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Réflexions sur le devenir de notre patrimoine musical contemporain
Publié dans Eljadida 24 le 25 - 10 - 2013

Dans la cohorte des nouvelles du show-business qui nous assaillent de toutes parts, force est de constater que certains journaux nationaux, en font l'écho de manière systématique.
Parmi les vedettes marocaines de la chanson qui « squattent », en ce moment, les pages colorées et aguichantes de ces quotidiens, une jeune artiste, issue d'une famille connue pour avoir participé avec dévouement a la chanson populaire marocaine et y a élu domicile.
Avec à peine un titre à son actif, sorti du reste avec force fracas, elledevient l'exemple même d'une starisée, avec pour tout bagage artistique : son patronyme( ?) et une participation dans un célèbre radio crochet, qu'elle n'a du reste pas gagné. Mais cela arrive aux meilleurs.
Mais que nous importe qu'elle ait changé de nez, de langue et même dernièrement de nationalité, comme cela est rapporté dans tous les journaux, force est de reconnaitre que Cléopâtre peut aller se rhabiller(ou changer de nez, pourquoi pas ?).
Ne devons nous pas mettre en avant les artistes qui œuvrent dans leur pays, pour leur pays et qui ne cessent de crier leur désespoir face à notre grande mansuétude pour tout ce qui vient du « khalij » et en dépit de la qualité du produit ?
Tout cet engouement pour des non- valeurs, nous oblige à nous poser mille questions.
Et entre autres, pourquoi cette passion pour tout ce qui nous vient de l'orient et cette détestation et indifférence ce qui se passe, pourtant, sous nos pieds et nos cieux ?
Mahmoud Al Idrissi pour ne citer que cet artiste marocain, a été obligé de se faire lui-même écho de sa participation à la production et à la composition de 20 (vingt)chansons en 4 ans.
Qui les connait ou en a entendu parler à défaut de les avoir écoutées ?
Que fait-on de cette importante information, comparée à toutes celles concernant une « artiste » qui ne produit rien, ou presque ?
Aux oubliettes !
C'est à en devenir complètement « désorienté » !
Ajoutons qu'en à peine un ou deux ans, la grande majorité des marocains candidats des grands radio-crochets produits par les orientaux : star académie, arab idol et Xfactors, ont été soit vainqueurs, soit finalistes.
Alors que naguère, nos candidats, ne pesaient pas lourds face à leurs concurrents égyptiens, libanais et autres Khalji, et étaient éliminés dès les premiers primes !
Etonnant n'est ce pas ?
Au fait, nos artistes ont toujours brillé par leur talent, mais par comble de malchance( ?) n'ont jamais été estimés à leur juste valeur. La préférence était ailleurs !
Et au lieu qu'on s'intéresse à ces artistes en herbe, en les aidant, en les épaulant pour en faire des stars, nous continuons à nous focaliser sur ces artistes arabes qui ne daignent se produire chez nous qu'à prix d'or.
Pourquoi donc ce mépris envers nos chanteurs, notre chanson marocaine et notre dialectal ?
Pourquoi certains journaux, et certaines radios, continuent –ils à affirmer que notre langue marocaine est un handicap pour promouvoir notre chanson hors de nos frontières, arguant du fait que notre dialectal est incompréhensible ailleurs ?
Pourquoi écrire ou affirmer de telles stupidités, au moment même où des chanteurs et chanteuses arabes manifestent haut et fort leur désir d'interpréter des chansons du cru marocain et en Arabe dialectal !
Quel paradoxe ?
Et donc, comment le gérer ?
-D'une part, cet état de fait et cet engouement, sont l'effet de la conjoncture de notre pays : le Maroc terre d'asile et de sécurité.
- D'une autre, il y a l'attrait financier et l'emploi sûr et grassement payé : le Maroc, terre du confort
Alors que faire ? Et qu'en pensent nos fameux syndicats ?
Pour le moment, force est de constater qu'à défaut d'une personne ou d'un groupe pour proposer une ou des solutions… on continue toujours de subir.
Et pourtant…
Ne suffirait-il pas de prendre le taureau par les cornes et appliquer les décisions qui s'imposent ?
En France, par exemple, le quota est de mise dans le PAF (Paysage Audiovisuel Français).
Alors « quottons» !
Qui nous en empêche ?
Notre carence en matière de culture musicale est désastreuse.
Alors cultivons !
Le contingentement et l'apprentissage, voila les deux mamelles de la réussite et la source du développement de notre patrimoine.
La musique –apprentissage et formation- devront être des matières obligatoires au même titre que la chimie, la physique, les SVT…
Cet apprentissage devrait être obligatoire à partir de la grande maternelle.
Deux solutions en amont et en aval seront primordiales. Ces dispositions ne grèveront aucun budget de façon onéreuse et ruineuse ou handicapante
Des mesures d'accompagnement concernant les structures et les infrastructures pourront être étudiées après avoir réussi au bout d'un plan quinquennal les deux premières mesures : quota et apprentissage.
Au lieu s de s'ébahir devant l'événementiel et ce qu'il en coûte, revenons a l'essentiel : Les bases.
Feu Sa Majesté Hassan II, prenait souvent pour exemple un arbre, afin d' illustrer ses démonstrations géo- politiques.
Dans notre cas, il s'agit de planter les racines d'un arbre qui ne produira qu'après avoir été soigneusement pris en charge pour en assurer la pérennité : développement et production.
Et leurs fruits finiront par inonder la terre entière.
Un Rêve ?
Absolument ! Mais vivons-le… en le réalisant.


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