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Dépenses publiques : Sur un trend haussier
Publié dans Finances news le 02 - 11 - 2006

* Malgré le lancement du processus de restitution par les industriels de la subvention des prix des produits énergétiques, les dépenses ont enregistré une hausse liée à celles de la compensation.
* La croissance exceptionnelle de la dette publique intérieure, survenue en 2005, s'explique par l'impératif du financement de l'opération des départs volontaires à la retraite et par la régularisation des engagements de l'Etat vis-à-vis de la CMR.
L’analyse de l'évolution des dépenses globales montre que celles-ci ont atteint 79,3 Mds de DH en 2006, enregistrant une hausse de 9%. Elles sont constituées à hauteur de 91% des dépenses ordinaires, en baisse de 2 points par rapport aux 7 premiers mois de 2005.
Les dépenses ordinaires se sont élevées à près de 72,5 Mds de DH, soit une hausse de 9%. D'après les analystes du CMC, ces dépenses ordinaires se démarquent par l'explosion des dépenses de compensation suite à la prise en charge par l'Etat des dépenses liées à la subvention des prix des produits énergétiques, essentiellement dans un contexte marqué par la flambée des cours du brut.
Les répercussions partielles de ces hausses sur les prix à la pompe n'ont pas pu contrecarrer la pression sur les finances publiques, et ce en raison des hausses successives des cours mondiaux du pétrole. D'autant plus que la charge globale de la Caisse de Compensation ne s'est pas allégée malgré le lancement du processus de restitution par les industriels de la subvention du sucre à partir de 1999.
Les dépenses liées à la compensation se sont ainsi établies à 8,6 Mds de DH, en hausse de 99% au cours des 7 premiers mois de l'année en cours.
En ce qui concerne les dépenses des biens et services, celles-ci se sont stabilisées à 52,9 Mds de DH en raison notamment de la baisse des dépenses du personnel en recul de 1,3%, ce qui a permis de réaliser une économie de 453 MDH. Cette baisse résulte essentiellement de la réduction de la masse salariale consécutive à l'opération de départs volontaires de l'Administration lancée au début de l'année 2005 et achevée le 30 août 2005.
Les analystes du Centre Marocain de Conjoncture estiment par ailleurs que cette hausse découle de celle des intérêts de la dette publique ayant enregistré une hausse de 6,5% pour s'établir à près de 11 Mds de DH. Certes, il est à noter que des efforts de maîtrise de la dette publique ont été déployés et ont permis de réaliser des progrès appréciables comme en atteste le trend baissier qui a été affiché ces dernières années ». Mais la croissance exceptionnelle de la dette publique intérieure survenue en 2005 s'explique par l'impératif du financement de l'opération des départs volontaires à la retraite et par la régularisation des engagements de l'Etat vis-à-vis de la CMR. Toutefois, comme l'a assurément défendu l'argentier du Royaume à plusieurs occasions, l'impact attendu de ces deux opérations ne se ferait sentir qu'à moyen terme au niveau de la consolidation budgétaire. Le niveau de la dette ne pourrait commencer à diminuer qu'à partir de fin 2006.
Autre explication de la hausse des dépenses : la poursuite par l'Etat de son effort d'investissement visant notamment la mise en place des infrastructures de soutien au secteur privé.
Ces investissements ont nécessité un montant de 14,7 Mds de DH. Face à la hausse des dépenses, les recettes ont affiché une évolution qui se caractérise par une hausse de 11,1% des recettes fiscales et une baisse de 20,3% des recettes non fiscales. La fiscalité directe et indirecte ainsi que les droits d'enregistrement et de timbre ont enregistré de meilleures performances comparativement aux droits de douane qui ont marqué un signe d'essoufflement. La baisse survenue au niveau des recettes non fiscales a pâti de l'absence d'opérations de privatisation (10,4 Mds de DH en 2006 contre 13,1 Mds de DH en 2005).
L'analyse des finances publiques permet ainsi de tirer des conclusions dont la première est la couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires, dégageant un solde excédentaire de l'ordre de 8,7 Mds de DH en accusant un recul de 7,2% comparativement à 2005. Le rapprochement des recettes et des dépenses globales dégage un solde excédentaire de l'ordre de 1,8 MdDH, en baisse de 55,4%.
A noter par ailleurs que la conjoncture a été marquée essentiellement par une baisse des recettes non fiscales. Et compte tenu du flux négatif du financement extérieur, le Trésor a recouru à la mobilisation de ressources internes pour assurer la couverture.
Les analystes du CMC se demandent s'il n'est pas temps de revoir le système de soutien aux prix de certains produits à travers la Caisse de Compensation dont les subventions devraient être repensées pour améliorer le ciblage des populations concernées tout en réduisant leur coût budgétaire. La programmation budgétaire par objectifs est aussi un moyen en vue de permettre une meilleure lisibilité de la dépense.
Dans le même sillage, le FMI a reconnu les efforts déployés par l'administration fiscale, mais a insisté sur le fait que cela ne permet pas d'éviter les distorsions du système actuel jugé complexe, ni d'améliorer la lisibilité de la politique fiscale et la crédibilité de la stratégie de consolidation budgétaire.


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