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Marche-Verte : le Royaume chérifien déjoue les complots d'un pays ayant à peine treize ans de longévité
Publié dans Barlamane le 05 - 11 - 2023

Le Royaume chérifien est un grand pays à l'histoire millénaire qui, en tant qu'Etat et empire, étendait son influence jusqu'à la péninsule ibérique au nord, et au sud et à l'Est, à des espaces aujourd'hui scindés en plusieurs communautés, pour qu'il puisse être encerclé et coupé de ses racines africaines, de surcroît, par un pays qui avait à peine 13 ans de longévité (1962).
Nous ne pouvons, aujourd'hui, que saluer l'âme de l'artisan qui avait, dans le secret absolu, imaginé et écrit le scénario de la libération des Provinces du sud, sans effusion de sang, alors que ses ennemis redoutaient un bain de sang et accusait le Souverain défunt d'aventures sanguinaires et meurtrières au Sahara. La Marche verte, que nos ennemis surnomment, sans scrupule, «la Marche noire», vient en fait, dans le contexte géopolitique en 1975, instituer une nouvelle doctrine politique dans la libération des peuples du colonialisme. Feu le Roi Hassan II n'avait annoncé la Marche verte qu'au soir de l'avis consultatif de la Cour internationale de justice de la Haye, le 16 octobre 1975, qui était sollicitée à cet effet, six mois plus tôt par l'organisation des Nations unies.
Et en 21 jours seulement, 350 000 Marocains dont dix pour cent de femmes avaient franchi les frontières factices du Sahara, soit le 6 novembre 1975, devenu depuis fête nationale. Cela rappelle en quelque sorte l'élan de solidarité affiché par les Marocains au lendemain du tremblement de terre qui avait ébranlé le Haouz. Des convois de camions, venant de partout, convergeaient vers les frontières factices du Sahara. Le but ayant été atteint, L'Espagne décida de rétrocéder le territoire au Maroc, dans le cadre d'un accord signé à Madrid.
Le Maroc n'a choisi ni le contexte ni le calendrier. Alors que l'Espagne entendait organiser un référendum dans ce territoire (été 1974), le Royaume décida, via les Nations unies, de saisir la Cour de justice de la Haye, pour solliciter son avis sur le point de savoir si au moment de la colonisation du territoire, le Sahara était Terra Nullius, et dans le cas négatif, quels étaient les liens avec le Royaume du Maroc.
L'interférence de la Mauritanie, et l'ingérence flagrante de l'Algérie, laquelle fit collusion avec Madrid pour contrecarrer la récupération par le Maroc de son Sahara, n'avait pas arrangé les choses au plan diplomatique, mais la Marche verte accula Madrid à céder, bien qu'elle eût affiché une certaine résistance, au départ. Le Maroc n'oubliera jamais la trahison de Boumediene et de l'Algérie qui sortait, à peine, des ténèbres de plusieurs siècles d'occupation. L'Algérie, qui s'était donnée un Etat, depuis à peine 13 ans, dirigé par un colonel, dont toute la carrière militaire avait été accomplie au «maquis à l'étranger » (Oujda) subira un premier échec diplomatique retentissant, en dépit des pressions exercées à l'encontre de Madrid, comme aujourd'hui d'ailleurs, via un polisario bis aux Iles Canaries.
Le Roi Hassan II avait réussi à contrecarrer les complots de l'Espagne, pour perpétuer la colonisation du Sahara et de l'Algérie, pour couper le Maroc de ses racines africaines. Il a également réussi lorsqu'il a normalisé les relations avec l'Algérie, pour atténuer quelque peu l'engagement militaire d'Alger, aux côtés des mercenaires. Bien plus, il y' a lieu d'inscrire à son actif, la conclusion du cessez-le-feu avec les Nations unies, pour désactiver l'activité militaire du polisario.
Maintenant que l'Algérie est en situation de grave déroute sur tous les plans, le Royaume Chérifien s'est renforcé et s'est consolidé sur tous les plans, y compris militaire. Le Maroc de 1975 n'est qu'un vague souvenir. Son plan d'autonomie, initié par le roi Mohamed VI, réunit un consens international au niveau du Conseil de sécurité. Ces succès diplomatiques sont à inscrire au titre des grandes réformes opérées par le Royaume et du développement tous azimuts accompli à l'intérieur du pays. Cela vient renforcer la crédibilité du Royaume, de ses institutions et de ses choix politiques et diplomatiques.
*Journaliste et écrivain


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