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Marché actions : Que nous révèle la prime de risque ?
Publié dans Finances news le 04 - 04 - 2013

La prime de risque ressort à 7,4% pour l'ensemble du marché, en baisse par rapport à l'année dernière. Cela induit une hausse mécanique des cours cibles des actions.
L'étude effectuée par BMCE Capital montre que la prime de risque pour l'année 2013, qui sera utilisée par les analystes du courtier pour établir leurs recommandations, est comprise entre 6,4% et 8%, selon que la méthode soit historique (6,4%), instantanée (6,5%) ou prospective (8%). Hormis la méthode instantanée, dans les deux autres hypothèses, la prime de risque est en baisse par rapport à la même période de 2012. Cela signifie que les investisseurs exigent un rendement supplémentaire allant jusqu'à 8% pour se défaire des placements sans risque et se placer sur les actions. Mais ils sont globalement moins demandeurs que l'année dernière. Les fondamentaux se sont-ils améliorés pour que les investisseurs soient moins exigeants ? Pas vraiment.
Dans leur rapport, les analystes de BMCE Capital donnent plus de crédit à la méthode prospective en lui accordant une pondération supérieure. Elle est basée sur l'estimation de l'aversion au risque d'un investisseur (comparaison entre la rentabilité actionnariale et celle de marché). «Cette méthode reflète le manque de visibilité actuel quant aux perspectives du Marché boursier, se traduisant par une hausse de la rémunération exigée pour la prise de risque», expliquent les analystes. Cette méthode, basée sur les prévisions pour l'ensemble des sociétés cotées, laisse apparaître une prime de 8,0%, similaire à l'année précédente. Elle intègre une prime de risque de 9,0% pour les industries, traduisant l'importance de l'aversion des investisseurs en raison de la montée du risque liée à cette branche d'activité notamment dans un contexte de ralentissement économique.
Système financier solide
Elle atteint, par contre, 6,4% pour les financières grâce à la solidité du système financier marocain faiblement exposé aux risques exogènes. Mais, elle grimpe à 8,1% pour les sociétés d'assurances et de courtage, pénalisées vraisemblablement par le manque de représentativité du secteur coté (3 contre 13 compagnies couvrant le marché marocain), ainsi que par la nature de leur activité fortement exposée au risque boursier (portefeuille de placement).
Par ailleurs, L'utilisation de la méthode historique aboutit à une prime de risque oscillant entre 6,2% et 6,7% (contre 7,6% et 8,4% en 2012). Selon les analystes : «la baisse constatée de la prime de risque historique s'explique principalement par la contre-performance de -15,13% enregistrée par le marché en 2012 et ce, dans un contexte de hausse des taux des bons du Trésor de 10 ans». En effet, la méthode historique consiste à calculer l'écart entre la moyenne géométrique des rendements et celle des taux sans risque.
Enfin, la méthode instantanée, qui est l'écart entre la rentabilité exigée par les actionnaires (inverse du P/E augmenté du rendement dividende) et le taux sans risque, laisse ressortir une prime de risque de 6,5%, contre 5,7% une année auparavant). Au final, la prime de risque globale et, qui correspond à la moyenne pondérée des trois primes obtenues, ressort à 7,4% en 2013 contre 7,8% une année auparavant. «Globalement, la baisse de la prime de risque en 2013 est justifiée par la contre-performance du marché boursier marocain en 2012, ainsi que par la révision à la baisse de nos prévisions de croissance de la capacité bénéficiaire 2012», lit-on dans l'étude.
Peut-on critiquer la méthode ?
Pour être pertinente, la méthode historique exige un nombre important de données. L'historique du marché actions dans sa structure actuelle étant faible, cela rend la méthode moins fiable. Quant à la méthode prospective, elle suppose une appréciation exacte ou du moins la plus proche possible des rendements futurs des actions. Toutefois, l'histoire est là pour nous rappeler la multitude d'évènements imprévisibles survenus pour défaire les pronostics les mieux établis. Enfin, on peut signaler le poids prépondérant de certaines grosses capitalisations et la forte volatilité des éléments de composition des bénéfices qui réduisent davantage l'intérêt d'une telle approche pour le cas du Maroc.
Quoi qu'il en soit, la baisse de la prime de risque induira mécaniquement une hausse des cours cibles des actions cotées à la Bourse de Casablanca. Il ne faudra donc pas s'étonner d'observer des valorisations cibles revues à la hausse lors des prochaines publications de ce courtier. Une tendance similaire sera sans doute observée chez ses confrères.


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