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HCP:Le taux de chômage est passé de 13,8% en 1999 à 9,4% en 2016
Publié dans Barlamane le 29 - 11 - 2017

Le taux de chômage est passé de 13,8% en 1999 à 9,4% en 2016 et reste un phénomène urbain qui touche principalement les jeunes diplômés et les femmes, selon des données du Haut-commissariat au Plan (HCP) et de la Banque mondiale (BM).
Dans une étude intitulée « Le marché du travail au Maroc : défis et opportunités », le HCP et la BM soulignent que la grande partie de cette réduction provient des zones urbaines où le chômage a été réduit de 22 à 13,9%, tandis que les zones rurales se caractérisent par un faible taux de chômage (de 5,4% en 1999 à 4,2% en 2016).
Le chômage est bien plus élevé chez les jeunes et touche fortement les diplômés, notamment ceux du supérieur, en enregistrant une tendance haussière depuis 2010, a noté l'étude, indiquant qu'après avoir atteint un seuil inférieur en 2010 (31,3%), le taux de chômage des 15-24 ans urbains repart à la hausse en touchant 41% de cette dernière catégorie en 2016.
Le taux de chômage des diplômés est probablement dû aux difficultés à entrer dans le marché du travail, qui est la principale raison du chômage pour 66,9% des hommes diplômés du supérieur, alors que pour les hommes ayant un niveau faible d'éducation, l'arrêt de l'activité est la principale raison, ajoute la même source.
En outre, la part des chômeurs citadins de longue durée (un an et plus) a diminué sur les quinze dernières années et 74% des femmes et 61% des hommes continuent à être dans cette situation depuis plus d'un an, relève l'étude, précisant que la situation est encore beaucoup plus dégradée pour les chômeurs les plus diplômés, le chômage de longue durée touchant 82% des femmes et 72% des hommes.
Par ailleurs, la baisse du taux d'emploi et d'activité s'explique en grande partie par la faible création d'emplois en comparaison avec la croissance de la population en âge de travailler. Ainsi, entre 2000 et 2014, la population en âge de travailler (15 ans et plus) a augmenté de 27.8%, mais le nombre d'emplois a augmenté de seulement 20.4%, fait observer l'étude.
La réalisation de cette étude s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention signée en avril 2016 entre le HCP et la Banque mondiale visant à mener des études et des notes d'information qui seront utilisées dans le document de la Banque mondiale intitulé « Diagnostic systématique pays ».
Par ailleurs , le taux de pauvreté au Maroc est passé de 15,3% en 2001 à 4,8% en 2014 avec une concentration en milieu rural, selon des données du Haut-commissariat à la population (HCP) et de la Banque mondiale.
Dans une étude intitulée « Pauvreté et prospérité partagée au Maroc du troisième millénaire, 2001-2014 », le HCP et la BM soulignent que par milieu de résidence, l'incidence de la pauvreté est passée de 7,6% en 2001 à 1,6% en 2014 en milieu urbain, et de 25,1% à 9,5% en milieu rural, ajoutant que l'effectif de la population pauvre est passé de 4.461.000 individus en 2001 à 1.605.000 en 2014, enregistrant ainsi une baisse annuelle moyenne de 7,7% entre 2001 et 2007 et de 7,8% entre 2007 et 2014.
Bien que la pauvreté ait été rapidement résorbée dans les deux milieux de résidence, force est de constater que la baisse a été plus prononcée en milieu urbain qu'en milieu rural, relève l'étude, précisant que le taux de pauvreté du Royaume est particulièrement « faible » par rapport aux pays au niveau de développement similaire, et que le rythme de réduction de la pauvreté au Maroc se situe dans la moyenne des pays ayant un taux de croissance du PIB par habitant similaire.
Ainsi, entre 2001 et 2014, la progression du niveau de vie, appréhendé par la dépense annuelle moyenne par personne, a profité à l'ensemble des ménages, particulièrement aux catégories modestes et intermédiaires, et a favorisé le rapprochement en termes de bien-être socio-économique entre les différentes zones territoriales du Royaume, selon la même source qui précise que le taux de croissance du niveau de vie a augmenté de 3,3% entre 2001 et 2007 à 3,6 pc entre 2007 et 2014, et qu'exprimé en dirham courant, le niveau de vie moyen a progressé de 8.280 dh en 2001 à 11.233 dh en 2007 et à 15.876 dh en 2014.
Cette amélioration, note l'étude, a profité aussi bien aux citadins qu'aux ruraux et à toutes les couches sociales et aux pauvres plus qu'aux non-pauvres.
Sur le plan régional, l'évolution du niveau de vie entre 2001 et 2014 a nettement montré l'existence d'un processus de convergence entre les 12 régions du Royaume, bien que le rythme de réduction des écarts régionaux n'ait pas été le même pour toutes les régions, poursuit la même source, ajoutant que les régions dotées d'un niveau de vie supérieur à la moyenne nationale sont Eddakhla-Oued Eddahab, Casablanca-Settat, Laâyoune-Sakia El Hamra, Rabat-salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Hoceima et l'Oriental.
La réalisation de cette étude s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention signée en avril 2016 entre le HCP et la Banque mondiale visant à mener des études et des notes d'information qui seront utilisées dans le document de la Banque mondiale intitulé « Diagnostic systématique pay ».


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