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Lucien Viola, l’art dans les veines
Publié dans Finances news le 07 - 11 - 2008

Voilà une quinzaine d’années que Lucien Viola a été adopté par Marrakech. Historien d’art, diplômé du prestigieux Institut of Fine Arts, N. Y. U. à New York, Lucien Viola est né au Caire au sein d’une famille unie et entouré de beaucoup d’amis. «Mon père et mon grand-père étaient collectionneurs et propriétaires de galeries d’art. Je suis né dans l’art !». Pour ne plus le quitter.
Antiquaire et collectionneur par tradition familiale, Lucien Viola a été dans les années 80/90 propriétaire de l’Ibis Gallery ltd., à New York.
Pour des raisons personnelles, il décide de tout quitter pour retrouver la paix dans la ville ocre. Ce fut dans les années 90. Il a tout d’abord constitué des collections d’art marocain, pour s’intéresser au symbolisme de certains tissages berbères. Pionnier dans ce domaine, il a donné, grâce à ses expositions dans des musées et des Riads et grâce à ses publications, une place importante à ces chefs-d’œuvre trop longtemps ignorés.
Il trouvera rapidement ses repères à Marrakech et deviendra membre fondateur des Amis du Musée de Marrakech. Lucien Viola a contribué à l’inauguration de ce musée, le 14 mars 1997, en prêtant une partie de sa collection de tissages berbères, première exposition importante du genre.
Le 27 décembre 2002, Lucien Viola inaugure la Galerie Tadghart et expose, en permanence, d’anciens objets d’art du Maroc et d’art contemporain. Dans son train-train quotidien, Lucien aime à découvrir de nouveaux talents ou des objets extraordinaires pour monter des expositions de grande qualité esthétique pour une clientèle privilégiée; collectionner reste son passe-temps favori. D’ailleurs, il a toujours assimilé son travail où le plaisir de découvrir et l’amour de l’art occupent une place prépondérante, à des vacances.
Son arrivée à Marrakech ne le coupera pas du reste du monde. Il est ainsi membre actif de l‘Association d’Evaluation des œuvres d’Art, islamiques, pharaoniques et gréco-romaines, de la «Appraisers Association of America, Inc. de New York, U.S.A.», et de la Société Française d’Egyptologie à Paris. Lucien Viola a vu une importante pièce de sa collection égyptienne achetée par la Société des Amis du Louvre, pièce assortie d’un don d’égale valeur. Il est ainsi donateur au Musée du Louvre à Paris comme au Musée de Boston, aux Etats-Unis.
En novembre 2007, c’est l’ouverture de la Galerie Rê.
«L’objectif de la galerie est clair : promouvoir le meilleur de la jeune peinture marocaine au Maroc et à l’étranger, et exposer des peintres étrangers au Maroc dans une dynamique d’échange fécond entre l’Europe et le Maghreb, tout en participant, à terme, aux grands rendez-vous de l’art international que sont les salons».
Des idées, Lucien en a plein la tête. Si la décision lui revenait, il subventionnerait des espaces pour de jeunes artistes marocains sous forme de biennales de rencontres et de salons internationaux. Répondre au besoin d’un Maroc contemporain du XXIème siècle, qui se veut prêt à une ouverture sur le monde, pour la pérennité de l’art marocain. Animé par ce désir de ne jamais rien faire comme les autres, mais réussir, il s’est résolument mis au service de l’art.
Perfectionniste et quelque peu impatient, ses craintes et problèmes, il les confronte. Vivace et dynamique, Lucien Viola veut faire connaître les bons et vrais jeunes artistes d’art contemporain au Maroc et «non pas les plus populaires ou les plus connus, pour les représenter ici comme à l’étranger. Ouvrir à Marrakech un musée aux normes internationales en exposant ma collection d’art du Maroc que je constitue depuis une quinzaine d’années».
Ce père de famille courageux a tout de même peur des seringues. «Ma plus grande peur dans la vie ? La vue d’une seringue», lance-t-il de sa voix enjouée. Car au fond, il est resté un grand enfant émerveillé par les BD de Tintin et les couleurs. D’ailleurs, sa couleur préférée n’est autre que le lapis-lazuli, une couleur qui renvoie à l’Egypte antique et à son patrimoine millénaire.
Historien d’art, Lucien est doublé d’un lecteur assidu de Proust, d’Oscar Wilde, Thomas Stearns Eliot … Il est également passionné de musique classique, de l’opéra au jazz sans oublier les Beatles. Disons que ses préférences musicales restent très hétérogènes et qu’il n’éprouve aucune gêne de passer d’un genre musical à un autre. Ainsi, telle une toile, Lucien Viola est à la fois plusieurs couleurs et plusieurs tons.
Si l’amitié occupe une place privilégiée dans sa vie, Lucien Viola n’apprécie pas les personnes arrogantes. Il est d’ailleurs très accessible, chaleureux et aime entretenir des contacts avec son entourage.
Questionné à son propos, un artiste peintre estime que Lucien Viola est un homme d’échange et de partage d’idées. «Généreux, il veut donner ce qu’il peut pour être au service de la cause en laquelle il croit», témoigne-t-on à son propos.
Sportif également, Lucien pratique de temps en temps du tennis et, surtout, du ping-pong avec son fils Philippe. «Le sport m’apporte un bien-être et un esprit compétitif».
Cette compétition qui le pousse chaque jour un peu plus vers sa destinée !
L’art ne s’arrête pas aux expositions, mais également dans sa manière d’être et de vivre. Hospitalier, il ne cesse d’inviter tout le monde à venir à Marrakech.
Evoluant dans l’univers magique des arts, Lucien Viola est devenu une figure incontournable de la vie des arts à Marrakech. Une ville où il perpétue une tradition familiale !


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