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Festival d’Alexandrie : Nabil Ayouch explique
Publié dans Finances news le 11 - 09 - 2008

* La polémique persiste sur les vraies raisons qui ont rendu le long métrage «Lola» indésirable en Egypte.
* Dans une lettre ouverte au ministre égyptien de la Culture, le réalisateur marocain Nabil Ayouch dévoile les soubassements de cette querelle.
«Malgré tous nos courriers, explique Nabil Ayouch, demandant de nous restituer la copie de mon film, ce Festival s’est refusé et s’est même permis de le projeter en cachette le dernier jour, sans notre autorisation, poursuit Nabil Ayouch, en affichant comme par une ultime provocation : «Projection du film américano-marocain !».
C’est l’une des «grandes» raisons avancées par les organisateurs du Festival d’Alexandrie pour refuser la projection du film «Lola» pendant ce rendez-vous artistique très important. C’est qu’il est financé par des fonds autres que marocains. «Il n’ya pas un centime des américains dans ce film», assure Nabil Ayouch qui ajoute que «cette censure par le biais de l’idéologie et de la démagogie est probablement ce qui peut se faire de pire dans le cinéma». «Je suis scandalisé par une telle attitude, conclut Nabil Ayouch. Ce film est et restera marocain par la nationalité de son auteur, et seuls des voyous se permettent ce type de pratique».
En se concentrant sur ses sources de financement, le Comité d’organisation du Festival d’Alexandrie a certes confirmé une tendance déjà ancrée dans la tradition de ce Festival. Cette tendance à être peut-être trop sensible aux clichés et mêmes aux «préjugés» que peut contenir toute œuvre cinématographique qui puise dans l’imaginaire de la comparaison entre l’Occident et l’Orient. Nabil Ayouch avoue dans ce sens
qu’«au-delà d’un film très personnel sur la réconciliation et la rencontre entre deux cultures… «Lola» est un film dans lequel j’ai mis tout le respect et l’affection que j’ai
pour l’Egypte». «J’étais très heureux de venir présenter mon dernier film au Festival d’Alexandrie, conclut amèrement le réalisateur de «Ali Zaoua». Certains en ont décidé autrement… ».


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