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Guide pratique
Publié dans Finances news le 22 - 12 - 2001

Une transaction en Bourse passe d'abord par la passation d'un ordre à l'intermédiaire pour le charger d'exécuter une opération d'achat ou de vente. Toutefois, le caractère décisif d'une telle opération, puisqu'elle peut être à l'origine de gains ou de pe
Au Maroc, la transmission des ordres en bourse a connu un bouleversement majeur. D'un ordre manuscrit, aujourd'hui il y a même possibilité d'exécuter directement un ordre en bourse via Internet…
Où vous adresser ?
Il faut au préalable être titulaire d'un compte dans un établissement habilité : banque, société de Bourse, société de gestion de portefeuilles agréés auprès du CDVM. C'est l'intermédiaire qui se charge de l'exécution de l'ordre, ainsi que de la tenue du compte, de l'encaissement des coupons et de l'envoi d'un avis d'opéré stipulant l'exécution de l'ordre de Bourse. En fin d'année, c'est également lui qui adresse à chacun de ses clients les formulaires fiscaux nécessaires aux déclarations de plus-values et de revenus sur les dividendes perçus.
Comment libeller un ordre ?
L'ordre peut être passé par écrit, par téléphone ou télécopie ou via Internet. Tout ordre, quel qu'en soit le support, doit contenir les mentions suivantes :
• Mentions obligatoires :
- le nom ou la raison sociale du client ;
- la valeur sur laquelle porte la négociation ;
- le sens de l'opération (achat ou vente) ;
- la quantité de titres ;
- le prix (prix du marché ou prix fixé) ;
- la date de l'ordre.
• Mentions facultatives :
- le numéro de compte titres et/ou espèces du client ainsi que les références de son dépositaire ;
- la dénomination du marché.
A défaut de préciser la dénomination du marché sur l'ordre, celui-ci sera exécuté sur le marché central, sauf disposition conventionnelle contraire ;
- la durée de validité de l'ordre ;
A défaut de préciser la durée de validité de l'ordre, celui-ci est réputé valable 30 jours calendaires, à compter de la date de transmission dudit ordre à la Bourse des valeurs ;
- le prix d'acquisition des titres, dans le cas des ordres de cession.
- Sur instruction du client, la société de bourse a la possibilité d'exécuter un ordre à son entière discrétion. Elle procède, le cas échéant, à la fragmentation de la quantité ordonnée ou à la fixation des limites de prix pour chaque fragment d'ordre. L'ordre doit contenir la mention complémentaire suivante : ordre à exécuter à la discrétion de la société de bourse.
- le nombre de titres et le numéro du compte concerné.
Privilégier l'ordre à cours limité
S'il n'y a pas de mention de cours, l'ordre est exécuté «à tout prix» ou encore «au prix du marché». Cette procédure ne signifie malheureusement pas « au mieux des intérêts du client », car il peut être passé en cours de séance à n'importe quel prix. Il est donc toujours préférable de préciser un cours limite, c'est-à-dire un prix maximum à l'achat et un prix minimum à la vente. La validité de l'ordre dans le temps doit être également précisée. L'«ordre jour» signifie qu'il n'est valable que pour une seule séance. On peut aussi passer un « ordre à révocation » qui reste valable jusqu'à la fin du mois civil pour les opérations réalisées au comptant. L'ordre peut, bien sûr, être révoqué à tout moment. On peut aussi fixer une date précise d'exécution.
Combien coûte un ordre de bourse ?
Les tarifs de courtage sont libres. Les écarts existant entre les différents intermédiaires sont relativement importants et varient de 0,3 à 1,2% en moyenne (hors TVA).
Attention : dans la pratique, les prix dépendent de la quantité de titres vendus ou demandés.
Il existe également presque toujours un courtage minimum pour les petits ordres. Les courtages sont enfin frappés d'un impôt de Bourse de 0,14% du montant de la transaction.
Différence avec l'ordre au prix du marché
Les ordres «au prix du marché» sont des ordres sans limites de prix. Mais leur mode de gestion les transforme automatiquement en ordres à cours limité :
- au cours d'ouverture, s'ils sont présentés sur le marché avant l'ouverture de la séance ;
- au prix de la meilleure demande (ou de la meilleure offre) existant sur le marché dans le cas d'un ordre de vente (où d'un ordre d'achat), s'ils sont présentés en cours de séance.
En cas d'exécution partielle, l'ordre passé conserve cette limite de prix. L'ordre «à tout prix», lui, est prioritaire.
Comment est-il exécuté ?
A l'ouverture, les ordres «à tout prix», les ordres d'achat limités à un prix supérieur, ainsi que les ordres de vente limités à un prix inférieur au cours théorique d'ouverture sont traités en priorité, puisqu'ils doivent faire l'objet d'une exécution totale. Dans le cas où les ordres «à tout prix» ne sont pas intégralement servis, la valeur est réservée (à la hausse ou à la baisse). Les cotations reprennent ensuite selon les règles usuelles.
En cours de séance, un ordre «à tout prix» vient servir autant de limites que nécessaire sur la feuille de marché, jusqu'à l'exécution de la quantité spécifiée. Le cas échéant, il pourra donc être exécuté consécutivement à des niveaux de prix différents. Le cours de la transaction figurant sur l'avis d'opéré pourra donc être une moyenne qui ne correspond pas nécessairement à un cours coté.
Les précautions à prendre
L'investisseur ne maîtrise pas le prix moyen d'exécution de son ordre. De plus, cet ordre comporte un risque au niveau du prix d'exécution. En effet, en cas de non-exécution immédiate (lorsque le titre est réservé à la hausse ou à la baisse), le client sera exécuté à un cours ultérieur qui peut être très décalé par rapport au moment de passation de son ordre, surtout si l'ordre est «à révocation» et qu'il s'agit d'une valeur peu liquide. Cet ordre ne doit donc être utilisé qu'avec une validité «jour» et uniquement pour les valeurs liquides après consultation du carnet d'ordres.
Passer ses ordres sur Internet
Comment procéder ?
Sous d'autres cieux, un certain nombre de banques et de sociétés de Bourse permettent aux investisseurs de passer directement leurs ordres via Internet. Avant d'ouvrir un compte, l'internaute peut comparer les tarifs proposés par les différents intermédiaires. Les formalités d'inscription peuvent être effectuées directement sur le site. Une fois les dépôts de fonds nécessaires accomplis, il peut accéder à son compte en toute sécurité à l'aide d'un identifiant (nom et prénom ou pseudonyme) et d'un mot de passe. Toutes les informations utiles avant de passer un ordre, notamment l'état du marché (le carnet d'ordres), sont consultables à l'écran. La passation de l'ordre nécessite simplement d'entrer le nom de la valeur ou son code Sicovam, le nombre de titres achetés ou vendus, le type d'ordre (au prix du marché, à cours limité…) et sa validité (valable jour ou à révocation).
Avantages pour l'investisseur individuel : la maîtrise de la transmission de son ordre, un délai d'exécution très court, un coût moins élevé qu'avec un intermédiaire classique et la possibilité d'accéder en temps réel aux informations et aux outils d'aide à la décision diffusés par son intermédiaire.
A quel prix ?
L'arrivée progressive des discount brokers, qui pratiquent souvent des tarifs deux fois inférieurs à ceux des intermédiaires classiques, et le passage direct des ordres sur Internet ont entraîné une baisse importante des tarifs d'intermédiation. Deux types de tarification s'affrontent.
D'un côté, le forfait, un tarif unique quels que soient le nombre de titres traités et le montant de la transaction. De l'autre, un pourcentage dégressif appliqué au montant de la transaction, généralement assorti d'un prix minimal.
La sécurité est-elle garantie ?
Avant de se lancer, plusieurs points sensibles sont à vérifier :
- le courtier en ligne doit avoir reçu l'agrément des autorités de contrôle du marché des capitaux.
- la sécurité des dépôts doit être garantie. Les courtiers filiales de grands établissements financiers ne posent pas de problème. Pas d'inquiétude non plus avec les intermédiaires indépendants, qui ne sont pas directement dépositaires des fonds déposés par leurs clients, ce soin étant réservé à une grande banque ;
- les transactions doivent être sécurisées. Les ordres et les courriers électroniques comportant numéro de compte ou code d'accès doivent être cryptés, pour éviter d'être interceptés. Afin de ne pas prendre le risque de voir leur compte vidé par un pirate informatique ; les investisseurs les plus prudents éviteront les virements de fonds par Internet, se contentant d'utiliser le réseau uniquement pour effectuer des transactions.
Au Maroc, ce mode de courtage « en ligne » n'a pas encore connu son plein essor.
En effet, peu de banques disposent de ce service qui n'est toujours pas opérationnel ; sa fonction est limitée à la collecte des ordres.
Toutefois, Finaccess a lancé la semaine dernière, pour la première fois au Maroc, un service de Bourse on line qui permettra une parfaite simultanéité de passation et d'exécution des ordres.
Ce nouvel instrument est en mesure d'accroître la transparence de la place.


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