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Tamwil El Fellah : Au chevet des petits et moyens exploitants
Publié dans Finances news le 29 - 06 - 2015

Cette filiale du GCAM a pour objectif d'accompagner les exploitants non bancarisés dans le cadre du PMV. L'idée est de promouvoir l'intégration des activités en amont et en aval de la production.
Compte tenu du carac­tère particulier du sec­teur agricole (popu­lation assez disper­sée, revenu faible et aléatoire, absence de garantie, aléas cli­matiques, ressources financières insuffisantes et inadaptées), les institutions financières ne sont pas très attirées par le milieu rural.
Le financement des filières agri­coles a toujours été émaillé d'une gestion courante des risques liés à la production, aux ressources humaines, à la mise en marché, aux risques juridiques, financiers ainsi qu'à ceux relevant des filières.
Depuis le lancement du Plan Maroc Vert (PMV), les banques marocaines s'intéressent de plus en plus au financement de l'agri­culture, tout en étant attirées par l'agrobussiness concentré essentiellement dans l'aval agri­cole où les activités sont mieux organisées et moins soumises aux diktats des aléas climatiques.
La plupart des exploita­tions concernées sont de type modernes tournées vers l'export et présentant un risque maîtri­sable. Ce qui n'est pas le cas des autres exploitations qui ne disposent d'aucune offre de financement, exceptées celles du Groupe Crédit Aagricole du Maroc (GCAM).
La réforme du GCAM, il y a quelques années, lui a permis de segmenter ses activités selon la cible de clientèle. Il s'agissait aussi de concilier son activité de banque universelle animée par des objectifs de rentabilité, à celle de mission de service public.
«L'agriculture reste le coeur de nos préoccupations. L'accompagnement du monde rural et le financement du secteur agricole fait partie de notre quotidien», affirme Tarik Sijilmassi, président du Directoire du GCAM.
Au Maroc, près de 70% du tissu agricole est constitué de petites et moyennes exploitations (moins de cinq hectares), dont la majo­rité est exclue du financement bancaire classique. Les princi­pales raisons de cette exclusion sont leur fragilité économique et leur précarité foncière.
Pour faciliter à cette catégorie d'agriculteurs l'accès au finan­cement, le GCAM a créé, en par­tenariat avec l'Etat, la Société de financement pour le développe­ment agricole «Tamwil El Fellah».
Cette filiale du groupe a pour mission d'accompagner les agri­culteurs bénéficiaires de projets relevant du pilier II du PMV et n'ayant pas accès au finan­cement bancaire. Son champ d'intervention a ensuite été élargi aux petits producteurs bénéfi­ciaires des projets d'agrégation (pilier I), ayant également des dif­ficultés d'accès au financement bancaire. Par la suite, Tamwil El Fellah a été habilitée à intervenir en dehors du cadre du Plan Maroc Vert, et ce afin de soutenir la dynamique gouvernementale.
«Le Crédit Agricole a toujours eu la vocation d'être présent partout sur le territoire national, et par­ticulièrement dans les régions rurales parfois enclavées. Etre présent dans ces régions a un coût. Indépendamment du potentiel bancaire ou de la renta­bilité, nous sommes tenus d'être présents dans ces zones. Nos statuts nous imposent d'accom­pagner les agriculteurs et le monde rural», indique Sijilmassi.
Pour rappel, les projets du pilier I concernent notamment le sys­tème d'agrégation au profit des exploitations situées dans les zones à fort potentiel agricole et à forte valeur ajoutée (zones bour favorables ou irriguées) et bénéficiant principalement d'un investissement privé. Ces projets ont pour objectif de moderniser la production et d'augmenter la productivité agricole.
Leur principal but est de valo­riser les petites et moyennes exploitations, conformément aux orientations du PMV. Tamwil El Fellah a pour mission essen­tielle d'accompagner les petites et moyennes exploitations ne répondant pas aux critères ban­caires. Il s'agit aussi de financer des projets PMV après la rétro­cession des terrains aux béné­ficiaires.
Le programme de cette filiale encourage les producteurs à se regrouper et à s'organiser entre eux pour atténuer les effets négatifs du morcellement des exploitations. L'idée est de pro­mouvoir l'intégration des acti­vités en amont et en aval de la production. Les exploitants qui adhèrent à l'agrégation peuvent bénéficier de conseils et d'exper­tise financière, afin de réaliser leurs projets dans les meilleures conditions.
Outre l'agriculture, Tamwil El Fellah soutient les activités éco­nomiques en milieu rural.


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