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Abdellah Mouttaqi, au cœur de la terre
Publié dans Finances news le 26 - 09 - 2008

Né au piémont de l’Atlas, à Afourer dans la Province d’Azilal, Abdellah Mouttaqi, Directeur de l’infrastructure géologique et de l’exploration minière à l’Office national des hydrocarbures et des mines, est un homme de la terre.
Né d’un père agent de l’ONE, il est élevé dans un environnement où il découvre la magnificence de mère nature. «J’ai grandi dans un endroit où la nature est imposante (montagne, rivière, lac..). Mon enfance était heureuse et réglée autour de la scolarité et du contact et l’échange avec la nature. Je pense que c’est grâce à ce très fort lien avec la nature, développé lors de mon enfance, que j’ai choisi plus tard, à l’université, la filière sciences naturelles pour fixer mon choix définitif sur la géologie».
C’est ainsi qu’il décroche en 1987 un Doctorat de 3ème cycle en géologie appliquée à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. Il entame sa carrière professionnelle en tant que Maître assistant qu’il exercera pendant dix ans à la même Faculté. Une période qu’il va également investir dans la recherche qui va se concrétiser en 1997 par l’obtention d’un Doctorat d’Etat en géologie appliquée, toujours à la même Université. Abdellah Mouttaqi passera encore une année à la même université, mais cette fois-ci en tant que professeur de l’enseignement supérieur à la Faculté des Sciences. L’année 98 est une année charnière pour lui puisqu’il sera détaché au Bureau de recherches et de participations minières (BRPM).
«Le passage du monde de l’Université à celui de l’entreprise en 1998 a été un événement très formateur pour moi ; j’ai certes retrouvé le volet recherches au Bureau de recherches et de participations minières, mais le contexte et les repères étaient différents, il fallait s’y adapter. Ceci m’a été facile avec l’appui de Mme Amina Benkhadra en raison de l’importance qu’elle manifeste pour les sciences de la terre et leur rôle dans le développement durable de notre pays».
Jusqu’en 2004, il occupera le poste de chef de la division méthodes et programmes, puis, à partir de 2005, celui de directeur de l’exploration minière au BRPM. Avant d’être nommé Directeur de l’infrastructure géologique et de l’exploration minière à l’ONHYM.
Dynamique, Abdellah Mouttaqi ne se contente pas de son activité professionnelle puisqu’il est également Président de l’Association Marocaine des Sciences de la Terre et membre d’honneur au sein de «l’Association de l’Environnement et du Développement d’Afourer, province d’Azilal». Il est donc doublement impliqué dans ce domaine qui lui tient à cœur.
Au travail, Abdellah Mouttaqi préconise la responsabilisation et le coaching de ses collaborateurs. Sa stratégie de travail repose également sur la délégation et, le respect de la démarche qualité avec toujours un double souci : d’une part, celui des résultats et d’autre part, celui de l’épanouissement de ses collaborateurs …
Marié et père d’un enfant, Abdellah Mouttaqi a une prédilection pour les plaisirs simples comme la lecture, l’écriture et la pêche en eau douce. Comme quoi le contact avec la nature est toujours omniprésent dans sa vie.
Des lectures, disons qu’il est fasciné par tous les livres relatant l’histoire de l’humanité, notamment les biographies de personnalités qui ont construit l’histoire en la déviant de son cours normal. «De telles lectures me livrent une information utile et m’ont démontré de manière claire que, d’abord, l’avenir a un long passé et que l’Histoire de l’humanité s’est construite très lentement, jour après jour, depuis l’Egypte antique et les civilisations qui l’ont précédé à aujourd’hui… ».
Le choix des auteurs est très singulier chez Abdellah Mouttaqi. Il apprécie ainsi Mika Waltari (écrivain finlandais) avec ses chefs-d’œuvre, Sinouhé l’Egyptien, le Serviteur du prophète, Jean le pérégrin… La liste de ses auteurs préférés englobe également Gilbert Sinoué (auteur français né au Caire) qui compte parmi ses écrits : Avicennes ou la route d’Ispahan, l’Egyptienne, La fille du Nil… Patrick Girard, auteur entre autres de : Tarik ou la conquête d’Allah ; Abdallah le Cruel, est également de ces écrivains qu’Abdellah Mouttaqi apprécie. Il a également un penchant pour les écrits d’Amine Maalouf avec son fameux : Léon l’Africain ou Samarcande, Le périple de Baldassare, Les jardins de lumière, Les croisades vues par les Arabes. Ou encore Max Galo et Michel de Grèce… Ses lectures sont hétéroclites et montrent la largesse d’esprit qui caractérise Abdellah Mouttaqi.
D’ailleurs, sa devise dans la vie est : le respect dans son sens le plus large. «Ma vie est motivée par une intense volonté de toujours bien faire toutes les choses que j’entreprends ; c’est peut-être une forme d’ambition… ».
Ayant un goût prononcé pour les mélodies arabes, Abdellah Mouttaqi est également un aficionado de Mozart. Il peut ainsi marier les extrêmes en totale harmonie. D’ailleurs, il reconnaît être un peu perfectionniste. Sur le plan humain, il est réputé généreux, tandis que sur le plan professionnel il est connu pour être animé par le souci de bien servir l’intérêt général. La médiocrité, il ne supporte pas !
Et pour surmonter les difficultés de la vie, il exorcise ses craintes et son stress de deux manières : «d’abord par une marche en solitaire en plein air, tout en réfléchissant énormément, puis en écoutant mes tubes préférés».
Sa plus grande peur dans la vie est de perdre sa ou ses valeurs humaines, notamment la dignité.
Etre très social, l’amitié occupe une place prépondérante dans sa vie. Elle est même une composante fondamentale dès que les conditions sont remplies. Entendez que n’est pas son ami qui veut, mais celui qui partage ses valeurs humaines.
Dynamiqe et motivé, Abdellah Mouttaqi s’entretient avec le sport qu’il s’agisse de la marche, la course à pied ou encore la natation pour trouver son bien-être et se détendre. Seul bémol : Abdellah Mouttaqi aurait aimé apprendre à jouer d’un instrument de musique. C’est probablement la chose qu’il regrette. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il espère également donner plus d’espace à l’écriture.
«Je voudrais m’occuper sérieusement en vue de finir un ouvrage littéraire de type essai que j’ai commencé à rédiger».
Malgré un planning très chargé, une vie très prenante, Abdellah Mouttaqi est fidèle à ses origines. D’ailleurs, il consacre une grande partie de ses vacances à la pêche au lancer au bord du lac de son enfance. Une manière pour lui de retrouver ses racines, se ressourcer et, surtout, une façon de se retrouver pour mieux repartir en besogne.


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