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Entretien : «Le secteur avicole a besoin d’un système de régulation»
Publié dans Finances news le 30 - 04 - 2009

* Le secteur avicole, malgré son développement considérable depuis deux décennies, demeure néanmoins fragile et déstructuré.
* L’absence d’intégration verticale entre les différents maillons (accouvage, élevage) rend inefficaces ses capacités de régulation. Ainsi, le secteur est connu pour les fluctuations amplifiées et en dents de scie de sa production, et par conséquent, de ses prix.
* Tour d’horizon avec Ahmed Addioui, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APV).
- Finances News Hebdo :Quel a été l’impact de la dernière grève des transports sur votre activité ?
- Ahmed Addioui : L’impact de la grève est important mais on n’a pas encore de chiffres exacts. Les producteurs font d’habitude des stocks d’aliments mais la grève a tellement duré (près de 10 jours), à tel point qu’une majorité d’éleveurs a commencé à sentir son effet, et cela est valable pour toutes les régions. Dans certaines zones, des convois d’aliments ont été escortés par les forces de l’ordre. Dans l’Oriental, les producteurs qui étaient à court d’approvisionnement, ont opté pour les pick-up et les véhicules utilitaires de moins de 2 tonnes pour se ravitailler.
- F. N. H. : Est-ce que cela explique la hausse des prix des produits avicoles ?
- A. A. : L’effet de la grève est limité sur les prix. Il y a 4 ou 5 mois, il y a eu une surproduction de poussins. Les accouveurs ont bradé le poussin de 50 centimes à 1 DH. Les éleveurs ont vendu pendant un long moment à perte (7 à 8 DH). Ce qui les a dissuadés de mettre en élevage d’autres lots ou, au moins, de les reporter. Ayant été contraints désormais de brader leurs poussins, les accouveurs ont réagi en réduisant la production. Cela a logiquement entraîné un redressement des cours du poulet, observé à partir du début du mois de mars. Pour profiter de ce redressement de conjoncture, et comme toujours, les éleveurs ont massivement décidé de reprendre leurs activités ; ce qui a provoqué une forte demande en poussins et un renchérissement de leur prix. Le problème de l’aviculture marocaine est un problème de régulation.
- F. N. H. : N’y a-t-il donc pas un mécanisme de régulation ?
- A. A. : La régulation peut se faire soit au niveau des éleveurs, soit au niveau des accouveurs. Comme on est 6.200 éleveurs on ne peut se mettre d’accord sur une stratégie. En tant qu’APV, nous avons demandé à maintes reprises à l’ANAM (Association Nationale des Accouveurs Marocains) sous l’égide de la FISA, la mise en place d’un système de régulation pour surveiller l’évolution de l’offre et de la demande du marché ainsi que la mise en place de mécanismes de régulation de la production. Après plusieurs rounds de négociations, aucune de nos propositions n’a été retenue par l’ANAM. Le fait que les opérateurs en accouvage soient beaucoup moins nombreux (une quarantaine) ne les a pas incités à opter pour une méthode de régulation au sein de leur association.
- F. N. H. : Quel est alors l’effet de ce manque de régulation ?
- A. A. : Il y a des pertes énormes pour tous : aussi bien pour les accouveurs, les éleveurs, pour le consommateur que pour l’Etat.
Les actions de réduction de la production de poussins, soit en réformant précocement les troupeaux de reproducteurs , soit en détruisant des poussins ou des œufs à couver, de même que la vente de poulets en dessous du prix de revient, sont excessivement coûteuses pour le pays en terme de devises dont-il a tant besoin (parentaux et matières premières importés et payés en devises)
Pour le consommateur, le fait de payer à certains moments le poulet entre 18 et 20 DH le kg, faute de production suffisante, constitue une perte de son revenu parfaitement évitable avec une meilleure adaptation de l’offre à la demande.
- F. N. H. : Qu’est-ce que vous proposez ?
- A. A. : Notre association a fait des recommandations à l’administration. Les accouveurs ont des agréments et sont tenus par un cahier des charges. C’est au niveau de l’importation qu’il faut réguler le nombre de reproducteurs dont le pays a besoin. Une régulation permettra une fourchette des prix à la consommation entre 13 et 14 DH/kg, alors que parfois le poulet est payé tantôt à plus de 18 DH/kg et tantôt à moins de 8 DH le Kg. Ce qui est inacceptable. !
Le développement serein de la filière avicole ne peut se faire avec les fluctuations actuelles des prix et de la production de poussins. En effet, pendant plusieurs mois, le poussin a été bradé à moins de 1 DH l’unité voire détruit, alors que depuis le début de mars 2009, le prix de ce même poussin a atteint le sommet de 5,00 DH départ couvoir jusqu’à 6,50 DH chez le revendeur. Cette situation ne peut perdurer indéfiniment sans conséquences négatives sur le développement de la filière tel que planifié dans le plan national de développement de l’agriculture (Maroc Vert).
Les droits de douane (34%) trop élevés n’ont aucune raison de continuer à exister étant donné que les unités d’élevage en exercice sont agréées au même titre que les élevages de dinde et de reproducteurs qui paient pour leurs importations 2,5% de droits de douane.
Je voudrais enfin signaler que l’importation de poussins d’un jour ne devra pas constituer une menace pour le secteur d’accouvage national, bien au contraire, elle permettra de satisfaire des demandes élevées mais ponctuelles en poussins (saison estivale) qui ne nécessitent pas d’extensions inutiles de la production locale.


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