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Développement urbain : Cherche orientation désespérément
Publié dans Finances news le 29 - 01 - 2009

* Les villes doivent être des pôles de production et non uniquement des lieux de consommation.
* Compétitivité, écologie et cohésion sociale sont des défis auxquels doit répondre la stratégie nationale du développement urbain.
* Le développement des villes est une urgence vu que la population urbaine continuera d’augmenter jusqu’à atteindre, vers les années 2060, les 3/4 de la population totale du Maroc.
La ville marocaine pose problème. Certes, les autorités locales essayent de réduire sa portée à travers des actions réparatrices comme le programme «ville sans bidonville», ou encore la mise à niveau des villes… Mais, le problème persiste.
Aujourd’hui, le Maroc est décidé à prendre le taureau par les cornes. Et c’est là l’objet du Forum sur le Développement Urbain qui a entamé la mise en débat des pistes proposées par le cadre d’orientation pour une Stratégie Nationale de Développement Urbain. Un forum qui donne suite aux orientations de Sa Majesté dans son discours historique du 12 décembre 2006 à Agadir, lors de la première rencontre des collectivités locales et dans le discours du Trône du 30 juillet 2007.
Ladite stratégie a, par la même occasion, été dévoilée et met en exergue cette réalité qui veut qu’aujourd’hui les villes au Maroc sont plus perçues comme un lieu de consommation que comme un facteur de production qui doit contribuer, en plus du bien-être des citadins, à la croissance économique du pays.
Une réalité appelée à changer pour faire des villes marocaines des pôles de développement économique. Dans ce sens, l’action publique est appelée à changer !
Le Forum a été l’occasion de débattre de diverses questions : financières, réglementaires et institutionnelles à même d’apporter des réponses aux contraintes et aux défis de développement des villes. La formation également des élus et autres acteurs publics se pose comme une évidence.
Trois défis majeurs ont été identifiés. Le premier n’est autre que la compétitivité des villes. En effet, l’ouverture croissante de l’économie est à la fois une menace et une opportunité pour les entreprises. Menace de disparition pour celles qui ne pourront pas supporter la concurrence, opportunité d’élargir les marchés pour celles qui seront compétitives aussi bien sur les marchés extérieurs qu’à l’intérieur du Royaume. L’évolution est semblable pour les villes : celles qui seront à même d’offrir des conditions de vie et de facteurs favorables à l’activité, ont des perspectives de croissance. Les autres risquent d’être marginalisées. Il est donc important d’intégrer la notion de compétitivité territoriale au sein des stratégies urbaines, à tous les niveaux. Dans ce processus économique irréversible, les villes de l’aire métropolitaine centrale, s’étendant sur l’axe allant de Kénitra à El Jadida, ont un rôle particulier à jouer. C’est, en effet, par elles que le Maroc pourra s’introduire dans les grands réseaux de création de valeur. Pour cela, il faut que cette aire métropolitaine soit compétitive par rapport aux autres grandes métropoles du bassin euro-méditerranéen, ce qui est encore loin d’être le cas.
D’autres villes ont réussi, au cours des deux dernières décennies (ou se sont engagées dans un processus visant à opérer cette transition du statut de villes «régionales» à celui de métropoles (par exemple Séville, Barcelone, Bilbao, Valence, etc.).
Les villes marocaines ont aussi développé (ou sont en train de développer) des tentatives pour améliorer leur attractivité et leur compétitivité (Bouregreg, Anfa, Tanger City Center, mais aussi Casashore, Rabat Technopolis, etc.). Toutefois, on a le sentiment que ces efforts isolés de leur contexte restent relativement peu efficaces et ne parviennent que lentement à valoriser l’image de la métropole marocaine. Le deuxième défi, cette fois écologique, est également à prendre en considération. Enfin, la question de la cohésion sociale s’est posée avec acuité : comment les villes peuvent-elles développer des stratégies pour anticiper sur les changements sociétaux et les accompagner en évitant les tensions excessives et les ruptures ?
En effet, plus de 3 millions d'urbains vivent en dessous du seuil de pauvreté ou en situation de vulnérabilité. Durant les 15 prochaines années, les villes sont appelées à créer annuellement plus de 250.000 emplois. Actuellement, plus d'un million d'actifs urbains sont au chômage et si rien n'est fait, les villes pourraient devenir un lieu de concentration des risques sociaux.
Les recommandations du Forum doivent être mises en application dans les plus brefs délais dans la mesure où la population urbaine continuerait d’augmenter jusqu’à atteindre, vers les années 2060, les 3/4 de la population totale du Maroc. Comme réponse aux défis urbains, les intervenants sont unanimes quant au fait que la construction de démarches stratégiques partagées au niveau local ne seront cependant crédibles et efficaces que si elles sont impulsées, encadrées et accompagnées au niveau national.


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