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MENA : 5% de croissance en 2022 selon les dernières projections du FMI
Publié dans EcoActu le 31 - 10 - 2022

Dans l'ensemble de la région MENA, la croissance devrait s'établir à 5 % en 2022, en hausse par rapport à 4,1 % en 2021, mais la détérioration de la situation mondiale pèsera sur les perspectives pour 2023, avec un ralentissement de la croissance à 3,6 %, selon les perspectives du FMI publiées ce 31 octobre.
Les risques mis en lumière dans l'édition d'avril 2022 des Perspectives de l'économie mondiale (PEM) se sont concrétisés : les prix des produits de base sont restés élevés, les conditions financières mondiales se sont resserrées plus vite et plus sévèrement qu'initialement prévu et un ralentissement de la croissance mondiale est en cours.
L'activité économique dans la région Moyen-Orient et Asie centrale (MOAC) résiste bien jusqu'ici, mais l'inflation a grimpé de façon inattendue et la région se trouve face à des incertitudes d'une ampleur exceptionnelle et d'importants risques baissiers.
La reprise à plusieurs vitesses amorcée l'an dernier s'est poursuivie au début de 2022.
L'activité des pays exportateurs de pétrole reste portée par le niveau élevé des prix de l'énergie, tandis que le rythme d'expansion des pays émergents et des pays à revenu intermédiaire (PE&PRI) semble s'essouffler, ces derniers étant confrontés à un rude choc des termes de l'échange, une hausse des primes de risque souverain et une réduction de leur accès au marché. 2
À ce jour, les conséquences de la guerre en Ukraine sur la région Caucase et Asie centrale (CAC) ont été moins préjudiciables que prévu : des retombées positives inattendues, telles que de substantielles entrées de fonds et la réinstallation de travailleurs et d'entreprises en provenance de Russie, ont ainsi soutenu l'activité au niveau intérieur.
Dans le même temps, l'inflation dans la région MOAC a continué d'augmenter jusqu'à la fin du mois de juillet et s'est étendue. Les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN) présentent des perspectives hétérogènes. Le taux de croissance du PIB réel devrait atteindre 5,0 % en 2022, contre 4,1 % en 2021.
Mais la dégradation de la conjoncture mondiale assombrira l'horizon en 2023 : la croissance devrait ralentir à 3,6 %. Les projections pour 2022–23 restent les mêmes qu'en avril.
Dans les pays exportateurs de pétrole (PEP), le niveau élevé des prix du pétrole et la vigueur de la croissance du PIB non pétrolier compensent l'effet négatif de la cherté des produits alimentaires de sorte que l'activité devrait accélérer, passant de 4,5 % en 2021 à 5,2 % cette année.
En revanche, la croissance va probablement se tasser à 3,5 % en 2023 sous l'effet conjugué de la baisse progressive des augmentations de production par l'OPEP+, du recul des prix du pétrole et du ralentissement de la demande mondiale.
Dans les PE&PRI, la croissance du PIB réel devrait atteindre 4,9 % en 2022, soit une révision à la hausse de 0,5 point de pourcentage depuis avril, qui s'explique par le dynamisme de l'Egypte durant l'exercice 2022. La croissance accusera une perte de vitesse en 2023 et s'établira à 3,9 % sous l'effet de l'essoufflement de l'économie en Egypte et en Tunisie.
S'agissant des pays à faible revenu (PFR), la croissance devrait rester atone, le PIB ne progressant que de 0,8 % en 2022 (soit 0,3 point de pourcentage de moins que prévu en avril dernier), en raison de fragilités nationales et des répercussions du niveau élevé des produits de base.
L'inflation globale dans la région MOAN (hors Soudan) devrait afficher un taux à deux chiffres en 2023 pour la troisième année consécutive. Les projections pour 2022–23 (12,1 % et 11,2 %, respectivement) ont été revues à la hausse depuis avril.
Cette correction tient aux effets différés du renchérissement des produits alimentaires et, dans certains cas, d'une baisse des taux de change associée à un élargissement des tensions inflationnistes. Les comptes extérieurs des PEP devraient continuer de s'améliorer en 2022–23, car les prix du pétrole et du gaz dépassent toujours nettement leurs niveaux de 2020–21.
Leur solde budgétaire primaire hors pétrole devrait également se renforcer, puisque la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) devraient, en principe, continuer d'épargner une large part des recettes pétrolières.
Au total, les pays exportateurs de pétrole devraient bénéficier d'une manne pétrolière avoisinant 1 000 milliards de dollars sur la période 2022−26.
Malgré la cherté des prix des produits alimentaires et le ralentissement mondial, le déficit courant dans les PE&PRI en 2022 devrait demeurer proche de son niveau observé en 2021, en raison des importants flux d'envois de fonds et du redémarrage du tourisme dans certains pays.
Cependant, la baisse des réserves de change dans un contexte de resserrement des conditions financières mondiales est un signe d'accentuation des vulnérabilités externes de ces pays.
Le déficit budgétaire primaire devrait s'avérer un peu plus favorable qu'en 2021, bien que le montant des subventions allouées ait augmenté, après l'adoption de mesures de compensation alors que l'espace budgétaire est déjà limité.
Néanmoins, la persistance d'un déficit primaire, la hausse des charges d'intérêt, et dans certains cas, le recours accru à des financements à court terme porteront les besoins de financement bruts des Etats à 384 milliards de dollars en 2022–23.
Les PFR devraient enregistrer une forte dégradation de leurs comptes extérieurs, en raison d'une hausse des importations axée sur les catégories essentielles de produits alimentaires et énergétiques. Ils doivent s'attendre à rencontrer de graves problèmes d'insécurité alimentaire.
Au vu de leur accès limité aux financements et des épisodes de sécheresse que certains ont connus, ces pays auront besoin de l'aide internationale pour obtenir des denrées alimentaires de consommation courante. Les pays de la région CAC font preuve de résilience, mais leur horizon est incertain. La croissance devrait tomber de 5,6 % en 2021 à 3,8 % en 2022.
Cela étant, les projections de croissance des PFR et des PE&PRI de la région ont été respectivement relevées de 2,0 points de pourcentage et de 5,6 points de pourcentage depuis avril, à la faveur de plusieurs facteurs : révision à la hausse de la projection de croissance du PIB réel de la Russie, entrées de fonds inattendus, bonne tenue des échanges et relance budgétaire engagée dans certains pays.
L'effet de ces facteurs devrait s'estomper avec le temps : la croissance devrait s'établir à 4,0 % en 2023 puis fléchira probablement à 3,5 % à moyen terme (un chiffre en deçà de sa moyenne historique de près de 7 %). Le taux d'inflation devrait également rester supérieur à 10 % en 2022–23 (12,9 % en 2022 et 10,5 % en 2023), les projections pour ces deux années ayant été revues à la hausse depuis avril.
La flambée des prix du pétrole et les répercussions de la guerre en Ukraine sont les principaux déterminants de l'évolution des comptes extérieurs à court terme : les pays exportateurs de pétrole continuent de tirer profit de la cherté du pétrole et du gaz et de l'essor des entrées de fonds tandis que les recettes touristiques contribuent à parer les vents contraires extérieurs dans certains PE&PRI.
De leur côté, les pays pour lesquels le choc a un effet positif sur les termes de l'échange (Azerbaïdjan, Kazakhstan) ou qui bénéficient d'inattendues retombées favorables de la guerre en Ukraine (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Ouzbékistan) devraient voir leurs résultats budgétaires s'améliorer en 2022–-23.


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