emparée du département des affaires étrangères en France ne s'est pas retirée avec la désignation de Hélène Le Gal en septembre 2019. Un trait distinctif dans l'entretien qu'elle a accordé au magazine Economie et Entreprises, dans son édition d'avril 2020, c'est le goût des exclusions. Explications bornées, formules sans chaleur, elle prenait à peine note de l'existence des responsables marocains, comme s'ils étaient condamnés à végéter inconnus à ses yeux. Florilège : «Jean-Yves Le Drian [ministre des affaires étrangères, NDLR] a contacté son homologue pour discuter avec lui des modalités retenues pour le retour des Français», «Quand Bruno Le Maire [ministre français de l'économie et des finances, NDLR] est venu au Maroc, il a longuement discuté avec ses homologues», «Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai une excellente coopération avec mon homologue» ou encore «Comme je vous l'ai dit, j'ai des relations très fluides et très positives avec les autorités marocaines.» Homologues, autorités, etc. Le flou.
Ici, Mme le Gal cherche à revivre un vieux principe qui semble avoir trouvé quelque crédit auprès d'elle, et qui fait que la France soit mal représentée auprès des cours étrangères : le manque d'égards. Dès qu'un ambassadeur arrive au Maroc, lumière est toujours faite sur les postes qu'il a occupés, les négociations où il a figuré, et de l'époque où il a commencé de prendre part aux affaires. Mme le Gal n'a pas pris le soin de s'instruire sur le personnel politique et diplomatique marocain. Pire, le nom des deux dirigeants français et marocain n'ont à aucun moment été évoqués.
Pourtant, Mme le Gal est une ancienne commise de l'Etat, à force de capacité et de service. Elle n'est pas arrivée inopinément à son poste, par la seule recommandation de son nom, mais parvenu de grade en grade, après dix ans de services entre le Québec et Israël. Interrogée sur les points en litige, l'ambassadrice affirmait que les relations bilatérales sont « denses » selon ses propres termes. Selon Maroc Intelligence qui lui c consacre également un article, la France, se croyant amenée à étendre son action en Afrique, tend à pousser à son degré le plus extrême l'interprétation de ce droit et voit en le Maroc « un concurrent menaçant », note le portail. Sur une certaine presse promotrice d'une réaction véhémente principalement dirigée contre le Maroc, aucun mot.
Jamais, en effet, entretien ne fut plus équivoque que celui de Mme le Gal. Quel rôle jouerait aujourd'hui ce ministre des Affaires étrangères supposée apporter avec elle une pensée politique, et pas ombre de représentation diplomatique ? Pour une ambassadrice réputée rompue à l'exercice, consciente qu'elle doit rendre les plus grands services dans la position qu'elle occupe, il fallait qu'elle montre dans sa première grande sortie médiatique tout l'esprit et toute la grâce qu'il eût fallu pour tenir le premier rang diplomatique français au Maroc ; et surtout, ne plus égarer ses carnets qui comptent les noms de ceux qui remplissent de vastes scènes à l'échelle nationale, et qui réparent les dégâts de l'ère Hollande.
Interrogée sur les liens qui unissent les deux pays, Mme le Gal les a qualifiés de « fluides ». Fini, donc, le temps des liens historiques, séculaires, enracinés. La France veut entrer dans la voie de toutes les améliorations diplomatiques, sans vaincre la passion, et le règne des antagonismes sur les immenses relations longtemps bâties. Cela veut dire qu'il n'y a plus à se méprendre, et qu'il est encore moins certain, de s'endormir sur les fragiles acquis du passé. Une situation qui offre un singulier caractère d'incertitude…


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