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Impôts sur les revenus locatifs : quelles conséquences sur les acteurs du secteur ?
Publié dans Challenge le 30 - 01 - 2025

Les nouvelles règles d'imposition des revenus locatifs au Maroc, entrées en vigueur ce mois de janvier, modifient considérablement le mode d'imposition précédent. Zoom sur les impacts pour les acteurs du secteur.
Les nouvelles réglementations fiscales en matière d'imposition des revenus locatifs au Maroc s'actualisent. La récente instauration d'une taxe de 20 % sur les revenus locatifs des propriétaires bailleurs au Maroc soulève de nombreuses interrogations au sein du secteur immobilier. « Actuellement, les particuliers titulaires de revenus fonciers dont le montant brut est égal ou supérieur à 120 000 dirhams sont soumis à l'impôt sur le revenu aux taux du barème progressif, dans le cadre de leur déclaration du revenu global en fin d'année après imputation, le cas échéant, de la retenue à la source opérée au cours de l'année concernée au taux non libératoire de 15 %. Afin d'assurer l'équité fiscale et de simplifier ce mode d'imposition, notamment pour les salariés et les retraités, il est proposé de permettre l'option à l'imposition de ces revenus au taux libératoire de 20 %, avec possibilité de bénéficier de la dispense de la déclaration annuelle du revenu global pour lesdits revenus », lit-on dans la note du PLF.
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Cette mesure fiscale, impulsée par l'Etat, soulève des inquiétudes quant à ses répercussions sur le marché locatif. Sous un certain angle, les propriétaires pourraient être tentés de compenser cette nouvelle charge en augmentant les loyers, ce qui rendrait l'accès au logement plus difficile pour de nombreux locataires. De plus, cette taxation pourrait dissuader les investissements dans le secteur immobilier locatif, freinant ainsi le développement de nouvelles offres locatives. Il faut d'ailleurs rappeler que cette nouvelle disposition s'inscrit dans le cadre de l'équité fiscale. Pour analyser son impact sur les acteurs du secteur, Challenge s'est dirigé vers ces derniers pour essayer de mesurer les effets de cette disposition fiscale.
Quel impact ?
Ces changements, qui sont entrés en vigueur à partir de janvier 2025, ont un impact sur les contribuables concernés. « Cette nouvelle disposition, qui comprend une taxe sur le foncier de 20 % et une taxe communale de 10,5 %, aura un impact à coup sûr sur le moral des investisseurs dans le locatif. Cela risque de décourager l'investissement dans cette niche, sachant que les acteurs ont été au départ encouragés à investir », explique Yassine Meniari, Directeur Général des agences immobilières AYKANA Rabat. Pour ce dernier, il y a lieu de s'interroger sur la question de l'équité fiscale. « Nous comprenons l'idée d'ajuster l'impôt dans les secteurs de façon équitable, mais il faut prendre en compte les spécificités de chaque secteur. Et surtout, l'immobilier joue un rôle majeur dans l'économie marocaine ». Par ailleurs, le CEO des agences immobilières AYKANA Rabat a alerté sur le fait qu'il faut aussi prendre des mesures pour protéger les investisseurs dans l'immobilier locatif.
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« Quand on se retrouve avec des locataires qui ont des impayés de 3 à 4 ans et qu'on ne peut rien faire, l'Etat doit aussi prendre des mesures ». En ce qui concerne les probables incidences sur le prix des loyers, Mohamed Lahlou, président de l'Union régionale des agences immobilières (URAI) Casablanca-Settat, rassure : « La majeure partie des bailleurs passe déjà sous les radars du fisc. Je ne pense pas que les loyers vont changer, car il y a un encadrement des prix de l'immobilier qui existe ».
Si l'objectif affiché est de simplifier la fiscalité et d'élargir l'assiette de l'impôt, cette réforme soulève néanmoins des interrogations quant à ses effets réels sur le marché locatif. Entre frein aux investissements et la fuite des bailleurs des radars du fisc, les acteurs du secteur restent perplexes. L'avenir dira si cette réforme permettra de concilier justice fiscale et dynamisme du marché immobilier locatif, ou si elle nécessitera des ajustements pour éviter des conséquences contre-productives.


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