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Bourse : «No, we can’t» !
Publié dans Finances news le 20 - 11 - 2008

Maintenant que le verdict du CDVM est tombé (voir page 6), ceux qui avaient d’emblée imputé la paternité de la débâcle boursière des 15 et 16 septembre derniers à Boursomaroc ont certainement l’impression d’avoir ingurgité un jus de chaussettes. Ils doivent se sentir tout petits et bien mal dans leur peau, vu que Ghali Sanhaji, le jeune patron du site de rediffusion d’informations boursières, a été blanchi par le gendarme du marché. Ils se reconnaîtront.
Mais, à n’en pas douter, ce n’est pas le seul fait que nous retiendrons des décisions émanant du dernier Conseil d’Administration du CDVM. On peut, en effet, comprendre l’indignation et l’incompréhension des observateurs avertis et des esprits rebelles quand la seule «sanction» notifiée se limite à une proposition faite au ministère de tutelle de virer les membres du Directoire de la société gestionnaire.
Il aurait été permis d’en rire si la situation n’était pas assez grave. Car c’est drôle de constater que cette sanction s’arrête (fort bizarrement) aux portes du Conseil de Surveillance ; cet organe non-exécutif chargé de veiller au bon fonctionnement de la Bourse de Casablanca et d’assurer le contrôle de la gestion du Directoire. Alors, s’il y a manquement, le Directoire doit-il être le seul à être tenu pour responsable ? On en doute. Même si l’on ne peut s’en étonner. Il n’y avait, en effet, que les gens crédules pour croire que le «verdict» dans cette affaire ne serait point partiel, encore moins partial. Cela, au regard des témoignages forts mais ridicules que nous renvoie l’histoire récente du marché boursier en matière de sanctions. Mais également, eu égard à la composition même du Conseil de Surveillance : des sociétés de Bourse pour l’essentiel, lesquelles s’érigent en juge et partie. Elles qui sont citées dans les plus gros scandales financiers du marché. Elles qui sont les caudataires des sociétés émettrices clientes. Elles qui se livrent à une guerre des tranchées par études (commandées) interposées. Elles où officient certains analystes porteurs d’eau contraints de se soumettre au desiderata de la banque d’affaires qui les emploie, au détriment de l’éthique et de la déontologie qui devaient être leur. Elles qui prennent les boursicoteurs et la place en otage pour servir leurs intérêts mercantiles.
Pour ma part, je ne me suis guère surpris, contrairement à beaucoup d’observateurs, à m’interroger sur le sens de la belle littérature servie à l’opinion publique à l’issue du CA du CDVM. Je m’y attendais. Quand bien même je croyais à un miracle ; car nous avions l’occasion historique de faire une fois pour toute le ménage sur la place boursière. Je me rends maintenant compte que «No, we can’t». Nous n’avons pas le courage d’avancer. Mais plutôt d’entretenir les privilèges d’une minorité qui use d’intrigues et d’artifices douteux pour polluer l’espace boursier.
Nous avons trouvé, là, un raccourci formidable pour achever le processus de décrédibilisation du marché boursier. Il fallait le faire ! Il fallait effectivement avoir le courage de cautionner la corruption de la volonté populaire de faire de la Bourse de Casablanca un sanctuaire débarrassé des miasmes du brigandage financier.
C’est dommage. Vraiment dommage de constater que «No, we can’t».


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