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Scène politique : Le gouvernement Benkirane sous pression !
Publié dans Finances news le 14 - 01 - 2016

Tout porte à croire que la popularité du gouvernement Benkirane est ébranlée en ce début d'année 2016, sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs. Trois séquences ont marqué la scène politique ces derniers jours au Maroc.
«Enseignants saignants»
Un, l'intervention musclée des forces de l'ordre à Casablanca et surtout à Inezgane (Agadir), jeudi 7 janvier, contre les manifestations «non autorisées» des enseignants stagiaires, a eu pour effet immédiat d'égratigner la cote de popularité de Benkirane et de son gouvernement. Ces incidents sont intervenus au moment même où le Conseil de gouvernement approuvait les textes de loi de la réforme des retraites. L'image des enseignants ou «gens saignants» sous la matraque, surtout à Inezgane, a choqué l'opinion publique. Les internautes n'ont pas hésité à la dénoncer à travers les réseaux sociaux. Il faut dire que le Chef de gouvernement, qui s'exprimait devant les membres du Conseil national de son parti à Salé, vendredi 8 janvier, s'est contenté de quelques propos contradictoires, évoquant tantôt son opposition au «recours à la force disproportionnée», tantôt son soutien indéfectible aux forces de l'ordre «qui appliquent les instructions», laissant planer le doute quant à la responsabilité de chacun des intervenants. La réponse du ministre de l'Intérieur, lors de la séance des questions orales mardi 12 janvier à la Chambre des représentants, devait dissiper tout doute possible à cet égard. «La décision d'interdiction de la marche a été prise en accord avec le Chef de gouvernement», a lancé Mohamed Hassad.
Quelques heures plus tard, cette fois-ci à la Chambre des conseillers, Abdelilah Benkirane enfonce le clou en jurant ne pas être au courant de l'agression dont ont été victimes les enseignants. Une chose est sûre, le mode de revendication des enseignants stagiaires reste contestable, aussi bien dans le fond que dans la forme. Mais rien ne justifie une intervention policière aussi brutale et disproportionnée. Cela dit, à quelque chose malheur est bon : l'incident des enseignants stagiaires à Inezgane a eu au moins le mérite de relancer le débat sur les droits de l'Homme en lien avec la gouvernance sécuritaire.
Le dialogue social en crise
Deux, la suspension du dialogue social n'arrange pas les affaires du gouvernement durant la dernière année de son mandat législatif. La réforme des retraites, qui ressemble juste à un plan de sauvetage du régime civil de la Caisse marocaine de retraite, n'a pas été du goût des syndicats. Ces derniers commencent à hausser le ton en brandissant la menace d'une grève générale. Un avant-goût de cette tension montante nous a été livré à l'occasion de la séance orale mensuelle sur la politique du gouvernement, tenue mardi 12 janvier à la Chambre des conseillers. En admettant comme un fait accompli le blocage du dialogue social, Benkirane reconnaît ne pas être en mesure d'honorer ni d'accomplir l'accord du 26 avril 2011, engagé par son prédécesseur Abbas El Fassi, notamment en ce qui concerne la mise en place d'une nouvelle échelle, ou encore la fameuse indemnité promise aux fonctionnaires affectés dans les régions enclavées. Un manque de générosité qui peut être justifié par l'étroitesse des marges budgétaires du gouvernement. Mais Benkirane aura bien du mal à expliquer pourquoi il a omis d'intégrer le secteur privé dans sa réforme des retraites.
Quant aux syndicats, on pourrait comprendre leur logique contestataire, mais persister à revendiquer une augmentation systématique des salaires de la fonction publique, cela s'apparente à une surenchère mal placée en ces temps de sécheresse et de crise économique structurelle.
La politique, l'art du possible !
Trois, la scène s'est produite au début d'une cérémonie organisée, dimanche 10 janvier à Rabat, en soutien au peuple palestinien. L'image de l'accolade de Abdelilah Benkirane à son ennemi d'hier, le Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, Hamid Chabat, suivie de la «main tendue» au premier Secrétaire du parti de l'opposition, l'USFP, Driss Lachgar, n'est pas passée inaperçue. Les trois chefs de partis ont même dansé avec une joie non dissimulée aux rythmes de la dabka. Connaissant le talent de Benkirane en communication politique, les observateurs ont vu dans ces images une porte ouverte à toutes sortes de supputations. D'autant que le parti de la balance, fort de la réconciliation de la famille istiqlalienne, parrainée et orchestrée par les sages et à leur tête Mhamed Boucetta, a reconnu en marge de la commémoration de la présentation du Manifeste de l'Indépendance, le 11 janvier, avoir commis une erreur historique en se retirant des centres de décision, allusion faite au retrait du gouvernement Benkirane.
Ce jet de fleurs entre le PJD et le PI, certains y voient les prémices d'une nouvelle carte politique, alliant le PJD aux trois partis de la Koutla (PPS, USFP et PI). Un scénario raisonnable et plausible, au vu des incidents politiques ayant suivi le vote des élus du RNI et du Mouvement Populaire en faveur des candidats du PAM lors de la constitution des conseils communaux, provinciaux, préfectoraux et régionaux !


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