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Les prévisions du Centre marocain de conjoncture
Publié dans Finances news le 15 - 09 - 2005

Le Centre marocain de conjoncture estime qu’alors que la biennale 2003-2004 a été caractérisée par un cycle de croissance ascendant, 2005 se distingue par une nette rupture de ce cycle. A la lumière des récents soubresauts et autres trous d’air qu’a connus la conjoncture internationale, les scientifiques de cet observatoire privé de l’économie marocaine retiennent désormais un taux de croissance ne dépassant guère 1,2 %.
Alors que la Direction des études et des prévisions financières, relevant du ministère des Finances estime que l’économie nationale enregistrerait en 2005 un taux de croissance économique de l’ordre de 1,8%, le CMC (Centre marocain de conjoncture) précise que «si la biennale 2003-2004 a été caractérisée par un cycle de croissance ascendant où le taux d’accroissement du PIB en termes réels avait largement dépassé les 4%, 2005 se distingue, par contre, par une nette rupture de ce cycle». Lors d’une rencontre initiée récemment à Casablanca, les scientifiques de cet observatoire privé de l’économie marocaine retiennent un taux de croissance ne dépassant guère 1,2 %. Ces perspectives sont basées sur une trame d’hypothèses moyennement optimistes et ont été façonnées, du moins pour l’exercice 2005, par les précautions d’usage qu’imposent les incertitudes liées aux résultats de la campagne agricole 2004-2005. Elles ont été relativement de bon augure et laissaient présager comme tendance moyenne une croissance de l’ordre de 4%. Aujourd’hui, les caprices du climat et plus particulièrement l’arrêt prolongé des précipitations au cours du début de l’année viennent de remettre en cause les prévisions initiales de croissance et les ont déviées vers le bas pour ne retenir qu’une modeste performance globale de l’économie. En dépit de l’impact d’un environnement international peu porteur marqué par la remontée des prix du pétrole et le ralentissement de l’activité dans la zone Euro ainsi que des effets de la mauvaise campagne agricole qui se traduiraient par le repli de la valeur ajoutée du secteur primaire de 12,5%. Toutefois, une tendance à l’autonomisation de l’économie vis-à-vis des aléas climatiques semble se confirmer grâce au renforcement du dynamisme des secteurs traditionnels et à l’émergence de nouveaux secteurs porteurs.
Pour 2006, le CMC table sur une hausse du PIB de 5,7% en termes réels. Cette croissance, indique-t-on, se décline au plan sectoriel par une reprise généralisée à laquelle contribue l’ensemble des secteurs. Il est ainsi attendu une production céréalière moyenne se traduisant par une progression de 16,7% de la valeur ajoutée agricole. Le secteur du BTP devrait, lui aussi, connaître un dynamisme notable et la valeur ajoutée du secteur en volume évoluerait à un taux variant entre 6 et 7%. Cette évolution soutenue se ferait à la faveur des programmes à terme lancés par le gouvernement et des projets privés et publics prévus dans les secteurs du tourisme, des transports et du logement. Même le secteur des industries, touché de plein fouet par une concurrence internationale ardue aussi bien pour ces débouchés externes qu’au niveau du marché intérieur resterait, malgré tout, sur la trajectoire de la tendance historique. Ce nivellement vers le haut de la croissance devrait selon toute probabilité tirer profit du déploiement remarquable que continueraient d’afficher le secteur touristique, le secteur des télécommunications et les autres activités de services et de production qui leur sont liés. Sur le front de l’emploi, on présage une conjoncture presque dépressive. Pour le CMC, «l’amélioration constatée dernièrement en matière de taux de chômage pourrait s’estomper à la fin de cette année et l’embellie ne reviendrait sur ce volet qu’après le premier trimestre de 2006 ».
Le taux de chômage, en raison des pertes d’emplois, devrait accuser une augmentation particulièrement marquée en milieu rural. Ce taux se situerait ainsi au niveau national pour toute l’année aux environs de 11,5%.
Au chapitre du comportement des prix, les perspectives de nivellement de l’économie marocaine pressenties pour 2006 devraient se situer dans un contexte légèrement inflationniste. L’inflation, mesurée par l’indice du coût de la vie, devrait se raviver avec l’augmentation, entre autres, des cours du pétrole et son effet sur les prix des produits importés. Cet indice devrait continuer sur sa tendance relativement vive pour clôturer l’année 2006 sur un taux d’inflation supérieur à celui attendu pour 2005.
Outre son incidence sur les anticipations des agents en matière de production et d’investissement, celle-ci aura une répercussion sur les prix et le niveau de vie des ménages. La consommation des ménages, principale variable de la demande, n’enregistrerait, en effet, pour l’année 2005 et dans l’hypothèse la plus favorable qu’un accroissement de 3,3% en termes nominaux au lieu de 8,9% une année auparavant. Cette évolution laisserait transparaître un net ralentissement de la croissance du niveau de vie par rapport à l’année écoulée.


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