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Bâle III : Les préparatifs vont bon train
Publié dans Finances news le 06 - 06 - 2013

Le nouveau cadre réglementaire, dit Bâle III, cherche à améliorer la liquidité des banques en cas de crise. Il exige d'elles de conserver suffisamment d'actifs faciles à vendre pour financer leur activité pendant 30 jours, même si les sources de refinancement sont complètement taries.
Les banques marocaines ont mis en place des préalables pour s'adapter aux nouvelles exigences.
Depuis son déclenchement, le spectre de la crise internationale s'est rapidement diffusé à l'économie réelle tout en se propageant à celle des pays émergents. Prises de court par la crise, les institutions internationales ont mis en place des mesures de relance qui ne sont pas restées sans effet sur les soldes budgétaires en liaison avec l'augmentation des dépenses budgétaires et fiscales. Des recommandations ont été émises de part et d'autre portant sur la réforme des facilités de prêts à l'intention des pays à faible revenu à travers l'accroissement des prêts d'urgence. Mais valeur aujourd'hui, on remarque que pour un bon nombre de pays, les prémices de la reprise tardent encore à se dessiner. Aussi, le problème de sous-liquidité est-il omniprésent chez les établissements bancaires. On l'a bien remarqué, la crise financière 2008 a montré les failles des normes Bâle II puisque nombreuses les banques internationales qui sont entrées durant cette crise systémique avec des fonds propres insuffisants, en quantité et en qualité, pour absorber les pertes et un matelas de liquidités qui reste insuffisant eu égard à l'importance des engagements. Prises d'assaut, les Banques centrales avaient injecté des liquidités dans un marché interbancaire pratiquement à sec.
En guise de rappel, les normes Bâle II constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux couvrir les risques bancaires, principalement le risque de crédit ou de contrepartie, ainsi que les exigences en fonds propres. Le leitmotiv de cette réforme était donc de renforcer la surveillance des régulateurs et d'instaurer une meilleure discipline du marché. Aujourd'hui, on parle de nouvelles normes, celles de Bâle III.
Pour un capital de meilleure qualité
Dans un pays comme l'Hexagone, l'application des normes Bâle III est une réalité. Lesdites normes sont entrées en application le 1er janvier 2013. A noter que celles-ci ont créé beaucoup de divergences entre les pays européens qui n'étaient pas tous d'accord pour cette réglementation. Et ce, pour moult raisons.
Bâle III, dont les premiers textes ont été publiés en décembre 2010, traite non seulement des faiblesses de Bâle II, mais aussi de nouvelles mesures pour limiter l'effet de levier, réduire la cyclicité de l'activité bancaire et imposer des exigences spécifiques pour les banques d'importance systémique.
Dans un contexte de plus en plus difficile, l'interrogation relative à l'application des règles de Bâle III est donc plus que jamais d'actualité. La question qui se pose d'emblée : quand les banques marocaines seraient-elles conformes aux règles de Bâle III qui constituent un dispositif qui prévoit le durcissement des ratios de solvabilité et la mise en place de ratios de liquidité ? Il s'agit en gros de s'assurer que la banque est capable de faire face à une baisse de valeur de ses actifs ou à des demandes de retrait de fonds de la part de ses clients. Le ratio le plus regardé actuellement est le core Tier one (qui ne compte que les fonds propres au sens strict) avec un taux visé de 9%. Les ratios de liquidité assurent le refinancement des banques. Il existera deux ratios : le LCR pour le court terme (capacité d'affronter une crise de refinancement à un mois grâce à un coussin de liquidités) et le NSFR pour le moyen terme (le besoin de refinancement à un an doit être inférieur aux ressources).
Lentement, mais sûrement ...
Au Maroc, bien que le secteur bancaire ait fait preuve de résilience au début de l'éclatement de la crise financière internationale, la Banque centrale, dans sa dynamique de réforme a rehaussé les ratios des fonds propres et a engagé la réforme de Bâle III dans la perspective d'une application graduelle et adaptée en convergence avec le calendrier international. BAM a par ailleurs relevé en avril 2012 le ratio de solvabilité à 12% et rehaussé le niveau minimum du Tier One à 9%. «Ces deux ratios sont applicables à partir de juin 2013 et ont nécessité, pour certaines banques, quelques préalables leur permettant de faire face à ces nouvelles exigences», explique K. Mokdad du cabinet Mazars audit et conseil. Autre écueil, celui de la liquidité qui pointe du nez. A fin avril 2013, BAM a injecté 68 Mds de DH. Dans ce sillage, la Banque centrale avait publié une circulaire qui est entrée en vigueur en avril 2013 (voir entretien).
Le coût de leur application suscite par ailleurs des interrogations. Certains établissements, filiales de banques françaises notamment, bénéficient de la mise en place de ces normes dans leurs maisons-mères respectives. Elles seront donc plus avancées que leurs consœurs. Une chose est cependant
sûre : le revirement stratégique des banques marocaines sous l'effet de Bâle III dépendra de leurs avantages compétitifs et de leur capacité à mieux se positionner sur les segments de marché peu consommateurs de capital. La taille du réseau, le niveau de développement de la technologie de l'information et la qualité des ressources humaines seront les véritables clés de succès pour une banque aspirant à une meilleure compétitivité.
De même, plus la taille du réseau est large, plus sa force de frappe commerciale est importante (politique de proximité) et plus la pénétration de ses marchés est conséquente.


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