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France-Maroc: Paris et Rabat face aux défis économiques
Publié dans Challenge le 27 - 02 - 2024

Si la coopération économique a été au cœur de la rencontre, la visite de Stéphane Séjourné aura néanmoins permis aux deux ministres des Affaires étrangères d'échanger autour de questions aussi urgentes que la coopération commerciale avec l'Union européenne, l'instabilité au Sahel ou encore le conflit sanglant de Gaza.
Défaitisme ou espoirs déçus ? Le ton des commentaires médiatiques de la visite de Stéphane Séjourné au Maroc bascule entre déception et espérances futures concernant l'affaire nationale. Suspendus aux lèvres du ministre des AE de l'Hexagone, les journalistes invités à couvrir la conférence de presse conjointe avec son homologue marocain ont bien constaté que la réponse de Séjourné concernant le Sahara n'apportait rien de nouveau même s'il a réaffirmé le soutien « clair et constant » de la France au plan d'autonomie présenté par le Maroc en 2007, qu'il a jugé « sérieux et crédible ».
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Certes, sur cette question vitale pour le royaume, la France n'a pas varié de cap, mais au moment où le changement de stratégie de nombreux pays et à leur tête les Etats-Unis vis-à-vis du Sahara marocain pourraient faire croire que la messe est dite, la France se contente de rappeler « une neutralité bienveillante » pour ne pas dire plus. À la décharge de Séjourné, la perspective d'une visite présidentielle française au Maroc met la reconnaissance ferme et sans ambiguïté de la marocanité du Sahara entre les mains de Macron. « Si Séjourné n'a pas affiché clairement les desseins de la France, c'est que tout simplement le ministre des AE était là d'abord pour baliser la route à la visite prévue d'Emmanuel Macron à Rabat après le ramadan », se plaît à tempérer un ancien diplomate français. Wait and see.
Alors qu'est venu faire Séjourné au Maroc au moment où les relations entre les deux pays traversent de fortes turbulences ? Si d'un côté comme de l'autre, on souhaite relancer une relation bilatérale qui a traversé de nombreuses crises, pour les Français, la relance des relations économiques est vitale. En effet, pour l'Elysée, la priorité doit être d'aider une France déclassée à reprendre pied non seulement au Maroc mais aussi à passer le cap critique de 2024 en Afrique au moment où bon nombre de pays africains claquent tour à tour la porte au nez de Paris. En même temps, pour la partie française, l'essentiel consiste à faire monter en régime les industries françaises installées dans le royaume.
Si la visite de Stéphane Séjourné au Maroc doit permettre d'organiser celle d'Emmanuel Macron, repoussée à plusieurs reprises, ce sont plutôt les relations économiques franco-marocaines qui seront au cœur des rencontres programmées. L'ambassadeur de France au Maroc n'a pas attendu la visite de son chef hiérarchique pour s'activer de façon à assurer la réussite du forum d'affaires prévu le 26 avril à Rabat. Une rencontre qui verra la participation du ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, auprès d'une centaine de patrons de grands groupes hexagonaux. Dans les tuyaux, la sécurité alimentaire et la gestion de l'eau, de grands groupes français lorgnant notamment sur les projets de station de dessalement de l'eau de mer que compte lancer le royaume.
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L'usure face aux déceptions géopolitiques ne signifie pas l'abandon ; le destin du royaume se joue ailleurs, et particulièrement en Afrique. La détermination est bien là ; elle requiert des ressources et de l'engagement. Les Africains attendent de nous, plus que jamais, un engagement important, financier et militaire, à leurs côtés. C'est à l'Hexagone de comprendre que l'essor de l'Afrique est notre bien commun, en tant que chefs de file du continent. En tous cas, la France commence à se rendre compte que la situation actuelle n'est plus viable, notamment à cause des réticences politiques et financières des pays africains à continuer de subir la tutelle de Paris. Conclusion, l'Hexagone qui risque de se retrouver demain bien seul face à la volonté de puissance d'une Afrique devenue le premier bloc économique du monde a besoin du Maroc pour revenir sur ces territoires qu'il lui est désormais interdit de gérer par-dessus la jambe.


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