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Salafin en bourse Objectif : rompre avec la bourse-casino
Publié dans Challenge le 24 - 11 - 2007

Il n'est pas question de s'attendre à une forte croissance de l'action Salafin après son introduction. Les responsables de cette filiale de la BMCE Bank ne veulent pas d'un effet Addoha et ont tout prévu pour que les souscriptions soient limitées.
En finir avec la bourse-casino ; c'est visiblement ce que veut Salafin. La société candidate à la cotation, comme ses conseillers, veulent tout faire pour éviter une ruée inutile sur le titre. Ils ont tout prévu pour que le nombre de souscripteurs ainsi que les montants demandés soient limités. Rien ne se fera comme lors des précédentes introductions; à commencer par le syndicat de placement. En effet, seuls les réseaux de placement des deux groupes qui ont conseillé l'opération sont retenus. Il s'agit bien entendu de celui de BMCE Bank et de BMCE Capital Bourse, incontournable pour cette opération. Car faut-il le rappeler, Salafin n'est rien autre que la filiale de BMCE Bank. L'autre réseau est celui de CFG Group. A eux deux, il faudra peut-être compter avec quelque 33.000 souscripteurs, à en juger par les précédentes introductions. C'est du moins le nombre qu'il avait canalisé lors de l'introduction de la SNEP, celle-là même qui avait compté 122.000 souscripteurs au total.
Les procurations
interdites
Salafin a également interdit la possibilité de recourir aux procurations pour effectuer des souscriptions multiples. Il faudra donc que chaque investisseur, notamment les petits porteurs, signe lui-même le bon de souscription. C'est dire que les 33.000 souscripteurs pourraient ne pas être atteints avec les réseaux des deux groupes concernés.
Enfin, la dernière mesure d'importance est la suppression de l'effet de levier. En effet, lors des dernières introductions, le syndicat de placement avait été autorisé à financer jusqu'à 60% du montant demandé. Et ce levier était automatiquement activé. Quelle croissance devrait réaliser Salafin après son introduction ? C'est sans doute la question que se posent beaucoup de souscripteurs potentiels, qui comptent encore une fois se ruer sur le titre. L'expérience récente de la SNEP en a échaudé plusieurs, mais certains irréductibles continuent de vouloir investir en bourse comme s'il s'agissait d'une roulette de casino. Les membres du syndicat de placement, ainsi que les responsables de Salafin, répondent à l'unisson que l'objectif est loin d'être une forte progression du titre à court terme. «Ceux qui veulent tirer le gros lot en quelques jours devraient plutôt tenter leur chance au loto», lance Amine Bouabid, le président du directoire de Salafin. Selon lui, «cette opération s'adresse uniquement aux vrais investisseurs et non aux spéculateurs».
Et il est vrai que sur le long terme, l'espérance de gain semble relativement importante, au vu de la rentabilité affichée par la société depuis sa création en 1997, laquelle autorise une projection très optimiste pour les années à venir.
«En termes de rentabilité, Salafin présente le meilleur retour sur fonds propres de tout le secteur financier, y compris les banques de la place. Elle est devenue le premier contributeur dans le résultat consolidé du groupe BMCE Bank en 2006», a expliqué Amine Bouadib. En effet, Salafin présente un ROE (Return On Equity) de 26%, c'est-à-dire que son résultat net de 2006 représente 26% des fonds propres moyens entre 2005 et 2006. Selon cet indicateur, elle est à égalité avec Assalaf Chaâbi.
Il faut dire que les sociétés de crédit à la consommation sont tout de même relativement rentables. Puisque les sociétés les plus représentatives ont un taux de rentabilité supérieur à 15%.
Cette rentabilité vient de deux éléments. Le premier, c'est la forte croissance de son activité. Salafin est une vraie success-story. «L'entreprise avait démarré avec un capital de 100 millions de DH seulement et aujourd'hui, l'encours de ses crédits a atteint 1,89 milliard de DH», rappelle fièrement Amine Bouabid. Mais quand on a tout le réseau de BMCE Bank, le troisième réseau bancaire du pays, on n'a pas beaucoup de souci à se faire. C'est ce qui explique cette croissance fulgurante de la production au cours des cinq dernières années. Ce n'est pas rien de rappeler qu'en 2002, l'encours des crédits accordés était de 677 millions de DH. Ainsi, l'entreprise présente un taux de croissance de 29,3% contre 9,4% pour le reste du secteur.
La société la plus rentable du secteur financier
En plus d'avoir une progression rapide, la société a su maîtriser ses charges. Elle présente également le coefficient d'exploitation le plus faible du secteur. Au moment où les charges d'exploitation de Cetelem représentent 62,3% de son PNB, 57% chez la Sofac et 47,6% pour Acred, Salafin n'a qu'un coefficient d'exploitation de 33,2%. Bien sûr, les sociétés citées n'ont pas la chance de Salafin de pouvoir s'appuyer sur un réseau bancaire aussi important que BMCE Bank, mais ce n'est pas l'unique raison. Wafasalaf, qui travaille aussi bien avec le réseau d'Attijariwafa bank qu'avec celui du Crédit du Maroc, a un coefficient d'exploitation de 38,7%.
Pour les années à venir, Salafin entend conserver la même rentabilité, malgré les changements importants que connaît le secteur. Sur le plan fiscal, Salafin semble avoir surmonté le difficile passage de la suppression de la possibilité de récupérer la TVA sur les véhicules donnés en location avec option d'achat. L'automobile a toujours été le chou gras de Salafin, qui avait été la première entreprise du secteur à lancer la LOA. Aujourd'hui, l'automobile représente encore 77,6% de l'encours global de cette société de crédit à la consommation. Salafin devrait naturellement souffrir de ce changement, mais le management affirme avoir vite réagi en orientant ses ressources vers d'autres produits tout aussi prometteurs.
Ainsi, d'ici à 2010, le financement automobile ne devrait plus représenter que 26,5% de tout l'encours, alors que les crédits personnels devraient atteindre 68,7%. Ce n'est pas pour autant que l'activité en souffrira. Les responsables de Salafin sont plus qu'optimistes et estiment que l'encours global devrait atteindre 6,8 milliards de DH en 2010, soit 5 milliards de plus qu'en 2006. Dans le même temps, le Produit net bancaire (PNB) devrait passer de 176 à 422 millions de DH, et le résultat net devrait doubler pour atteindre 126 millions de DH. Mais avec de telles réalisations, les dirigeants de Salafin réussiront-ils à canaliser la demande ? Cela sera d'autant plus difficile que le prix d'introduction entre 580 et 670 DH par action offre une décote minimale de 15,8% par rapport à la valorisation, suivant la méthode des discounted cash-flows. Du 28 novembre au 3 décembre 2007, période de souscription, les guichets de la BMCE risquent fort d'être pris d'assaut, une fois de plus.


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