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L'ONU rejette la résolution américaine visant à prolonger l'embargo sur les armes en Iran
Publié dans Barlamane le 15 - 08 - 2020

Les Etats-Unis, qui font pression pour isoler l'Iran, ont dénoncé un vote «inexcusable». De son côté, Téhéran a salué ce vote, estimant que Washington n'a «jamais été si isolé».
Washington ne se faisait pas d'illusion mais espérait paraître moins seul dans sa stratégie de lutte contre le nucléaire iranien. Cela n'a pas marché. Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a rejeté, vendredi 14 août, une résolution américaine visant à prolonger l'embargo sur les ventes d'armes à l'Iran qui expire en octobre, suscitant la colère des Etats-Unis, qui ont dénoncé un vote «inexcusable».
Le projet de Washington n'a été approuvé que par deux pays, a annoncé l'Indonésie, qui préside actuellement cette instance. Deux autres, la Russie et la Chine, ont voté contre et les onze membres restants du Conseil se sont abstenus, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, alliés européens des Etats-Unis.
Si le texte avait obtenu neuf voix favorables, Pékin et Moscou – qui entendent pouvoir vendre des armes à Téhéran dans un avenir proche – auraient certainement mis leur veto en tant que membres permanents, mais cela n'a pas été nécessaire.
«Les Etats-Unis n'abandonneront jamais nos amis dans la région qui attendaient davantage du Conseil de sécurité. Nous continuerons à travailler pour faire en sorte que le régime théocratique terroriste ne soit pas libre d'acheter et de vendre des armes qui menacent le cœur de l'Europe, du Moyen-Orient et au-delà», a déploré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué.
Selon le secrétaire d'Etat, l'institution mondiale, qui regroupe notamment les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France), «a échoué aujourd'hui à remplir sa mission fondamentale», à savoir «maintenir la paix et la sécurité internationales».
Le Conseil de sécurité «a rejeté une résolution raisonnable pour prolonger un embargo sur les armes en Iran vieux de treize ans et a ouvert la voie à ce que le principal Etat soutenant le terrorisme au monde puisse acheter et vendre des armes conventionnelles sans restrictions de l'ONU, pour la première fois depuis plus d'une décennie», a-t-il déploré, estimant qu'il était ainsi allé à l'encontre du souhait de nombreux pays arabes et d'Israël.
Washington «isolé», selon Téhéran
De son côté, Téhéran a salué ce vote : «Depuis 75 ans d'histoire des Nations unies, l'Amérique n'a jamais été si isolée», a tweeté le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Abbas Moussavi.
«Malgré tous les voyages, pressions et colportages, les Etats-Unis n'ont pu mobiliser qu'un petit pays (pour voter) avec eux», a-t-il lancé, faisant allusion aux efforts de Mike Pompeo pour rallier des soutiens à la résolution américaine.
Lors du vote de l'ONU, «hier soir, la diplomatie active de l'Iran ainsi que la force juridique de (l'accord sur le nucléaire) ont de nouveau vaincu les Etats-Unis au Conseil de sécurité», s'est réjoui M. Moussavi.
Epreuve de force
Ce vote devrait poser les jalons d'une longue épreuve de force avec des répercussions sur l'accord international de 2015 conclu pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. L'embargo sur les armes arrive en effet à expiration le 18 octobre, selon les termes de la résolution entérinant cet accord.
Or, bien que le président Donald Trump ait retiré en 2018 les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, qu'il jugeait insuffisant, la diplomatie américaine menace désormais d'invoquer son statut de pays « participant » à ce même texte, issu de la résolution de 2015, pour imposer unilatéralement le rétablissement des sanctions de l'ONU levées en échange des engagements nucléaires iraniens. Mike Pompeo n'a cependant pas directement réitéré cette menace dans son communiqué après le vote.
Une telle manœuvre, sur la base d'un argument juridique contesté par de nombreux membres du Conseil, y compris parmi les alliés européens de Washington, risquerait de pousser l'Iran à claquer définitivement la porte de l'accord nucléaire, dont il a déjà commencé à se désengager. Et donc à acter la mort du texte de 2015.
Les détracteurs de la démarche américaine soupçonnent l'administration Trump de vouloir justement parvenir à cette issue fatale avant la présidentielle de novembre aux Etats-Unis, et plusieurs pays pourtant a priori favorables à une prolongation de l'embargo, à l'instar des Européens, ont donc refusé de jouer le jeu américain.


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