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Elections américaines 2020 : la bataille fait rage entre Donald Trump et Joe Biden
Publié dans Barlamane le 04 - 11 - 2020

Le président républicain et son adversaire démocrate ont remporté hier les Etats acquis à leur camp. Le vainqueur pourrait ne pas être connu avant plusieurs jours.
Alors que les derniers bureaux de vote pour l'élection présidentielle sont encore ouverts aux Etats-Unis, les estimations dévoilent, mercredi 4 novembre au matin, un duel très serré entre le président républicain sortant, Donald Trump, et son rival démocrate, Joe Biden.
Dans un pays traversé par des crises sanitaire, économique et sociale d'une ampleur historique, le pays se prépare à de longues heures d'attente, voire de longues journées, avant un résultat officiel. D'autant qu'une grande partie des votes par correspondance ne seront pas comptabilisés avant plusieurs jours.
L'Arizona quitte le camp républicain pour Joe Biden, la Floride et le Texas pour Donald Trump
Seule certitude : la vague démocrate, espérée par ceux, dans le camp Biden, qui se prenaient à rêver de victoires historiques en Caroline du Nord, en Géorgie ou encore au Texas, n'aura pas lieu. Donald Trump a même remporté la Floride face à Joe Biden, une victoire qui lui permet de continuer à croire en la possibilité d'un second mandat. Le Texas revient, lui aussi, au camp du président sortant.
En revanche, Joe Biden l'emporte en Arizona (onze grands électeurs). Il s'agit du premier Etat de la soirée à basculer du camp républicain vers celui des démocrates – pour la première fois depuis 1996. Mais le chemin de Joe Biden vers la Maison Blanche passe désormais davantage par le Nord industriel du pays. L'objectif affiché est de reprendre trois Etats, arrachés sur le fil par Donald Trump il y a quatre ans : le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Le candidat démocrate remporte également les Etats du Minnesota et du New Hampshire.
Si la règle du «winner takes all», qui stipule que le candidat en tête dans un Etat remporte l'ensemble des grands électeurs en jeu, s'applique aux Etats-Unis, le Maine et le Nebraska divisent leurs voix. Selon l'agence de presse Associated Press (AP), Joe Biden remporte trois des quatre grands électeurs du Maine – l'incertitude demeure pour le quatrième. Dans le Nebraska, Donald Trump emporte quatre des cinq grands électeurs et laisse le second district, dont la ville d'Omaha, à Joe Biden – Hillary Clinton y avait été battue par M. Trump en 2016.
Pour l'emporter, un candidat n'a pas besoin d'être majoritaire en nombre de voix au niveau national : il doit obtenir au moins 270 des 538 grands électeurs attribués au niveau des Etats. Pour l'instant, Joe Biden devance Donald Trump avec 238 grands électeurs contre 213 pour le candidat républicain.
Sans surprise, les deux septuagénaires ont rapidement engrangé une série d'Etats qui leur étaient promis. L'Indiana, le Kentucky, l'Alabama, l'Arkansas et le Tennessee, entre autres, pour Donald Trump. La Californie, l'Illinois, la Virginie, New York, le Colorado, le Delaware ainsi que la capitale fédérale, Washington, pour Joe Biden.
Joe Biden s'est exprimé rapidement dans la nuit de mardi à mercredi, affichant sa confiance dans la victoire. «Gardez la foi, nous allons gagner !», a lancé l'ancien vice-président américain devant des partisans réunis en «drive-in» dans son fief de Wilmington, dans le Delaware. «Nous pensons que nous sommes en bonne voie de gagner cette élection», a-t-il déclaré sous les klaxons enthousiastes. «Nous sommes confiants sur l'Arizona», un Etat-clé, a ajouté Joe Biden, en appelant à la patience.
Donald Trump a, quant à lui, fait une déclaration depuis la Maison Blanche. Le président sortant a revendiqué la victoire, affirmant également vouloir saisir la Cour suprême contre «une fraude aux dépens du peuple américain». Dans son allocution, il a également avancé : «Nous allons gagner et, de ce que j'en pense, nous avons déjà gagné.»
Cependant aucun candidat ne peut être donné gagnant à ce stade, alors que les projections des médias américains ne sont pas encore disponibles pour six des cinquante Etats des Etats-Unis. Si les résultats de certains, comme le Michigan ou le Wisconsin, devraient être connus avant jeudi matin (heure française), d'autres ne pourront être établis qu'à la fin de la semaine.
Sur Twitter, Donald Trump avait déjà revendiqué une «grande victoire», plus tôt dans la soirée. Dans un autre message, modéré par le réseau social, il accusait le camp des démocrates d'«essayer de voler l'élection».
La chef de campagne de Joe Biden, Jen O'Malley Dillon, a jugé ces propos «scandaleux et sans précédent» alors que le président sortant appelait à stopper le décompte des voix, affirmant ne pas vouloir «qu'ils trouvent des bulletins à 4 heures du matin». La démocrate s'est dit prête à déployer des équipes de juristes si Donald Trump mettait sa menace à exécution. Elle a ajouté : «Nous sommes encore confiants qu'une fois le processus achevé, Joe Biden sera le prochain président des Etats-Unis.»
La Chambre des représentants devrait rester démocrate
Preuve néanmoins de la résistance du camp républicain, le sénateur Lindsey Graham, l'un des proches alliés du président, un temps menacé, a été réélu en Caroline du Sud, puisque le scrutin du jour permet notamment le renouvellement du Congrès, composé du Sénat et de la Chambre des représentants. Plus anecdotique, l'ancien médecin de la Maison Blanche Ronny Jackson, connu pour avoir vanté «l'excellente santé» de Donald Trump dont il est devenu un fervent partisan, a été élu mardi à la Chambre des représentants. Se disant « honoré » d'avoir été élu, le docteur Jackson a tweeté : «Je ne m'inclinerai jamais devant les gangs progressistes, et je serai le dirigeant conservateur que vous méritez.»
Malgré tout, comme cela était largement anticipé, les démocrates ont gardé le contrôle de la Chambre des représentants, selon les estimations des médias américains. Ainsi, la jeune star démocrate du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez a été facilement réélue dans sa circonscription new-yorkaise, face à un rival républicain qui avait bénéficié de fonds venus de tout le pays tant «AOC», comme elle est surnommée, est devenue une cible des pro-Trump. La course pour le Sénat, aujourd'hui contrôlé par les républicains, restait indécise en milieu de soirée.


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