Sahara: L'Allemagne disposée à accompagner le développement économique    Lutte antiterroriste : Omar Hilale mène des consultations à Genève    Service militaire 2026 : Le délai pour remplir le formulaire de recensement expire ce jeudi à minuit    Education financière: 70.827 bénéficiaires d'actions directes de formation et d'accompagnement en 2025    Maroc : le taux de remplissage des barrages dépasse 75%    Kayouh: Le gouvernement apportera des réponses concrètes aux soucis du transport routier international    Holmarcom : fusion en vue entre BMCI et Crédit du Maroc    Eau, air, compétences : trois chantiers silencieux qui vont transformer l'habitat au Maroc    Maroc-USA : Le Chef du gouvernement reçoit le Secrétaire d'Etat-adjoint américain    SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l'ouverture du SIEL 2026    Boxe : de l'argent, du bronze et une génération qui monte    CAN 2025 : la FIFA renforce la position du Maroc devant le TAS    JO 2028 : les Lionnes de l'Atlas connaissent leur premier adversaire    Lions de l'Atlas : Mohamed Ouahbi tranche dans le dossier Ayyoub Bouaddi    Imagerie médicale : Izotropic Africa prend ses quartiers à Casablanca    Prévention forestière : l'ANEF mobilise 150 MDH pour anticiper la campagne estivale 2026    Errachidia: La réforme éducative et les perspectives post-2026 au centre d'un forum régional    Scorpions, Lauryn Hill, Wyclef Jean, YG Marley & Zion Marley... Jazzablanca mixe tout    SIEL 2026 : Rabat ouvre ses pages à 61 pays    Stand up. Booder : "Quand je joue au Maroc, je joue devant ma famille"    PACTE TPME : Un nouveau dispositif d'accompagnement et de soutien    Le Royaume du Maroc et la République fédérale d'Allemagne ont réaffirmé, à Rabat, leur engagement commun à renforcer davantage leur partenariat stratégique multidimensionnel, à l'occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques.    Mondial 2026 : l'Iran boycotte le congrès de la FIFA après des "insultes" à l'aéroport de Toronto    Revue de presse de ce jeudi 30 avril 2026    Bourita et son homologue allemand à Rabat : une nouvelle étape pour renforcer 70 ans de relations diplomatiques    Pétrole : les tensions au Moyen-Orient propulsent les prix à des sommets    L'Allemagne salue les réformes menées sous le Leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son rôle en faveur de la stabilité régionale    Maroc–Egypte : Yasser Mustafa Kamal Othman décoré du Wissam Alaouite    L'ambassadrice de Chine au Maroc place la gouvernance au cœur de la coopération avec le Conseil économique    Art : Akhannouch présent à l'inauguration d'une exposition rétrospective consacrée à Mohamed Melehi    Jazzablanca 2026 : Lauryn Hill, Jessie J, Scorpions... Voici la programmation complète    Sahara: Massad Boulos meets with the head of MINURSO    BNP Paribas sells BMCI stake to Holmarcom Finance Company    Morocco signs deal to develop integrated desalination industry    PSG–Bayern : absence confirmée de Hakimi pour le rendez-vous en Allemagne    Chine : Karim Mosta expose son épopée à vélo de Casablanca à Pékin    AEFE : L'Assemblée nationale demande une évaluation de la situation budgétaire    Sahara : Massad Boulos rencontre le chef de la MINURSO    Le temps qu'il fera ce jeudi 30 avril 2026    Tamazight sur les réseaux sociaux, une nouvelle génération qui préserve langue et culture    Donald Trump presse l'Iran d'accélérer les négociations sur fond de tensions persistantes    Psychologues : vers un encadrement légal    Mali : L'armée neutralise plus de 200 terroristes    PSG : Achraf Hakimi incertain pour le retour face au Bayern Munich en LdC    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



PLF 2014 : Benkirane II joue aux équilibristes
Publié dans Finances news le 24 - 10 - 2013

Le projet de Loi de Finances pour l'année budgétaire 2014 a pour toile de fond la soutenabilité des finances publiques.
Une cure d'austérité se profile à l'horizon.
Les recommandations issues des dernières Assises nationales sur la fiscalité occupent une place de choix dans le projet.
Parmi les objectifs prioritaires que s'assigne le PLF 2014, figurent la préservation des avoirs extérieurs et la maîtrise du déficit budgétaire. Le but étant de ramener le déficit budgétaire à 4,9% du PIB en 2014 sur la base d'un taux de croissance du PIB de 4,2%, un taux de change moyen de 8,5 DH/$ et d'un cours moyen de pétrole de 105 dollars le baril. En vue d'y parvenir, le PLF 2014 insiste sur la mise en œuvre de réformes structurelles prioritaires
(voir p 10) tout en préservant la soutenabilité des finances publiques à moyen terme à travers la mobilisation des ressources et en dégageant les marges de manœuvre potentielles au niveau des dépenses. En parlant de dépenses, on note bien dans la lettre de cadrage que le gouvernement est déterminé à maîtriser les dépenses de fonctionnement en les réduisant au strict minimum.
«Sont visées les dépenses relatives à la gestion et l'exploitation du parc automobile des administrations publiques, celles ayant trait aux réceptions, à l'hébergement et à la restauration et celles relatives à l'exploitation et à la gestion des bâtiments administratifs», souligne-t-on dans la note. Aussi, apprend-on à ce propos, la nécessité de s'engager à ne pas acquérir ou louer des véhicules, sauf dans les cas nécessaires et motivés, en les soumettant à l'autorisation préalable du Chef du gouvernement. Dans la même foulée, il ne faut pas, non plus, programmer la construction de bâtiments ou de logements administratifs. Des objectifs qui restent difficilement réalisables dans la mesure où certains établissements publics campent parfois sur leur position. «Il faut reconnaître que certains établissements publics engagent ce type de dépenses même si le gouvernement s'y oppose», explique un cadre opérant dans un établissement public. Il laisse entendre par là que des dérogations sont faites à la tête du client. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Au menu dans l'assiette
La maîtrise du déficit budgétaire a pour toile de fond la réforme du système fiscal. A rappeler que les axes majeurs de ladite réforme ont été débattus lors des dernières Assises sur la fiscalité. Ils ont porté globalement sur la mise en place d'un système fiscal juste et équitable, des mesures favorisant la compétitivité des entreprises ainsi que la consolidation de la confiance entre l'administration fiscale et les citoyens. Parmi les principales recommandations et propositions ressorties de ces assises, on retrouve l'adaptation des impôts aux capacités contributives des entreprises marocaines et des ménages, la réforme de la TVA afin de renforcer sa neutralité pour l'entreprise, l'élargissement de l'assiette fiscale afin d'améliorer les ressources fiscales. Les mesures fiscales ainsi proposées dans le projet de la Loi de Finances pour l'année 2014 concernent l'IS, l'IR et la TVA.
Aussi, et en application des recommandations des Assises nationales sur la fiscalité de 2013, il est proposé à compter du 1er janvier 2014 d'imposer les grandes sociétés agricoles réalisant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 5 MDH selon une démarche progressive, d'exonérer totalement et d'une manière permanente les petites et moyennes exploitations agricoles et autres activités de nature agricole réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 5 MDH.
En matière de réforme de la TVA, il est envisagé l'élargissement optimal de l'assiette, la progression dans le processus du rapprochement des taux pour les limiter à deux dans le but d'atténuer les situations de butoir, la suppression de la règle du décalage d'un mois. Il était temps d'entamer une telle réforme parce qu'au fil des ans, cet impôt s'est transformé en une taxe sur les achats pour certains agents économiques et en une taxe sur le chiffre d'affaires pour d'autres. Aussi, un élargissement de l'assiette s'avère-t-il nécessaire parce que, contrairement au capital, le travail supporte outrageusement l'impôt.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.