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Nabil Benabdellah décline le programme du PPS et répond à el Otmani sur son bilan, à la lumière des réalisations
Publié dans Barlamane le 19 - 07 - 2021

Ce n'est pas un scoop : l'homme est un communicateur né. Précis dans son propos, incisif, porteur de valeurs de gauche, il est fidèle à son parti et se veut réaliste. Rompu à la gestion de la chose publique, il défend PPS et ses résultats ministériels dans tous les gouvernements passés depuis El Yousssoufi. Reste à savoir si programme de son parti, qu'il délivre au public ce lundi, convaincra les votants. Reste à savoir également si son vœu pour que les abstentionnistes se rendent aux urnes, portera son parti au gouvernement.
Le programme du PPS s'articule autour de trois axes : d'abord l'humain et le social, ensuite le soutien d'une entreprise nationale sous le cadre d'un pacte national pour préserver et créer l'emploi ; et enfin l'approfondissement de la vie démocratique et l'éducation institutionnelle.
«Le social fait partie de notre identité car nous sommes êtes un parti de gauche ». D'emblée, Nabil Benabdellah explique que faire des prévisions basées sur des chiffres est nécessaire, comme un taux de croissance à 8%, mais que l'identité du PPS réside dans la répartition des richesses. En clair la croissance ne doit pas profiter uniquement à 5% de la population.
Le maître mot est de réduire l'écart entre les riches et les pauvres, les provinces et les régions du pays, qui existe malgré les réalisations en infrastructures, (CHU, amélioration de la performance de certaines industries, aménagement des autoroutes, ports ou amélioration de certains de nos indices économiques). C'est également l'ossature du rapport de la CSMD partant du constat du roi que les toutes franges de la société n'en ont pas profité, qui a demandé de prendre en compte cette réalité dans le nouveau modèle de developpement (NMD), rappelle-t-il : «le developpement n' a de sens que si il change les indice du développement humain, valeur ONU».
En un mot, Benadbellah annonce que le contexte du covid-19, est venu établir une vérité sur le libre capital, le libre-échange, la mondialisation, et conforte le PPS dans son idéologie et identité : seuls les Etats qui se sont investis dans l'humain ont pu répondre avec forces aux effets économiques et sociaux générés par la pandémie, dit-il avec satisfaction.
En quelque sorte pour le PPS, il est plus naturel d'élaborer un programme fidèle à son ADN, sur l'humain, le rôle de l'Etat stratège, la gouvernance, d'autant que less contexte sanitaire et économique l'exigent aujourd'hui, que pour des partis notoirement connus comme défenseurs de l'entreprise et du secteur privé à tout va. « Dans le modèle de développement tel qu'il a été présenté, nous sentons que nos valeurs triomphent », souligne-t-il.
Le référentiel PPS présent dans le programme ainsi que dans le document présenté sur le covid-19 à la CSMD déroule 5 volets. Investir dans l'humain, l'économie, la gouvernance ( des lois, et une justice transparente), la dématérialisation et des éléments non économiques du développement comme la culture (porter son budget aujourd'hui de 1% à 3% en mettant à contribution tous les départements, et réconcilier les Marocains avec leur identité, leur civilisation, et œuvrer pour une élévation globale du niveau éthique.
Un nouveau modèle de développement n'est possible, précise N. Benabdellah que si un champ politique pour le porter avec des partis forts autonomes existe, seule manière d'accéder à la crédibilité pour que jeunes, moins jeunes et élites du pays reprennent le chemin des urnes.
Les politiques publiques
Le programme du PPS réaffirme que l'Education, c'est d'abord le renforcement de l'école publique, car elle devrait être l'école de la majorité, l'école de la qualité, grâce à laquelle le Marocain n'est pas forcé de payer pour l'éducation de ses enfants d'autant qu'il n'a pas les moyens de le faire. Le secteur de la santé également est corollaire du renforcement de l'hôpital public.
Seuls des partis forts peuvent défendre l'école publique, l'université public, tout en laissant l'école privée dans son rôle de complément, insiste Nabil Benabdellah. En un mot il faut pouvoir outre avoir des idées novatrices, mettre en œuvre les lois cadres comme celle sur l'enseignement, ou celle de la généralisation de la protectionsociale ( AMO, Allocations familiales ,retraites et indemnités pour pertes d'emploi), ou encore de la loi cadre portant sur la réforme fiscale. On l'aura compris, la mise en œuvre de lois cadres est fondamentale car celle dépendra, des partis au gouvernement.
Quant à l'application d'autres lois à l'instar de l'égalité hommes femmes consacrée dans la Constitution ou la réforme du code pénal, Benabdellah martèle que seul un parti progressiste peut le faire, à contrario d'un parti conservateur ou un parti orienté vers l'entreprise privé, car ses priorités sont autres.
Il met en exergue le fait que le dernier axe du programme du PPS concerne les politiques publiques, les libertés, l'égalité homme-femme, la justice, les institutions, et que « le gouvernement doit assumer réellement ses responsabilités tel qu'inscrit dans la Constitution. Car plus on élargit la démocratie plus on renforce le pouvoir ».
Une économie orientée industrie nationale
Avec l'aggravation du déficit budgétaire à 82 MM dhs en 2020 , avec un besoin en création d'emplois de 200 000 postes alors que seulement 70000 ont été créés, le besoin budgétaire est de 300MM dhs. Dans un « contexte de morosité du monde des affaires, et la nécessité d'une économie inclusive, forte et créatrice d'emplois à forte valeur ajoutée et d'un rôle central de l'Etat » , le PPS propose une industrie nationale sous le cadre d'un pacte social ppour préserver et créer l'emploi. Faire du Maroc, pour citer un des exemples du programme, une plate-forme numérique internationale et créer une sorte de silicone valley. Produire marocain et consommer marocain, également.
Pour relancer l'économie il faut un Etat stratège, un réel moteur de l'investissement public sans diriger, évidemment, précise Benabdellah, le secteur économique. Le credo du PPS est d'industrialiser les objectifs et de développer la commande publique.
Le programme invite également à lutter contre l'informel par des mesures d'aides et de motivation pour le faire passer vers le secteur formel.
Quant à l'agriculture, l'orientation est de revoir les choix agricoles pour assurer et la sécurité alimentaire, les revenus des petits agriculteurs et préserver les ressources en eau. Car, indique Nabil Benabdellah, le Maroc n'est pas un pays a vocation agricole` : i 3/4 de son territoire quasi désertique, rappelle Nabil Benabdellah : « on ne peut pas miser sur l'agriculture. les pays qui ont avancé dans le monde ce sont les pays qui se sont industrialisés ». En clair si encore aujourd'hui le Maroc est un pays rural, il faut le transformer pour créer de la valeur ajoutée.
Comment financer ce programme ? le PPS part de l'étude de la DGI qui préconise de lutter contre l'évasion fiscale, et élargir l'assiette fiscale. Ainsi, les recettes fiscales passeraient de 150 milliards À 300 milliards de dirhams. Ce qui est exactement l'objectif du PPS en 3-4 ans, pour financer l'économie nationale. Benabdellah précise qu'une part d'endettement est aujourd'hui nécessaire.
Des fondamentaux du PPS
Le Secrétaire général du PPS conclut sur un vœu, qu'il estime possible : un électrochoc qui ferait que les abstentionnistes qui constituent quelque 10 millions de votants potentiels inscrits sur les listes viennent aux urnes. Car sans participation pas de changement. Et sans participation, la population subira des politiques publiques mises en œuvre assurément puisqu'un parlement sera constitué sur la base d'un gouvernement élu.
Considérant les chiffres des anciennes échéances : sur les 6 millions de voix, le PPS a obtenu 450 000 voix, s'il en convainc, en septembre, 400 000 autres, le PPS peut être parmi les quatre premiers partis dans la course électorale, annonce le secrétaire général du parti.
Car le Parti du progrès et du socialisme, rappelle Benabdellah garantit certains fondamentaux; Ainsi, le gouvernement Benkirane, bien que complètement libéral, a respecté ses engagements concernant l'école publique, tout comme « il n'a pas voté une seule loi liberticide ». Concernant le gouvernement El Otmani faible de par sa genèse et de par la personnalité de son chef, les ministres du PPS n'ayant pas été soutenus malgré les réalisations de leurs département -lesquelles sont inscrites dans les rapports officiels-, insiste Benabdellah, le parti a préféré en sortir lors du remaniement. Car si le PPS n'est pas dans la rupture, précise-t-il par rapport à ce chapitre, et s'il tient à ses bonnes relations avec le PJD, El Otmani n'a pas joué son rôle de chef de gouvernement qui est de défendre tous ses ministres, partisans ou indépendants soient-ils.
En conclusion, Benabdellah assure que le PPS a pu acter des décisions sociales en étant minoritaire dans les différents gouvernements passés. A la tête d'un futur gouvernement, son apport n'en sera que plus grand, certifie-t-il. Exemples à l'appui, il rappelle que c'est bien un ministre PPS , Houcine El Ouardi, qui a acté la baisse des prix des médicaments et a tenu tête aux lobbies pharmaceutiques. Benabdellah relève également que l'indemnité pour perte d'emploi, qui est aujourd'hui l'un des quatre piliers de la protection sociale, est le fait du PPS.


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