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Situation pétrolière au Maroc
Publié dans Finances news le 02 - 02 - 2006

* En tant qu’importateur net de pétrole, le Maroc est soumis au gré de la conjoncture pétrolière.
* Les canaux de transmission d’un renchérissement de la facture énergétique à l’économie nationale se manifestent à travers une aggravation du déficit commercial et un alourdissement des charges de compensation, même dans le cas d’une répercussion partielle de la hausse des cours sur les prix à la consommation.
* La cherté des produits pétroliers entraîne aussi une ponction sur le pouvoir d’achat des consommateurs et une augmentation des coûts des entreprises.
Le Maroc affiche une forte dépendance énergétique. La quasi-totalité de ses besoins en produits énergétiques est importée de l’extérieur. La ressource pétrolière représente près de 60% de la consommation d’énergie au Maroc contre 95% dans les années 1970. La production nationale de pétrole brut est très faible et ne dépasse guère 50.000 tep/ an.
En 2004, la facture pétrolière a progressé de 58%, affectée par la hausse des cours mondiaux du pétrole et l’événement exceptionnel de l’incendie de la SAMIR qui a perturbé l’activité de raffinage. Les importations pétrolières ont représenté 3,3% du PIB, ce qui demeure inférieur à la moyenne de la période 1999-2002 (3,4% du PIB). En terme de coût, la facture pétrolière a absorbé près de 17% des recettes d’exportation (l’équivalent de 62 jours d’exportations), contre 11% et 14% respectivement en 2003 et 2002.
La part relative des importations pétrolières dans le total des importations nationales est en augmentation depuis 1998. Elle s’est établie à 13,7% à fin novembre 2005 après 9,4% en 2004. A elle seule, la hausse des importations pétrolières explique pour près de 47% l’accroissement des importations globales enregistré à fin novembre 2005.
Tendance à la hausse
Le renchérissement de la facture pétrolière s’est poursuivi au terme des onze premiers mois de l’année 2005. Les importations marocaines de pétrole brut se sont accrues significativement. Elles ont atteint 22,2 milliards de dirhams, en hausse de 65% par rapport à la même période de l’année dernière. Le prix moyen de la tonne importée est ainsi passé de 2.390 dirhams la tonne (DH/T) à 3371 DH/T, respectivement entre janvier et novembre 2005, soit un accroissement de 41%.
Les principaux fournisseurs de pétrole brut du Maroc en 2004 sont l’Arabie Saoudite (6,1 milliards dirhams), la Russie (5,4 milliards dirhams), l’Iran (2,2 milliards dirhams) et l'Irak (588 millions dirhams). La part de l’Iran a connu une nette amélioration entre 2003 et 2004, passant respectivement de 3,9% à 14,9%. En revanche, celle de la Russie a sensiblement reculé (37,1% après 44,9% en 2003). Malgré la baisse de sa part, l’Arabie Saoudite demeure le premier fournisseur du Maroc avec 41,9% des importations contre 47,9% en 2003.
En terme de volume, les importations nationales de pétrole brut ont atteint 6,1 millions de tonnes en 2004, en progression de 32,2% par rapport à 2003. Ce niveau de consommation est légèrement inférieur au niveau annuel moyen de 6,4 millions de tonnes enregistré au cours de la période 1999-2003.
Le volume des importations pétrolières a continué de croître pour répondre à une demande encore vigoureuse. Il s’est établi, à fin novembre 2005, à près de 6,6 millions de tonnes, en progression de 16,9% par rapport à la même période de l’année précédente et de 14,1% par rapport à la moyenne (janvier-novembre) des cinq dernières années.
Facture pétrolière
L’analyse de la facture pétrolière du Maroc peut être conduite à travers la décomposition des importations pétrolières en effet volume, effet prix et effet change.
D’après les calculs effectués, l'accroissement de la facture pétrolière sur la période récente s'explique davantage par un effet prix (renchérissement des cours mondiaux du pétrole) plutôt que par un effet volume (la hausse des importations). L’effet change, relativement moins favorable lors des périodes précédentes, a permis depuis 2002 d’amortir une partie du choc lié à la hausse des cours pétroliers. Il s’agit néanmoins d’un effet transitoire découlant des fortes fluctuations observées entre les grandes devises.
En ce qui concerne l’effet volume, celui-ci a eu un impact direct sur le renchérissement des importations pétrolières en 1999 et en 2004, années où les importations marocaines de pétrole brut ont progressé respectivement de 1,18 et de près de 2 millions de tonnes, expliquant 20% et 32% du renchérissement de la facture pétrolière lors des deux périodes.
S'agissant de l'effet prix, l'accroissement du prix moyen de la tonne importée de plus de 10 dollars le baril (75 dollars/tonne) entre 1999 et 2000 explique près de 60 % de l'accroissement de la facture énergétique. L’effet change a eu, lors de cette période, un effet amplificateur compte tenu de la dépréciation du Dirham de 8% face au Dollar. Le pic récent des prix mondiaux du pétrole, de 209 dollars la tonne en 2003 à 269 dollars en 2004, explique à hauteur de 32% la hausse des importations pétrolières. Lors de cette année, l’effet change a permis d’éponger une partie du renchérissement des cours en raison de l’appréciation du Dirham par rapport au Dollar (7%).
Pour ce qui est de la période janvier-novembre 2005, la situation ne s’est pas écartée de la tendance observée lors des phases précédentes. Le renchérissement de la facture pétrolière s’explique essentiellement par un effet prix (42%) et par un effet volume (9%). De son côté, l’effet change a tendance à s’estomper, compte tenu de la stabilisation relative de la monnaie nationale face au Dollar, contrairement à l’année précédente (-1% après -7% en 2004).
Diversification
La poursuite du renchérissement des cours pétroliers serait préjudiciable pour l’économie nationale, même si une partie de la hausse des cours pourrait être absorbée par une éventuelle appréciation du Dirham par rapport au Dollar, compte tenu des tensions qui pèsent sur la devise américaine (aggravation du compte courant américain et incertitudes entourant son financement).
Ainsi, tenant compte de ces incidences négatives sur l’économie nationale, il demeure primordial de mettre en place une véritable politique axée sur la diversification des sources énergétiques en vue de contrecarrer la double dépendance de notre pays vis-à-vis de l'étranger en matière énergétique et vis-à-vis de la ressource pétrolière. A cet effet, il convient de poursuivre les efforts consentis dans ce domaine, notamment à travers:
• la promotion de l'utilisation du gaz naturel, aussi bien dans le secteur électrique (nouveaux cycles combinés) que dans différents usages industriels, en raison de ses nombreux avantages comparatifs : énergie propre, rendements favorables, technologies performantes;
• le développement des énergies renouvelables à travers les programmes éoliens et solaires, la petite hydraulique et la biomasse. L’exploitation des importantes potentialités du Maroc dans ce domaine devrait s’inscrire dans une logique de développement durable. A cet égard, le Maroc, ayant ratifié le protocole de Kyoto, devrait tirer profit du Mécanisme de Développement Propre (MDP) qui est un mécanisme financier d’incitations à la réalisation de projets et d’activités qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’acquérir des crédits en retour, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et dd l’efficacité énergétique;
• L’intensification de l’exploration et de la prospection pétrolière en misant sur les potentialités de l’off-shore profond. Ainsi, une découverte importante d’hydrocarbure serait-elle de nature à transformer structurellement la situation énergétique marocaine;
• La sécurisation de l’approvisionnement du marché intérieur à travers la garantie de la sûreté des installations énergétiques et le relèvement des niveaux des stocks stratégiques de pétrole. D’où, la nécessité d’engager de nouveaux investissements en infrastructures de réception et de stockage;
• La rationalisation de l’utilisation de l’énergie à travers la sensibilisation des consommateurs et l’amélioration de la productivité en vue de réduire l’intensité énergétique du tissu productif national.
Au demeurant, il importe aussi d’œuvrer activement dans le sens de l’approfondissement de la coopération régionale euro-méditerranéenne (gaz, électricité,...), mais aussi à travers l’aboutissement du processus d’intégration à l’échelle maghrébine en vue d’exploiter le potentiel de complémentarité qui existe entre les divers pays du Maghreb.


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