Moudawana : Au Parlement, la réforme ravive les clivages en fin de législature    Réforme de la justice : les avocats montent au créneau    CAN 2025 au Maroc : Le dispositif sécuritaire marocain suscite l'intérêt du FBI    Marché des capitaux: plus de 106,61 MMDH de levées à fin novembre 2025    Renault Filante, le nouveau visage du haut de gamme mondial    Peugeot 308 : le lion reprend la main    Marché des OPCVM : l'actif net atteint 810,82 MMDH selon l'AMMC    Cours des devises du mardi 6 janvier 2026    Nouveau dispositif de soutien aux TPME : 89 projets approuvés pour 1,28 MMDH    Marché des capitaux: Plus de 106,61 MMDH de levées à fin novembre 2025    La Chine mène le premier entraînement d'astronautes à l'intérieur de grottes    Sous-financée, la situation humanitaire au Yémen « ne cesse de se détériorer »    Emmanuel Macron veut faire reconnaître les cafés et bistrots de France par l'Unesco    Coupe d'Afrique des Nations Maroc-2025 : agenda du mardi 06 janvier    Sofiane Boufal quitte l'Union Saint-Gilloise et devient libre    Raja Club Athletic confie la direction générale à Nawal El-Aidaoui    Manchester City: Josko Gvardiol victime d'une fracture du tibia    Mercato hivernal : Wydad et Raja s'activent pendant la CAN    Le FC Nantes négocie le prêt de Zakaria Aboukhlal    Les Gunners d'Arsenal prêts à passer à l'action pour Brahim Diaz    CAN Maroc 25 / Algérie - RDC : un huitième de finale indécis    Températures prévues pour mercredi 07 janvier 2026    Intempéries : Reprise des cours mardi à Tiznit    Rabat : Deux morts et quatre blessés dans l'effondrement partiel d'un immeuble    Météo : Pluies, neiges et vents du lundi au jeudi    CV c'est vous ! Ep – 86. Rania Bassiri : Quand carrière bancaire et passion sportive se rencontrent    L'ambassade de Palestine inaugurée à Londres    Venezuela : Delcy Rodriguez prête serment comme présidente du régime après l'arrestation de Maduro    Venezuela : Delcy Rodriguez prête serment comme présidente du régime    Les robes noires durcissent le ton contre la réforme de la profession d'avocat    Projets immobiliers à l'arrêt : un nouveau canal suspect pour le blanchiment    CAN : Chers « frères-ennemis », un peu de bonne foi !    Sekkouri promet une réforme du Code du travail avant le 1er mai pour mettre fin aux abus    Perturbations météo : appel à la vigilance dans plusieurs régions    Réforme du Code de la famille : un vote en 2026 ou un report à la prochaine législature ?    CAN 2025 : Un illustrateur libanais revisite les moments forts du tournoi en œuvres graphiques    Maroc – Brésil : Vers une alliance stratégique Sud-Sud fondée sur la souveraineté et la coopération économique    Les températures attendues ce lundi 5 janvier 2026    Revue de presse de ce lundi 5 janvier 2026    Interview avec Pr Aziz Moqrich : « La Médaille de l'Innovation du CNRS est une reconnaissance légitime de mon parcours »    Guinée. La Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya    Gabon. Oligui Nguema dévoile son gouvernement    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    Abidjan vibre au rythme du MASA    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Visas : les autorités consulaires françaises au Maroc «rejettent une demande sur deux»
Publié dans Barlamane le 24 - 05 - 2022

Paris a annoncé en septembre 2021 la réduction du nombre de visas accordés à ces trois pays du Maghreb, dont le Maroc en raison de leur «refus» de délivrer les laissez-passer consulaires (LPC) nécessaires au retour des immigrés refoulés de France. Une vengeance immotivée devenue du chantage en règle.
En matière de visa, le pouvoir d'appréciation des autorités consulaires françaises est devenu une épée de Damoclès. Les critères de refus n'étant pas fixés par la législation, les demandeurs de visa sont devenus très peu protégés contre les décisions arbitraires des consulats qui motivent leur refus avec des prétextes fallacieux. La demande de visa représente, pour les postulants, un investissement onéreux et risqué mais une manne financière pour les pouvoirs publics français. Les frais sont donc versés, que le visa soit accordé ou pas, et ils ne sont pas remboursés en cas de rejet de la demande. Et malgré les avertissements et les réserves des observateurs indépendants concernant les atteintes aux libertés individuelles qui peuvent découler de cette logique actuelle en matière de visa, les agissements actuels ne semblent pas prêt de s'arrêter.
Visas délivrés au compte-gouttes ? Interrogé par Le Monde sur sa politique incompréhensible de quotas, le consulat général de France à Rabat a refusé de justifier pourquoi ses services rejettent une demande sur deux. «Les arbitrages se font de manière assez opaque, observe un conseiller des Français de l'étranger de la zone cité par Le Monde. Ce qui est certain, c'est qu'une fois les visas accordés aux catégories préservées, comme les étudiants et les chauffeurs routiers, qui ont besoin de visas de circulation, la portion restante est très réduite», a-t-il révélé. Selon une autre source, les autorités consulaires, obligées de motiver leurs refus, n'auraient d'autre choix que de «mettre en attente les "bons" dossiers jusqu'à ce qu'ils en trouvent à refuser».
«Pour faire le chiffre, il n'y a plus de tolérance dans l'examen des demandes : au moindre justificatif manquant, c'est le refus», dit au journal M'jid El Guerrab, député de la neuvième circonscription des Français de l'étranger : «Par exemple, il est désormais exigé une facture acquittée de l'hôtel, quand auparavant une simple confirmation de réservation suffisait.»
L'instruction des demandes de visa est devenue très lente. Surtout, il est très difficile pour les demandeurs d'accéder à une information fiable sur la procédure ou la liste des pièces à fournir, surtout après les nouvelles restrictions françaises qui restent très opaques. «Depuis le début de l'année, un obstacle supplémentaire est venu se greffer en amont de la procédure : non seulement les chances d'obtenir un visa sont réduites, mais il est même devenu difficile – sinon impossible – de prendre un rendez-vous pour déposer une demande. La plate-forme TLScontact (du nom du prestataire à qui le consulat sous-traite le dépôt des dossiers) est saturée», précise Le Monde.
Les Français du Maroc, eux, dénoncent un système «inadmissible, à l'encontre des valeurs d'égalité et de transparence». Le système actuel de TLS «renvoie une image désastreuse des services français», estime un conseiller consulaire : «En gros, les gens comprennent qu'il faut payer une sorte de bakchich pour y avoir accès !».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.