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Entretien routier : Un système à reformuler
Publié dans Finances news le 20 - 12 - 2014

La défectuosité des routes a un impact majeur sur la sécurité et l'état du parc automobile, en plus du coût socioéconomique. Le Maroc doit s'inspirer des expériences réussies dans le monde pour assurer une réhabilitation permanente du réseau routier national.
Les pluies torrentielles ayant touché le Royaume ces derniers temps ont révélé l'état défectueux de plusieurs routes nationales. Les conditions de construction de ces projets et leur entretien posent différentes questions. Nids-de-poule et crevasses sont devenues monnaie courante. Sous l'effet de l'usure, certains tronçons sont impraticables surtout au niveau régional et provincial. Même si le ministère de l'Equipement et des transports assure un budget dédié pour l'entretien, il reste insuffisant pour combler les différentes défaillances.
«Les automobilistes marocains payent la vignette. C'est une taxe en contrepartie d'un service qui dans l'ensemble souffre de plusieurs anomalies. La défectuosité des routes impactent sensiblement l'état des véhicules, c'est un coût élevé pour l'entretien, c'est une perte de temps et cela crée des risques d'accidents de la circulation», souligne Nabil Haddaji avocat au barreau de Casablanca et membre de l'Association marocaine de protection des consommateurs. Il souligne que «les automobilistes marocains payent cher la vignette comparativement à d'autres pays similaires où leur pouvoir d'achat est supérieur au nôtre».
En effet, le manque d'entretien des infrastructures coûte énormément tantt à la collectivité et qu'aux professionnels. Lors des intempéries, la coupure des routes a contraint plusieurs activités à fonctionner au ralenti ou à l'arrêt. Plusieurs professionnels de la pêche ou agricoles du Sud pays qui n'ont pas pu regagner le Nord ont dû abandonner leur produit du fait qu'ils sont devenus impropres à la consommation. Cette situation a engendré automatiquement une hausse sensible des prix à cause de l'insuffisance de l'offre.
«Le Maroc a accordé une attention particulière à la construction des routes mais les efforts entretien sont insuffisants. Les programmes de réhabilitation des routes se font pau cas par cas. Il y a parfois un lobbing politique qui intervient en matière des priorités à prendre quant aux choix des tronçons à rénover avec urgence», explique-t-on auprès de l'Association nationale de transport de marchandises (ANTM).
Peu de pays dans le monde, tels le Japon et certaines nations européennes, ont pu allouer des ressources suffisantes à l'entretien routier sur une période durable.
«Le Maroc doit s'inspirer des expériences réussies dans ce domaine. C'est le cas de certains pays de l'Amérique latine qui dispose de fonds suffisants pour la réhabilitation des routes», souligne-t-on à l'Association marcoaine des routes (AMR
En effet, lors de l'élaboration de la Loi des Finances, surtout en période de crise, on privilégie toujours les secteurs à caractère social ajournant les autres dépenses comme celle de la réhabilitation des routes.
L'entretien routier a pour but d'une part d'offrir aux usagers du réseau routier national un niveau satisfaisant de confort et de sécurité, grâce à un entretien satisfaisant des dépendances et des équipements de signalisation et de sécurité, et d'autre part, assurer la préservation du réseau routier (chaussées, ponts, tunnels, murs de soutènement). Au département de l'Equipement, on explique que «le budget alloué à l'entretien routier a été multiplié par 2 ces dernières années, mais il y a d'autres phénomènes qui impactent les voies de circulation et accélèrent leur défectuosité comme la surcharge chez les poids lourds qui dépassent largement les limites autorisées».
L'inspection de l'état routier se fait par un service du département de tutelle deux fois par an ; avant et après la période pluvieuse (octobre et avril). Entre le rapport établi qui prône des opérations d'entretien et la décision de lancer le marché et la réalisation du projet, il peut se passer plusieurs années. Une procédure lente et capricieuse complique davantage la situation.
Outre la question du financement, l'entretien routier est confronté à d'autres éléments comme la planification et la supervision. La majeure partie des projets de réhabilitation sont directement réalisés par les administrations publiques qui sont confrontées à des problèmes typiques inhérents à leur fonctionnement : personnel pléthorique ou réduit, absence de discipline et de contrôle, insuffisance d'équipement d'entretien, incitations et sanctions quasi inexistantes,...
5,4 Mds alloués au Fonds spécial routier
Le réseau routier national est d'une longueur totale de 56.986 km dont 35.026 km sont revêtus et 21.961 km sous forme de piste. Le Fonds spécial routier (FSR) a enregistré une bonne évolution. Il est financé par la taxe sur les carburants, la taxe additionnelle à l'immatriculation des véhicules et la taxe à l'essieu. Les ressources affectées à ce fonds en vue de contribuer au développement et à la maintenance des infrastructures routières, s'élèvent à près de 5,4 Mds de DH, selon le projet de la Loi des Finances 2015. Les opérations de maintenance du réseau routier en revêtement et renforcement réalisées au cours de la période 2011-2013, ont porté sur 4.345 km, soit une moyenne de 1.448 km/an.
Au programme figure l'élargissement de 1.367 km de routes étroites, soit environ 456 km/an en vue de moderniser le réseau routier et améliorer le niveau des services offerts aux usagers. Au titre de l'année 2013, les dépenses réalisées dans le cadre du FSR ont concerné notamment le renforcement de 727 km, le revêtement de 551 km et l'élargissement de 336 km de routes étroites. Il s'agit aussi du lancement des travaux de construction et d'aménagement de 13.225 km de routes rurales. En parallèle, il est question de reconstruire 77 ouvrages d'art en plus de 140 autres ouvrages réalisés entre 2011 et 2012, soit environ 72 ouvrages d'art /an au cours de la période 2011-2013.
En vue d'améliorer la sécurité routière, il est prévu de traiter 40 points noirs et aménager 13 km de pistes cyclables et de voies latérales pour les charrettes agricoles. Pour la période 2014 et 2015 et pour désenclaver le monde rural, il est prévu la réalisation de 673 km. Pour la maintenance routière, le programme table sur 3.360 km.


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