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Campagne : Prudence, malgré les bons signes
Publié dans Finances news le 28 - 03 - 2015

La saison 2014/2015 sera ou moyenne ou assez bonne. Elle a été impactée par le retard du démarrage, les inondations et l'insuffisance des pluies en février. Le résultat final dépend également de la situation en avril et mai. L'utilisation des intrants de qualité et de la mécanisation a permis aux fellahs de maîtriser, en quelque sorte, les aléas climatiques.
C'est à partir du mois de mars que les prévisions de la campagne agricole commencent. Mais c'est à partir de fin avril que les résultats prévisionnels sont annoncés par le département de tutelle. En tout cas, le dernier communiqué du ministère de l'Agriculture est formel : «les conditions climatiques favorables et la bonne répartition de la pluviométrie, dans le temps et dans l'espace, placent sous de bonnes perspectives la campagne agricole 2014-2015».
Il faut dire que cette année, le cumul pluviométrique moyen national, au 13 mars 2015, s'est élevé à 318,9 mm, en hausse de 12% par rapport à la normale, qui est de 285,8 mm, et de 50% par rapport à la campagne précédente, qui avait enregistré 212,8 mm à la même date.
L'apport en eau a eu un effet favorable sur les réserves des barrages dont le volume a atteint, au 18 mars, les 12,44 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 79,3% contre 73% au cours de la même période de l'année dernière.
«Un taux qui permet aux zones de barrages de disposer de stocks suffisants pour couvrir les besoins d'irrigation de la campagne actuelle et sécuriser au minimum 2 autres campagnes agricoles», explique-t-on auprès du ministère de l'Agriculture.
Les pluies ont alimenté également la nappe phréatique, permettant d'atténuer la pression sur les ressources hydriques.
Si le discours officiel ne relate que les choses positives, il n'en demeure pas moins qu'il y a d'autres points négatifs à relever.
«Les gouvernements - partout dans le monde - mettent en exergue les bonnes réalisations et essaient de dissimuler ou de minimiser les mauvaises. Au Maroc, on essaie, depuis quelque temps, d'être transparent, mais les mauvais réflexes et les mauvaises habitudes du passé ont la peau dure. Il faut préciser que 2015 est une année électorale ; on essaie, dès lors, de montrer les signes de relance et de donner confiance aux investisseurs et aux citoyens», souligne Mohamed Amrani, professeur universitaire.
Les professionnels du secteur partagent également le même avis et n'ont pas versé dans l'excès d'optimisme. «Une saison agricole se joue du début à la fin, et le moindre événement peut impacter les résultats. Il y avait, cette année, un retard dans le démarrage à cause de l'insuffisance des pluies au cours des mois de septembre et d'octobre. Et puis, il y a eu des inondations qui ont pénalisé plusieurs exploitations, notamment dans le Sud du Royaume. Par la suite, il y a eu de nouveau des insuffisances de pluies, surtout au cours du mois de février et début mars. Dans l'ensemble, il ne faut pas s'attendre à une année record, mais juste assez bonne, ou, dans le pire des cas, plus que moyenne ; c'est-à-dire entre 60 et 70 millions de quintaux. Car le mois d'avril est lui aussi déterminant. En 2007, il y a eu un bon déroulement, mais la fin de saison, les fortes précipitations ont impacté les récoltes», souligne Abderrahim Miftah, ingénieur agronome.
Mais ce qui est clair, c'est que les agriculteurs marocains ont commencé de plus en plus à maîtriser les aléas climatiques à travers l'utilisation de la mécanisation, des intrants de qualité comme les semences certifiées. En effet, sur les 1,9 million de quintaux disponibles en semences certifiées, 1,45 million de quintaux ont été commercialisés, marquant une hausse de 12% par rapport à la campagne précédente. En gros, les conditions climatiques ont créé un contexte idéal pour l'installation et la croissance des semis précoces et de saison.
Par ailleurs, il faut noter que l'utilisation des fertilisants est aussi en développement, mais reste en deçà des objectifs.
L'analyse de la situation actuelle montre une sous-utilisation par rapport aux besoins et une faible rationalisation des engrais. La moitié seulement des exploitations agricoles les utilise.
Les apports en éléments nutritifs ne sont actuellement que de 45 unités fertilisantes par hectare, couvrant 33% des besoins. Le faible niveau d'utilisation d'engrais se traduit non seulement par une perte de rendement mais aussi par un appauvrissement continu des sols marocains en éléments nutritifs.
Fellah online
L'espoir
Au Maroc, la pluie est synonyme d'espoir. C'est un indicateur important pour la croissance économique du pays. Malgré les efforts déployés pour favoriser d'autres secteurs, notamment l'industrie, l'agriculture demeure une locomotive incontournable.
Les récentes précipitations permettent de donner un nouveau coup de pouce à la campagne et de créer un sentiment d'optimisme dans le monde rural. Mais il y a un adage populaire qui dit «Allah yaatiha lina kad nfaâ» (Puisse Dieu nous donner une pluie qui réponde à nos besoins).
En effet, le manque d'eau et la sécheresse nuisent fortement aux cultures et à l'élevage ; mais trop d'eau aurait aussi des effets négatifs sur les différentes filières. En tout cas, l'effet psychologique de la pluie n'est plus à démontrer.
Les effets d'entraînement sur d'autres activités sont importants. La consommation intérieure, le commerce, le transport, la distribution réalisent de bons chiffres lors des bonnes saisons. Par ailleurs, certains entrepreneurs ou commerçants n'investissent que lors des années pluvieuses. Ils gardent un vieux réflexe créé par la culture rurale qui a dominé au Maroc et dont les traces demeurent encore.
Il faut dire que la pluie est toujours considérée comme une clémence du Ciel ; on parle alors, dans le langage courant, de «Rahma».
Cette année, le Maroc en a beaucoup besoin, surtout avec la conjoncture internationale défavorable, et la pression sur les ressources budgétaires du pays.
Qu'on le veuille ou pas, le développement rural est un élément-clé dans l'essor du Royaume. Le dernier recensement du Haut-commissariat au plan (HCP) montre que la population rurale représente près de 40% de la population globale. Toutes les stratégies sectorielles, politiques ou sociales doivent prendre en considération l'importance de cette couche démographique.


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