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Marché Boursier : Est-ce le début de la fin ?
Publié dans Finances news le 11 - 09 - 2008

* Après cinq longues années de hausse continue, le marché boursier entre dans une dure phase de correction.
* Le Masi a perdu en seulement trois séances de cotation quelque 4 points, ramenant sa performance annuelle sous les 6%. Plus de 24 milliards de dirhams sont partis en fumée !
* Cherté de la place et retrait massif des investisseurs étrangers sont les deux raisons invoquées par les professionnels du marché pour expliquer la situation actuelle.
Le marché se casse la gueule. Et cette fois-ci, c’est la bonne. Entre la séance du lundi et celle du mercredi, l’indice de toutes les valeurs cotées a perdu plus de 4 points, ramenant sa performance annuelle à moins de 6%. Lundi, ce sont pas moins de 47 valeurs qui ont baissé, contre seulement 5 valeurs en hausse. Le Masi a perdu 2,07% en cours de séance (vers 13 heures), avant de se reprendre pour clôturer sur une contre-performance de 1,71%. Même scénario le jour suivant. Tiré vers le bas par quelque 30 valeurs, dont une bonne partie de big caps, le Masi perd près de 1%. À l’heure où nous mettions sous presse, mercredi dans l’après-midi, le Masi affichait une perte de l’ordre de 0,94% et sa performance annuelle tournait autour de 5,64%. Au total, ce sont plus de 24 milliards de dirhams de capitalisation qui sont partis en fumée… En seulement trois jours de cotation !
Est-ce le début de la fin ? Qu’est-ce qui a déclenché ce fort mouvement de correction ?
«C’est une baisse attendue depuis longtemps. Une sorte de baisse technique après une longue série de saisons haussières», explique M’hamed Skalli, Président Directeur Général de Dar Tawfir.
Même son de cloche chez la nouvelle coqueluche du secteur, Integra Bourse. Wydade Wardi, analyste financier chez le broker tunisien, estime que «cette correction est une suite logique à la série de baisses qui a débuté en mars». Un avis partagé par le responsable analyse technique chez TPS FIN qui croit, pour sa part, que «l’accélération du cycle baissier était prévisible». Selon lui, tous les indicateurs techniques le prédisaient et ce depuis le 25 juin dernier. Le marché a en effet cassé, à cette date, le support sur lequel il rebondissait à chaque fois qu’il flanchait. «Nous avons su immédiatement, ce jour-là, que c’était la rupture définitive avec le canal haussier», martèle-t-il.
Trop cher, le marché flanche
Il faut dire, en effet, que cette situation de morosité dure depuis la mi-mars… Et elle n’a fait que s’accélérer ces jours-ci. En effet, la Bourse affichait le 13 mars une performance annuelle de 17,6%, soit son plus haut niveau de l’année. Depuis, les indices n’ont cessé de baisser et les petites hausses qui se sont produites n’ont pas réussi à renverser la tendance. Résultat : une croissance ramenée à moins de 10% en 8 mois (vers fin août).
Et cette fois-ci, ce n’est pas par manque de nouveau papier, comme on se plaît à le répéter. Depuis le début de l’année, en effet, il y a eu cinq nouvelles recrues à la cote casablancaise.
Même l’introduction en Bourse d’Alliances, portant sur un montant plus que respectable (2 milliards de dirhams), n’a pas pu redresser la situation. La valeur a certes gagné plus de 70% depuis sa première cotation le 17 juillet, mais cette évolution n’a eu aucun effet sur le marché.
«Le marché était comme un patient cliniquement mort. Le patient réclame aujourd’hui son droit et ne veut plus être maintenu en vie artificiellement», «métaphorise» Adnane Cherkaoui de TPS FIN. En effet, la place casablancaise a trop pris ces cinq dernières années. Et cela ne peut durer éternellement. Une correction est alors tout indiquée. Elle serait même salvatrice. Puisque elle aurait au moins le mérite de faire revenir le marché à des niveaux de valorisation on ne peut plus raisonnables. «La Bourse de Casablanca est très chère par rapport aux autres Bourse arabes et mondiales», estime en effet M’hamed Skalli. Le PER du marché casablancais (rapport entre les cours boursiers et les bénéfices par action) tourne actuellement autour de 28, selon les chiffres de l’agence Bloomberg. Il est de 18 à Bahrein, de 12 en Egypte et aux Emirats Arabes Unis et seulement de 8 en Turquie.
Des valeurs comme la CGI, Alliances, Addoha ou BMCE Bank traitent à des niveaux de Per assez exagérés. Et ce sont ces mêmes valeurs qui tirent aujourd’hui le marché vers le bas.
Des analystes de la place parlent également, pour expliquer la situation actuelle, du désengagement massif de quelques investisseurs étrangers. C’est le cas notamment de Wydade Wardi, qui pense que c’est la raison essentielle de la forte baisse de ces trois derniers jours. Selon elle, «le retrait massif de quelques zinzins étrangers aurait produit un effet d’entraînement sur les autres investisseurs de la place. Et le mouvement vendeur s’est déclench酻. Georges Soros serait d’ailleurs, selon quelques bruits de couloirs, le déclencheur de ce mouvement, et ce à travers des ventes massives qu’il a réalisées, à travers l’un de ses fonds, notamment sur le titre ONA.
Quid de l’avenir ?
Ceci étant, jusqu’où ira le marché ? Va-t-on revivre le même scénario que celui de l’année 1998 ou est-ce juste une correction passagère ?
Selon M’hamed Skalli, cette baisse est juste passagère. «D’ici la semaine prochaine, on aura tout oublié», martèle-t-il d’un air très optimiste. «La correction actuelle va dégonfler le marché et il redeviendra intéressant. Chose qui ne manquera pas d’attirer de nouveau les investisseurs», explique-t-il.
De plus, dit-il, «sur le marché, il n’y a pas que les grosses capitalisations (qui sont d’ailleurs à l’origine de la correction, Ndlr). Les gens se sont trop focalisés sur les big caps et ont délaissé les autres valeurs qui présentent d’énormes potentiels de croissance. Ce qui nous permet d’être sereins par rapport à l’avenir», ajoute-t-il.
Cet avis, même s’il est largement partagé, ne fait pas l’unanimité, et les opposants estiment que la Bourse clôturera l’année sur une note plutôt négative».


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