Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Nigeria. Rendez-vous aux urnes le 20 février 2027    Le Conseil de Paix tient sa réunion inaugurale jeudi à Washington sous l'égide du président Trump    Liga : le Barça chute à Gérone et cède le leadership au Real Madrid    Convention-cadre portant sur la sécurité routière dans le domaine de la livraison    Bahreïn salue le rôle pionnier du Roi Mohammed VI dans le soutien au développement et à la stabilité en Afrique    Lion ou Diable : Rayane Bounida au carrefour de deux projets    Urgence RH dans le secteur agricole : un constat officiel aux implications immédiates pour les managers    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    Le centre pour migrants de Ceuta sous pression face à l'afflux massif depuis la frontière avec le Maroc    Rabat : Rencontre avec la délégation religieuse envoyée à l'étranger pour ramadan    Gradual return of flood-affected evacuees continues Monday across several provinces    Ksar El Kébir: Retorno progresivo y ampliado de los habitantes tras las inundaciones    Les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune, ont été couronnés par la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente.    Russie : la mère de Navalny réclame "justice" pour son fils "empoisonné"    USA : un chargé d'affaires à Alger plutôt qu'un ambassadeur, symbole d'une méfiance persistante    Filière agrumicole en péril. Maroc Citrus sonne l'alarme    AXA Assurance Maroc. Une ligne d'urgence pour l'indemnisation des clients sinistrés    Bassin du Loukkos : le taux de remplissage des barrages dépasse 94%    Lions de l'Atlas : Ouverture de la billetterie pour le match Maroc – Paraguay à Lens    La CAF condamne les incidents du match Al Ahly – AS FAR et saisit la commission disciplinaire    Yamoussoukro. Inauguration du Green Energy Park Maroc-Côte d'Ivoire    Rabat Business School rejoint officiellement l'EMBA Consortium    Le Roi, Amir Al-Mouminine, ordonne l'ouverture pour le Ramadan de 157 mosquées    Intempéries : poursuite du retour encadré des populations évacuées (Intérieur)    Dubaï : Une Marocaine sacrée «Arab Hope maker 2026 »    Ksar El Kébir: distribution de denrées alimentaires au profit des habitants revenus chez eux    Match amical des Lions face au Paraguay : lancement officiel de la vente des billets    En direct : Grand Gala du Nouvel An chinois 2026    Sommet de l'UA: le Maroc toujours engagé pour l'action africaine commune    Le Burundi prend les rênes de l'Union africaine pour 2026    République du Congo : Sept candidatures retenues pour la présidentielle    Bourse de Casablanca 2019-2025 : des records, des oubliés aussi    Commerce Maroc–Russie : Moscou évoque l'impact des sanctions occidentales    Protection sociale : l'expérience Maroc comme cas d'école au Sommet de l'UA    Intempéries. La valeur de la vie    des chercheurs chinois développent la technologie d'impression 3D la plus rapide au monde.    Mondial 2026 : l'ambassade du Maroc à Washington publie un guide pour les supporters    Bryan Adams présente « The Bare Bones Show » au Maroc    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Société : Les Marocains choisis par le célibat ou célibat choisi ?
Publié dans Finances news le 28 - 04 - 2011

61,4% des femmes âgées de 20 à 24 ans sont célibataires.
Casablanca connaît l'âge du premier mariage le plus élevé (supérieur à 33 ans).
Le concubinage se substitue au mariage.
Le célibat gagne du terrain au Maroc. Qu'il s'agisse des femmes ou des hommes, il ne cesse de s'endurcir. L'horloge biologique, le train de la vie.. plus rien ne presse les Marocains à se caser. Non, il est encore tôt. Pour les autres, ils n'ont pas choisi le célibat, c'est le célibat qui les a choisis !
Selon le sociologue marocain Ezzine Abdelfattah, «il est difficile d'aborder la question du célibat dans un contexte socio-économique et idéo-culturel non homogène».
Célibataires en «stand by»
Le mariage peut être retardé par contrainte oui, mais il peut l'être également par choix. La vie de célibat séduit. Ils sont jeunes, cadres, ou tout simplement ayant les moyens de s'offrir la vie qu'ils veulent et ils ne veulent pas se voir «emprisonnés dans la cage du mariage». En tout cas, pas pour l'instant. Cette catégorie vit son célibat en attendant le moment favorable pour fonder une famille.
Pour Karim, 32 ans, «le célibat peut être un choix ; au début, on se dit que rien ne presse et qu'on est incapable de passer le reste de sa vie avec une même personne. Mais avec l'âge, la solitude se fait ressentir. Surtout quand on voit autour de nous de jeunes couples, main dans la main en train d'avancer, traçant leur chemin ensemble, avec toutes les difficultés qui peuvent entraver leur route. L'essentiel, c'est qu'ils sont deux, ils pensent à deux, et bientôt seront 3,4 ou même plus».
Célibataires «malgré» eux
Si quelques Marocains vivent leur célibat bien comme il se doit, il y en a qui le vivent très mal. Il faut dire que cette dernière catégorie n'a pas eu à faire un choix, la vie s'en est chargé.
En effet, avec la cherté de la vie, le manque de confiance en l'autre, le mariage se complique davantage. Même la moudouwana n'a pas réussi à changer la donne. C'est ce que nous fait comprendre Asmae, jeune cadre de 30 ans : «La moudouwana est une belle promesse d'un changement qui n'existe pas dans la réalité. Je veux me marier depuis une année, je n'y arrive pas à cause de la lenteur administrative. Mon fiancé étant en procédure de divorce, je suis lassée d'attendre et cela me crée des problèmes avec ma famille». La famille, cette institution, exerce une très grande pression sur les célibataires et elle peut, malheureusement, être la première cause de leur situation.
L'oseille fait le mariage
Il ne faut pas tout faire endosser à la moudouwana. À l'heure actuelle, nos jeunes peinent à trouver une stabilité financière et psychologique. Ils font l'objet d'une lourde pression.
Encore jeunes, ils ont compris que sans une certaine «richesse» il est difficile de réussir dans la société marocaine. Ils ont également bien saisi le sens du fameux adage marocain qui dit qu'il faut bosser une année entière pour pouvoir organiser la cérémonie de mariage dans les normes que nos coutumes ont assises.
Ceci va très loin même pour certaines familles. Le combat «Homme instruit Vs Homme riche» est perdu d'avance. Oui, et c'est malheureux. Un homme instruit ne vaudrait pas une miette devant un homme qui a de l'oseille. Il ne fait tout simplement pas le poids.
Célibataires et fiers de l'être
Chez cette catégorie minoritaire, assez présente dans les grandes villes, le poids de la société pèse beaucoup moins que chez les autres. Baignant dans un environnement culturel plutôt favorable à l'individualisme, ces jeunes n'abandonneront leur mode de vie pour rien au monde. Pour eux, se marier équivaut à une privation de liberté.
En effet, la quête prioritaire de l'épanouissement personnel fait de la femme et de l'homme modernes des êtres solitaires. Il sont sur la défensive, à l'affût de ce qui pourrait entraver leur liberté. Extrémiste du bien-être individuel, le célibataire est «dans sa bulle».
Amine, jeune économiste de 28 ans, s'amuse à faire sa propre analyse de la situation : «Vous savez, notre décision de ne pas nous marier est avant tout pour le bien du pays : on se marie moins, la fécondité baisse, ce qui engendre moins de problèmes de croissance démographique et, du coup, économique : chômage, variation de la croissance du PIB. Tout cela grâce à nous !»
Ils trouveront refuge ailleurs
Il n'est peut-être plus pertinent, à l'heure actuelle, de définir le célibat par opposition au mariage. On a beau le nier, le concubinage (qui est interdit et par la loi et par la religion) s'installe à petits pas dans notre société. On le voit se propager dans les grandes villes. En effet, pour la plupart des concubins, ils considèrent ce mode de vie comme un «pré-mariage». Faute de moyens ou par peur d'engagement ? Eux seuls ont la réponse.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.