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Gestion des ressources humaines :Le ministère des Finances donne l’exemple
Publié dans Finances news le 23 - 11 - 2006

* 25 millions de dirhams est le montant qu’a nécessité la mise en place du GISRH.
* Le traitement uniforme et rapide des actes de gestion et des actes de productivité induits permettront une réallocation des ressources vers d'autres activités à plus forte valeur ajoutée.
* Omar Faraj, Directeur des Affaires administratives générales au ministère des Finances et de la Privatisation nous livre son point de vue.
Finances News Hebdo : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste exactement le Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines au sein de votre département?
Omar Faraj : Pemettez-moi tout d'abord de préciser que le Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines du ministère des Finances et de la Privatisation s'inscrit dans le cadre du processus de modernisation que connaît l'Administration publique marocaine et qui figure parmi les axes majeurs de la réforme de la Fonction publique, interpellée par des exigences de qualité, de transparence, d'efficacité, de réduction des coûts et par des impératifs d'une gestion axée sur les résultats. L'élément humain se trouve de toute évidence au cœur de ces préoccupations. D'où la nécessité d'une véritable gestion des ressources humaines et des instruments nouveaux de pilotage.
La gestion des ressources humaines ne peut plus se réduire comme par la passé à une simple gestion administrative des dossiers du personnel, mais doit intégrer impérativement des méthodes et des outils innovants qui offrent aux acteurs les instruments nécessaires pour mieux comprendre la nature des problèmes posés et prendre les décisions qui s'imposent en bonne connaissance de cause. La mise en place par le ministère des Finances et de la Privatisation ( MFP) du Système de Gestion Intégrée des Ressources Humaines (appelé GISRH) vient répondre à cette nécessité, et ce à travers la normalisation, la simplification et l'automatisation des processus de la gestion courante, l'introduction d'outils pour une gestion prévisionnelle des ressources humaines, ainsi que la mise en ligne d'un nombre de services au profit des fonctionnaires et des partenaires, tout en agissant dans le sens de l'optimisation et de la réduction des coûts, en termes de budgets nécessaires et de ressources financières, matérielles ou humaines exigibles.
F.N.H. : Quel a été le coût de la mise en place de ce système?
O. F. : Entre les licences, l'intégration et les équipements, le coût global avoisine les 25 millions de dirhams ; l'intégration des processus métier ayant coûté le plus cher.
F.N.H. : L'Administration marocaine restant taxée de lenteur et de lourdeur, pouvez-vous nous dire jusqu'à quel degré le système GISRH pourrait contribuer à y remédier?
O. F. : Avec la mise en oeuvre du système GISRH, le MFP consacre l'idée de la nécessité de passer d'une Administration exclusivement axée sur les dossiers à une gestion orientée sur les personnes dans la mesure où les hommes sont rattachés à des emplois et possèdent des compétences pour les exercer. Ce passage d'une gestion de masse à une gestion individualisée et personnalisée a une incidence directe sur la politique de recrutement, sur la formation et sur la gestion des carrières. Ce système nous permet en fait d'être en mesure:
- d'apprécier le degré de maîtrise du métier dans lequel une personne est engagée;
- de gérer dans le temps l'ensemble des cheminements individuels en tenant compte des aspirations et du potentiel, l'objectif étant de maintenir une adéquation qualitative et quantitative de l'emploi;
- de doter les managers des instruments indispensables dans le domaine des ressources humaines parmi lesquels l'évaluation et l'expression des besoins en formation.
En somme, on peut dire qu'à travers la normalisation et la prise en charge automatisée des processus lourds et répétitifs, le système GISRH permet de réaliser des gains de productivité, de gagner en efficacité et en rapidité d'exécution, tout en réduisant la non-qualité.
Ce système permet en outre la diffusion et la mise à jour de l'information en temps réel, la généralisation d'indicateurs et tableaux de bord pour les besoins de l'analyse et, partant, d'anticiper l'impact de certaines décisions stratégiques. Enfin, il rend possible un management anticipatif, flexible, qualitatif et personnalisé, dont les acteurs sont non seulement les gestionnaires, mais toute la hiérarchie, voire chaque fonctionnaire.
F.N.H. : Quelles sont les économies pouvant résulter de la mise en place de ce système?
O. F. : La prise en charge automatisée de la gestion courante qui découle de la mise en oeuvre du système GISRH se traduit par une réduction du nombre d'intervenants dans les processus, contribuant ainsi à une réduction des coûts liés à ce volet. Nous sommes passés d'une situation où 800 personnes à peu près participaient à la gestion administrative des dossiers du personnel en manuel à une situation où l'ensemble du dispositif, y compris à valeur ajoutée, nécessite moins de 200 personnes. Le traitement uniforme et rapide des actes de gestion et les actes de productivité induits permettront en outre une réallocation des ressources vers d'autres activités à plus forte valeur ajoutée.
F.N.H. : Le Système Gisrh s'est inspiré certes des expériences étrangères, mais est-ce qu'on pourrait savoir si vous avez tenu compte des spécificités marocaines?
O. F. : Lancé depuis 2004 au sein du MFP, le projet de mise en œuvre du système GISRH a suivi une démarche pragmatique s’inspirant des meilleures pratiques internationales dans le domaine. Une équipe dédiée a travaillé en collaboration avec l’Intégrateur ARINSO International, en vue d’adapter le progiciel aux besoins du département. Le standard international répondait déjà à 80% des besoins exprimés par le MFP. L'effort d'adaptation a porté uniquement sur les 20% restants. Mais je ne crois pas, quant à moi, à une spécificité nationale, dans la mesure où l'essentiel de la bonne gouvernance répond de plus en plus à des standards universels.
F.N.H. : Jusqu'à présent, deux conventions ont été signées avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de l'Agriculture. Quelles seront les prochaines sur la liste? Et jusqu'à quel horizon se profile la mise en place de ce système dans l'ensemble des administrations?
O. F. : Le système GISRH intéresse déjà plusieurs départements ministériels. Dans ce cadre, le MFP a signé, comme vous l'avez dit, deux conventions de coopération, respectivement avec le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, visant notamment à développer et à partager les expériences dans les domaines relatifs aux Systèmes d’Information pour la Gestion des Ressources.
Ces deux conventions s’inscrivent dans le cadre de la politique de mutualisation des expériences et de mise en commun des moyens en vue de rationaliser les coûts liés à l'acquisition et à la maintenance de tels systèmes. Mais nous estimons que l'Administration publique en général a besoin, non des mêmes systèmes d'information, mais des systèmes qui répondent à la même logique de conception et de fonctionnement pour générer, en temps réel, la cartographie complète et exacte des effectifs de l'Etat et doter les gestionnaires publics de données nécessaires au management optimal des ressources humaines, qu'il s'agisse de l'évaluation des compétences, de promotion, de formation continue, de redéploiement ou de recrutement. Ce genre de système permet également, à travers une interconnexion avec la Trésorerie, les organes de contrôle et la Caisse Marocaine de Retraites, de gérer plus facilement et au moindre coût les dossiers du personnel à l'échelle centrale et déconcentrée.
Ainsi, l'expérience de la réalisation de ce système peut être capitalisée et partagée pour valoriser le développement de projets similaires, renforcer le système de mutualisation et économiser les efforts et les coûts. La généralisation de tels outils à l'ensemble de l'Administration publique facilitera la production des tableaux de bord du gouvernement et, partant, la mise en œuvre de programmes de modernisation qui tiennent compte des aspirations du plus grand nombre d’agents de l'Etat.


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