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Bouchra Ghiati, une douce compétence
Publié dans Finances news le 08 - 02 - 2007

À la base, Bouchra Ghiati, Directeur de la Communication de Lydec, n'a pas fait des études spécialisées en Communication. Et pourtant, en quinze ans de carrière elle s'est illustrée par son professionnalisme.
Il faut dire qu'elle a fait ses armes au sein de grandes entreprises, notamment la Compagnie Africaine d'Assurance devenue Axa Assurances, ONA Holding, BMCI et actuellement Lydec.
Un poste de très haute responsabilité, une fonction stratégique et sensible qu'elle assure. «J'aurais aimé prendre plus de temps, prendre du recul, réfléchir à la stratégie et développer des projets, continuer à créer. Mais la réalité impose souvent des priorités à gérer et des urgences à régler. J'organise donc mon quotidien en conséquence : contacts avec les médias et les élus, réunions de suivi de projets avec chaque membre de mon équipe et réflexion/décision avec les membres du Comité de direction générale sur les sujets stratégiques de l'entreprise. Heureusement que je suis entourée de compétences qui peuvent porter les projets».
Bouchra Ghiati a un sens de la responsabilité très développé qui lui est d'un grand secours dans un poste de cette envergeure. De même qu'elle développe une grande rigueur et n'hésite pas à faire appel à une intuition avérée par son vécu professionnel. «J'ai appris à faire confiance à mon intuition. J'ai appris à écouter une petite alarme et à lui faire confiance à chaque fois qu'elle se déclenche». Elle a aussi une autre grande qualité, celle de dire les choses telles qu'elles sont. Pour certains, c'est un défaut mais dans l'environnement où elle évolue, son franc-parler est perçu comme une grande qualité. Simplement, par opposition, elle n'apprécie pas les personnes qui n'assument pas leur responsabilité. «Tant qu'on occupe une fonction, on doit assumer correctement sa mission. Si nos convictions viennent à être entamées, il faut en tirer les conséquences !». Au fil des années, Bouchra Ghiati a cherché à développer une relation professionnelle avec la presse. Au fil des années, Bouchra Ghiati a construit une relation professionnelle avec les médias. «Notre rôle au sein de la Direction de communication de Lydec est d'être une interface efficace entre l'entreprise et le journaliste. Nous sommes là pour donner les informations les plus précises dans la transparence. Nous nous devons d'écouter, d'expliquer et d'être réactifs. Nous voulons progresser et les médias ont un vrai rôle à jouer dans ce sens puisqu'ils sont le reflet de l'opinion publique, mais aussi un relais auprès d'elle. Encore une fois, l'objectif est non pas de dire que tout est rose ; notre volonté est de donner l'information dans son exhaustivité».
Il faut noter que lors de son parcours professionnel, Bouchra a été marquée par son premier emploi.
«J'ai passé six ans à travailler avec Moulay Hafid Elalamy, à l'époque où il était à la tête de la Compagnie Africaine d'Assurances. Il a toujours eu les mêmes valeurs et les mêmes ambitions pour ses collaborateurs. C'est lui
qui m'a inculqué la culture de l'effort continu et à faire face aux challenges ; celle où l'impossible n'existe pas. C'est un manager dont j'ai beaucoup appris».
Comment gère-t-elle entre ses contraintes professionnelles et personnelles ? «Après plus de 15 ans d'expérience professionnelle et à 40 ans, c'est l'heure des bilans. J'ai trois enfants dont l'aîné a 16 ans et la petite dernière 5 ans. Évidemment, comme toutes les mamans actives, il m'arrive de culpabiliser de ne pas être auprès d'eux plus souvent. Je me suis rendue compte que l'essentiel n'est pas le nombre d'heures passées avec mes enfants, mais plutôt la qualité des moments passés ensemble. Et si possible, je m'arrange pour réserver de petits moments personnalisés avec chacun d'entre eux. S'il est vrai que je ne suis pas leur travail scolaire au quotidien, je pars du principe qu'il faut leur faire confiance. Avec mon époux, nous nous sommes mis d'accord sur cette façon de fonctionner et ça marche plutôt bien. Par contre, je suis intransigeante sur tout ce qui touche les principes et les valeurs à leur inculquer. Je suis plus mère que maman».
Avec le temps et l'expérience, Bouchra a appris qu'elle pouvait avoir un avis, l'exprimer et le défendre. «Et aujourd'hui, c'est ce que je fais». Malgré les contraintes professionnelles, Bouchra Ghiati entretient son jardin secret. Elle ne souhaite pas donner de détails sur les personnes en perte de repères auxquelles elle apporte de l'aide et qu'elle rencontre au gré du hasard.
«Le plus important pour moi est de me regarder dans les yeux face à un miroir ; comprenez, je ne dois pas souffrir d'être moi-même. Je ne supporte pas la compromission».
Très attachée à l'environnement où elle vit, elle s'adonne avec grand plaisir au jardinage. Elle aime le contact avec la nature. «Je suis capable de passer une journée entière dans une pépinière pour découvrir de nouvelles variétés et en apprendre aussi».
Devant la nature, elle éprouve autant un sentiment d'admiration que d'humilité. Elle se rappelle encore des inondations de Mohammedia en novembre 2002 après la crue de Oued El Malleh. «Ce fut une situation très éprouvante pour les habitants. Un désastre qui rappelle que l'homme est petit, très petit quand il pense qu'il peut vaincre la nature. À Mohammedia, des marécages existent depuis la nuit des temps avec une fonction naturelle d'exutoire en cas de crue de l'Oued. Pendant des années, certains « intelligents» ont choisi l'endroit pour se débarrasser de leurs déblais de construction. Le jour où il a plu très fort et très longtemps en amont de la ville, il est arrivé ce qui devait arriver. La nature a repris ses droits. Moralité : il faut préserver la nature et savoir tirer les leçons de ses rappels à l'ordre».
Bouchra Ghiati est également une grande passionnée de lecture. «Je n'ai pas d'auteurs préférés en particulier, mais j'aime en général ceux qui écrivent à la première personne, une manière pour moi de voir à quel point je peux partager ou pas leurs perceptions. Je suis capable de lire plusieurs livres en même temps, d'en lire un d'une seule traite ou d'arrêter s'il ne m'intéresse pas».
À 40 ans, on fait un bilan et Bouchra a fait le sien. «J'ai eu beaucoup de chance d'avoir bien évolué durant ma vie tant personnelle que professionnelle. J'ai une famille qui m'a toujours soutenue et un environnement de travail qui me permet de m'épanouir et de continuer à relever des défis passionnants».


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