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Entretien : «La multiplicité des intermédiaires fausse la logique du marché»
Publié dans Finances news le 12 - 10 - 2007

* Il y a un différentiel important qui peut atteindre 250% entre le prix de vente de l’agriculteur et le prix de vente au consommateur.
* Le plan Rawaj Vision 2020 a mis l’accent sur la nécessité de coordonner le processus de contrôle, en veillant à son efficacité et en limitant le nombre d’intervenants.
* Le point avec Mounia Boucetta, Directeur du commerce intérieur au ministère du Commerce et de l’Industrie.
Finances News Hebdo : Pensez-vous que le circuit de distribution, caractérisé par l'existence de plusieurs intermédiaires, est responsable en partie de la flambée des prix des produits alimentaires ?
Mounia Boucetta : La flambée des prix des produits alimentaires, constatée ces derniers temps sur le marché local, est due à une conjoncture internationale marquée par l’augmentation des cours du pétrole et de certains produits de première nécessité, en particulier les céréales, le beurre, etc.
Cette situation est accentuée davantage en cette période de Ramadan à cause de l’augmentation de la consommation durant des périodes relativement courtes, essentiellement les deux semaines précédant le mois de Ramadan et les deux premières semaines de ce mois sacré.
Par ailleurs, il y a un autre phénomène structurel qui concerne la multiplicité des intermédiaires dans la chaîne de distribution, ce qui fausse la logique du marché et favorise la logique d’opportunité à la logique de la planification.
A titre d’exemple, la distribution de certains produits frais et particulièrement au niveau des marchés de gros des fruits et légumes, illustre bien ce propos puisqu’on constate un différentiel important qui peut atteindre 250% entre le prix de vente de l’agriculteur et le prix de vente au consommateur.
F. N. H. : Quelle est la stratégie de votre département pour remédier à cette situation et surtout lutter contre l'informel dans le secteur ?
M. B. : Le Plan Rawaj Vision 2020 traduit une stratégie volontariste pour développer le secteur du commerce et de la distribution dans toutes ses composantes, exploiter toutes les potentialités qu’offre le marché et, en même temps, corriger toutes les distorsions et les faiblesses que connaît le secteur.
Le Plan Rawaj vise également à assurer l’approvisionnement du consommateur dans de bonnes conditions en termes de prix et de qualité, à travers la modernisation de la chaîne de distribution, en évitant le recours à de nombreux intermédiaires, en structurant la composante logistique et en améliorant les conditions de vente au niveau des espaces publics marchands.
A cet effet, Rawaj a retenu la nécessité de réformer les circuits d’approvisionnement en frais (marchés de gros des fruits et légumes, abattoirs et halles aux poissons), en mettant à niveau les équipements de ces infrastructures qui doivent répondre à un cahier des charges et respecter des exigences techniques. De même, il y a lieu de créer et de développer de nouvelles prestations telles le tri, le conditionnement et l’emballage pour une meilleure valorisation des produits, avec la perspective de l’adoption à terme d’une politique de labellisation des marchés de vente en gros des produits frais.
L’exploitation et la gestion de ces espaces constituent également un levier important de modernisation et de professionnalisation qui permettrait une meilleure transparence en terme de formation des prix et, en même temps, assurerait une viabilité économique à ces structures.
Ainsi, la fluidisation des circuits de distribution et la professionnalisation des opérateurs devraient certainement avoir des effets sur la structuration du marché et, par conséquent, sur la réduction de l’informel dans le secteur.
Une autre mesure non moins importante concerne la création d’un fonds pour la modernisation et le développement du commerce et de la distribution qui pourra aussi contribuer, dans le cadre de projets structurants tels que la réhabilitation des espaces commerciaux et l’organisation du commerce ambulant, à favoriser le non-développement de l’activité informelle.
Par ailleurs, il ne faut pas omettre de signaler que le Plan Rawaj Vision 2020 prévoit également des actions spécifiques pour l’accompagnement et la modernisation du commerce de proximité en milieu rural, notamment en matière de réorganisation et de restructuration des souks et des marchés ruraux.
F. N. H. : L'existence de plusieurs autorités ou administrations de contrôle : ministères de l'Intérieur, de l'Agriculture, du Commerce et de l'Industrie, les communes ...) avec plusieurs textes de loi, tout cela ne représente-t-il pas un handicap majeur pour bien protéger le consommateur ?
M. B. : Effectivement et à l’instar de plusieurs pays, le législateur marocain a adopté un arsenal juridique important permettant de protéger la santé, la sécurité et les intérêts économiques du consommateur. Le projet de loi n°27.00 sur la protection du consommateur, qui est en cours d’adoption, devrait permettre également de renforcer cette protection.
La mise en œuvre de cette réglementation, notamment en matière de contrôle et de surveillance du marché, a été confiée à plusieurs départements ministériels, en fonction de leurs compétences (Intérieur, Affaires Générales, Finances, Santé, Commerce et Industrie, Agriculture, etc.).
Aussi et afin de préserver un réel dynamisme au sein du marché, le Plan Rawaj Vision 2020 a mis l’accent sur la nécessité de coordonner le processus de contrôle, en veillant à son efficacité et en limitant le nombre d’intervenants. Cette réforme devrait être accompagnée par un renforcement du rôle du consommateur et de ses structures représentatives.


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