Le Polisario conteste l'accord Maroc-UE devant le Tribunal de l'Union européenne    ONU : Après le départ de l'Algérie, le Polisario compte sur la Colombie au Conseil de sécurité    Maroc : Que dit la tempête Francis des dérèglements climatiques ?    CAN 2025 : Brahim Diaz et Noussair Mazraoui dans le onze-type de la phase de groupes    Transport Ministry urges caution as severe weather hits Morocco    Intempéries au Maroc : L'Intérieur recommande de réduire les déplacements    Inclemencias en Marruecos: El Ministerio del Interior aconseja reducir los desplazamientos    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : l'industrie connectée à la performance (6/6)    La Bourse de Casablanca débute l'année dans le vert    CAN 2025 au Maroc : dates et heures des huitièmes de finale    La Chine renforce le remplacement des appareils électroménagers en 2026    Bilan 2025. Ismail Akalay: « Anticiper les besoins du marché, un atout majeur »    DoubleTree by Hilton s'installe au cœur de Casablanca    Températures prévues pour samedi 03 janvier 2026    Bilan 2025. Rochdi Talib: « Cette année aura marqué une étape structurante pour Akdital »    Cannabis : l'ANRAC teste le CBD dans l'alimentation avicole    Edito. Le temps de repartir    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    CAN 2025 : La CAF fait son premier bilan et dévoile son tableau final    CAN Maroc 2025 : Séisme au Gabon après l'élimination des Panthères    CAN 2025 / Maroc-Tanzanie : un arbitre malien au sifflet    CAN 2025: les 8es de finale entre tactique, puissance et vieilles rivalités    Maroc : Vers la généralisation du paiement électronique des amendes routières    Sahara : Désenchanté, Abdelmadjid Tebboune se contente d'un soutien timide au Polisario    Iran: au moins 1.500 condamnés à mort exécutés en 2025, record "depuis plus de 35 ans"    Covid-19 : une menace persistante pour les plus vulnérables    Maduro se dit "prêt" à discuter avec Washington de lutte antidrogue, pétrole ou d'accords économiques    Sécurité internationale : comment le Maroc s'est imposé comme une référence mondiale    Du prince du Qatar à la CAN 2025 : Comment le Maroc est devenu la destination star de fin d'année    Intempéries : suspension des cours vendredi et samedi à Taroudant    Football marocain : De la CAN au Mondial 2030, vitrine et unité du Maroc    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    La France fait face à une multiplication de cyberattaques de sites stratégiques    Cours des devises du vendredi 02 janvier 2026    USA : Trump repousse d'un an l'augmentation des droits de douane sur l'ameublement    Huit morts dans de nouvelles frappes américaines contre des embarcations de « narcotrafiquants »    Walid Regragui : Quel est le salaire du sélectionneur marocain ?    Sahara : un drone des FAR détruit un véhicule d'orpailleurs dans la zone tampon    Le président chinois Xi Jinping prononce son discours à l'occasion du Nouvel An    Ali Bourni : une diplomatie parallèle discrète    DGSN : Avancement de 8.913 fonctionnaires de police au titre de l'exercice budgétaire 2025    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Réforme des retraites : Nadia Fettah Alaoui rejette le discours alarmiste et plaide pour un consensus    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    Musique et arts de la scène : 56 projets soutenus au titre de la 2e session de 2025    Marrakech : l'exposition « Mohammed Ben Allal, récits du quotidien » au musée Jamaâ el-Fna    CAN 2025 : Marrakech vue de l'Ouganda    Malgré les stéréotypes, le darija gagne en popularité parmi les apprenants étrangers de l'arabe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Logements insalubres : la lâcheté politique
Publié dans Challenge le 20 - 07 - 2019

Affirmer vouloir éradiquer les bidonvilles et donner des signes d'encouragement à leur établissement est une solution suicidaire.
Aziz Rabbah a annoncé, au nom du droit à l'électricité, que même les gens qui n'ont pas un permis d'habiter auront le droit au branchement électrique. Il fait sauter le dernier verrou administratif face à la prolifération de logements insalubres, de bidonvilles. Il le fait au nom de considérations humaines qui l'honorent en tant qu'individu, mais qui sont à l'encontre du programme de lutte contre les bidonvilles. C'est une autre incohérence des politiques publiques. Le message est le suivant: «quiconque réussit à construire une baraque, en dehors des lois, a droit aux services publics, en attendant que l'Etat lui offre une maison en dur, en pleine propriété». Il n'y a pas message plus fort pour accélérer la ruralisation des villes, mère, source de tous nos problèmes, de l'incivisme, de l'insécurité et même du dévoiement des élections et du phénomène «ferracha».
Le populisme est criminel
Parce que les politiques ont été d'une lâcheté extraordinaire sur ce dossier, nous sommes face à une faillite absolue. L'Etat a engagé plus de 80 milliards de dirhams dans le programme de lutte contre l'habitat insalubre. On avait recensé le nombre de familles, on a logé un nombre supérieur à celui du recensement et le stock actuel est au même niveau qu'au début de l'opération. Gâchis absolu que personne n'ose affronter.
« Ceux qui sont légaux mais insalubres, on leur amène les services publics, mais on ne leur offre pas un appartement »
La responsabilité des autorités locales est engagée. Pourquoi est-ce qu'elles laissent pousser ces cimetières pour humains comme des champignons ? La corruption y est pour beaucoup, mais aussi la peur de conflits sociaux avec des gens qui revendiquent le droit de violer la loi, d'occuper un terrain qui appartient à un tiers avec en point de mire, un logement offert aux frais du contribuable.
Nous ne faisons qu'encourager l'exode rural, véritable gangrène des villes marocaines, puisqu'il empêche toute véritable politique d'aménagement du territoire.
Lire aussi : Le Maroc exporte-t-il ses bidonvilles ?
Appliquer les lois, expulser tous ceux qui occupent les propriétés de tiers, sans aucune compensation est un signe de fermeté nécessaire et seul compatible avec l'Etat de droit. Pour les autres, ceux qui sont légaux mais insalubres, on leur amène les services publics, mais on ne leur offre pas un appartement.
C'est la seule politique qui peut arrêter le fléau. Les politiques sont d'une lâcheté extrême.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.